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Façade du GTG

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GTG

Le Grand Théâtre

Le Grand Théâtre de Genève est la plus grande structure artistique de Suisse romande. La scène de Neuve accueille des productions d’art lyrique et chorégraphiques selon le modèle de stagione (saison) et non de répertoire. Se tiennent également des représentations de concerts et de récitals. L’ensemble de la programmation assure au Grand Théâtre un retentissement au niveau suisse et international. La maison d’opéra compte plusieurs équipes, réparties entre métiers artistiques, techniques (en ateliers ou sur le plateau) et administratifs. Chacun des quelques 350 collaboratrices et collaborateurs du Grand Théâtre et chacune de leurs fonctions sont indispensables à la création et à la réussite de ses projets artistiques destinés aux publics.

LE BÂTIMENT
Dessiné par Jacques-Elisée Goss sur un dessin d’Henri Sylvestre, le Grand Théâtre de Genève a ouvert ses portes en 1879, dans un bâtiment de style Beaux­Arts et Second Empire, avec une salle en fer à cheval. En 1951, il est frappé par un terrible incendie, durant une répétition de La Walkyrie de Wagner : salle, cage de scène, toitures sont détruites. Il rouvre en 1962 sur un projet de Charles Schopfer, Marco Zavelani­Rossi et Jacek Stryjenski (ce dernier ayant conçu l’immense plafond en voie lactée baptisé Alto). Les foyers et espaces d’apparat sont alors restaurés à la va-vite. La cage de scène est modernisée en 1997 et les ponts de scène en 2006. Entre 2016 et 2019, le Grand Théâtre est fermé pour rénovation et l’activité se tient à l’Opéra des Nations. Le site de Neuve connaît une rénovation architecturale (nouvelles salles de répétitions et vestiaires au sous-sol, salle de réunions sous la toiture), sécuritaire (remise aux normes de confort et d’incendie) et patrimoniale. Les foyers et les halls sont restaurés, les tapisseries recousues, les marbres et faux-marbres détruits sont reconstitués et les parquets recréés. Plusieurs interventions contemporaines sont installées, comme les comptoirs d’accueil, le bar de l’amphithéâtre recouvert d’une voie lactée et celui du sous-sol. Le bâtiment a rouvert le 12 février 2019 avec Das Rheingold de Wagner ainsi qu’une journée portes ouvertes et un mapping sur la place de Neuve le 23 mars 2019 ayant attiré 14’000 personnes.

Ateliers

Les Ateliers

Sans les compétences et les outils des ateliers du Grand Théâtre de Genève, il ne pourrait y avoir de costumes, d’accessoires, de mobilier ou de chaussures pour les productions. Depuis 1996, ces ateliers se divisent en trois catégories : les décors, les accessoires et les costumes, regroupant des métiers aussi divers que menuisiers, serruriers, peintres décorateurs, tapissiers­accessoiristes, costumiers, couturiers, tailleurs, décorateurs, accessoiristes costumes et cordonniers. Les talents des collaboratrices et collaborateurs sont reconnus par l’Association Suisse des Métiers d’Art. Les équipes sont réparties sur trois sites, à Sainte­Clotilde, Michel­Simon et Verntissa. Certains ateliers sont ouverts au public une ou plusieurs fois par année.

Ballet

Le Ballet

En 1962, le Grand Théâtre de Genève se dote d’une compagnie de ballet permanente, composée de 22 artistes et qui propose deux créations chorégraphiques originales par saison. Collaborant avec des chorégraphes de renommée internationale, sous la direction de Philippe Cohen, il se construit, au fil des spectacles, une réputation mondiale. Aujourd’hui, si les premières ont toujours lieu à Genève, les spectacles sont fréquemment présentés hors des frontières helvétiques (France, Italie, États­Unis, Russie, Australie, Chine, Brésil, Afrique du Sud, etc.).

Chœur

Le Chœur

Fondé également en 1962, le Chœur du Grand Théâtre de Genève se compose de plus de quarante chanteuses et chanteurs professionnel­le­s de toutes nationalités, auxquels s’ajoutent, selon les besoins de la programmation, des choristes complémentaires. Ils participent chaque saison aux productions lyriques du Grand Théâtre sous la direction d’Alan Woodbridge.

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Grand Théâtre de Genève · Intropéra – Le Messie

Philharmonia Chor Wien

Fondé en 2002 à l’initiative de Gérard Mortier, il s’est d’abord présenté sous des noms spécifiques à des projets avant de devenir un chœur indépendant sous le nom de Philharmonia Chor Wien en 2006. Au cours de ses premières années, le chœur s’est produit sous la direction de chefs tels que Claudio Abbado, Marc Minkowski et Kent Nagano à Baden-Baden, à la Ruhrtriennale, au festival de musique de Brême et à Reggio Emilia et Ferrare dans des productions telles que Die Zauberflöte, Don Giovanni, Tannhäuser, Parsifal, L’Arlésienne et Unter Eis de Jörn Arnecke. Ils ont ensuite chanté dans Der Rosenkavalier et Elektra sous la direction de Christian Thielemann, Mefistofele sous la direction de Stefan Soltesz, Manon Lescaut, Tristan und Isolde, Tosca et Parsifal sous la direction de Simon Rattle et, en 2019, dans Otello sous la direction de Zubin Mehta. À la Pentecôte 2010, le chœur a fait ses débuts au Festival de Salzbourg dans Betulia liberata de Mozart sous la direction de Riccardo Muti. Par la suite, ils se sont produits régulièrement au Festival de Salzbourg : dans I Due Figaro de Mercadante en 2011, dans Falstaff et Don Giovanni sous la direction de Christoph Eschenbach et Alain Altinoglu en 2013 et dans L’Italiana in Algeri en 2018. Leurs projets les plus récents comprennent la première mondiale de Der Mieter d’Arnulf Herrmann à l’Opéra de Francfort et une série de représentations de Die Zauberflöte dans les carrières romaines de St. Margarethen. Le Philharmonia Chor Wien est également très demandé en tant que chœur de concert sous la direction de son fondateur, Walter Zeh.

Les Musiciens du Louvre

L’ensemble Les Musiciens du Louvre été fondé en 1982 par Marc Minkowski et se consacre depuis lors à faire revivre l’interprétation de la musique baroque, classique et romantique sur instruments historiques. Au cours des trente dernières années, Les Musiciens du Louvre ont été reconnus pour leurs interprétations de Haendel, Purcell et Rameau, ainsi que de Haydn et Mozart et, plus récemment, de Bach et Schubert. Un autre accent est mis sur la musique française du XIXe siècle, comme Les Nuits d’été et Harold en Italie de Berlioz, L’Arlésienne de Bizet et Cendrillon de Massenet. Parmi leurs succès récents dans le domaine de l’opéra, citons Le Bourgeois gentilhomme (Montpellier, Versailles, Pau), Orfeo ed Euridice (Salzbourg, Paris, Grenoble), Les Contes d’Hoffmann (Baden-Baden, Brême), La Périchole (Bordeaux), Le Nozze di Figaro (Vienne, Versailles), Don Giovanni (Versailles), Così fan tutte (Versailles), Alceste (Paris) et Der fliegende Holländer (Versailles, Grenoble, Vienne). Cette saison, sous la direction de Marc Minkowski, ils interpréteront La Périchole d’Offenbach, Ariodante de Haendel et Mitridate de Mozart, tandis que les représentations de musique sacrée entraîneront l’ensemble dans une tournée européenne et à Grenoble. Leur dernier enregistrement, La Périchole, sera suivi au printemps 2020 par un enregistrement de la Grande Messe en do mineur de Mozart. Entre 2007 et 2017, Les Musiciens du Louvre se sont produits chaque année à la Semaine Mozart de Salzbourg.

Violons 1
Stéphane Rougier, Claire Sottovia, Alexandrine Caravassilis, Mario Konaka, Martin Hebr, Heide Sibley, Laurent Lagresle, Paula Waisman, Bérénice Lavigne

Violons 2
Nicolas Mazzoleni, Pablo Gutiérrez Ruiz, Neza Klinar, Alexandra Delcroix Vulcan, Cora Stiehler Chiose, Koji Yoda, Cécile Mille

Altos
David Glidden, Joël Oechslin, Sabrina Chauris, Silvia Hagen

Violoncelles
Alma Hernan, Pierre Charles, Vérène Westphal, Aude Vanackère

Contrebasses
Christian Staude, Gautier Blondel, Clotilde Guyon

Flûtes
Annie Laflamme, Giulia Barbini

Hautbois
Andrea Mion, Yanina Yacubsohn

Clarinettes
Isaac Rodriguez, François Miquel

Bassons
Jani Sunnarborg, David Douçot

Cors
Gilbert Cami Farras, Camille Lebrequier

Trompettes
Emmanuel Mure, Philippe Genestier

Trombones
Hamid Medjebeur, Nicolas Grassart, Guy Genestier

Timbales
David Dewaste

Pianoforte
Francesco Corti

Max Harris

Un vieillard

L’acteur italo-américain Max Harris, encouragé par son épouse, n’a découvert ses qualités d’interprète insoupçonnées, qu’après avoir pris sa retraite après une longue carrière internationale de technicien et de programmeur. Outre sa participation à des publicités commerciales, il a repris divers rôles muets dans des opéras tels que Fidelio, Otello, Falstaff et Il Trionfo del Tempo e del Disinganno à La Scala de Milan. En 2018, Robert Wilson l’invite à jouer le rôle d’un vieil homme dans sa production de Il Trovatore de Verdi à Parme (2019 également au Teatro Comunale de Bologne). La mise en scène du Messie par Wilson a marqué son début au Festival de Salzbourg.

Alexis Fousekis

Danseur

Le danseur et interprète Alexis Fousekis est originaire d’Athènes, en Grèce, où il a étudié la danse contemporaine à l’École nationale de danse. À la fin de ses études, il a obtenu une bourse pour la Martha Graham School à New York. Il a travaillé avec Robert Wilson dans Oedipus Rex, avec Dionisis Savvopoulos et Ermis Malkotsis dans Plutus, avec Konstantinos Rigos dans Arcadia, avec Giannis Antoniou dans Memoirs of a Sailor, une production de l’Opéra national du Koweït, et avec Athanasia Kanellopouloui dans Exodus.

Walter Zeh

Direction des Chœurs

Né à Vienne, où il a étudié au conservatoire et à la Haute école de musique et des arts du spectacle. Walter Zeh est entré à l’Opéra d’État de Vienne en 1970 et y a chanté pendant 32 ans. Il a été actif en tant que chanteur de lieder et de concert, tant dans son pays qu’à l’étranger. Depuis 2002, il travaille également comme chef de chœur indépendant, notamment pour le Festspielhaus Baden-Baden, le Théâtre des Champs-Élysées à Paris, la Ruhrtriennale, le Festival de Salzbourg, le Festival de musique de Brême, le Festival de Lucerne, le Teatro Real de Madrid, l’Opéra de Francfort, la salle de concert de Dortmund, le Festspielhaus St. Pölten.

Konrad Kuhn

Dramaturgie

Il a étudié l’art dramatique et la littérature comparée à Berlin. Après avoir travaillé comme dramaturge dans différents théâtres, dont le Burgtheater de Vienne, il s’est tourné vers le théâtre musical. De 1999 à 2003, il a été dramaturge et assistant personnel du directeur du Staatstheater am Gärtnerplatz de Munich. Il collaborae régulièrement avec Claus Guth. De 2009 à 2012, Konrad Kuhn a été dramaturge à l’Opéra de Zurich. Il a collaboré avec Robert Wilson sur de nombreuses productions. Konrad Kuhn est dramaturge à l’Opéra de Francfort depuis 2015. En 2019, il a travaillé sur la nouvelle production de Tannhäuser de Tobias Kratzer au Festival de Bayreuth.

Manu Halligan

Création maquillages et perruques

Née à Rostock en 1973, elle a longtemps participé au travail de Robert Wilson, d’abord comme maquilleuse sur de nombreuses productions telles que les Shakespeare’s Sonnets, Peter Pan, puis comme créatrice de maquillages. Parmi leurs collaborations, citons les Pushkin Fairy Tales au Théâtre des Nations de Moscou, Garrincha au Teatro Paulo Autran, Edda au Théâtre de Norvège à Oslo. Manu Halligan a également conçu le maquillage et les perruques pour la production de Peter Stein du Krapp’s Last Tape de Beckett, et collabore régulièrement avec le chanteur et acteur Tim Fischer. Elle a également travaillé sur diverses productions vidéo, notamment pour le groupe Rammstein, des comédies musicales, des événements tels que Die goldene Kamera, ainsi que sur des panneaux d’affichage et des campagnes publicitaires, en collaborant avec des photographes tels que Jim Rakete et Stefan Maria Rother.

Tomasz Jeziorski

Création vidéo

Né à Varsovie en 1986, il a étudié la réalisation de films et l’écriture de scénarios à l’Institut de culture polonaise de l’université de sa ville natale et à l’École nationale de cinéma à Łódź. Il a travaillé sur des émissions de télévision, des documentaires et des longs métrages. Son travail a été présenté dans des festivals internationaux de cinéma à Locarno, Vancouver, Madrid, Saint-Pétersbourg, Tampere, Vienne et Sibiu. Depuis 2011, il travaille comme vidéaste sur les productions de théâtre et d’opéra de Robert Wilson, notamment The Life and Death of Marina Abramović (2011) pour le Festival international de Manchester et Das Mädchen mit den Schwefelhölzern (2013) pour la Ruhrtriennnale. Il a également travaillé avec des artistes tels que Laurent Chétouane, Karoline Gruber, Tilman Hecker et Herbert Grönemeyer. En 2015, il a été finaliste du concours Papaya Young Directors et a travaillé au Watermill Center de New York dans le cadre de leur programme de résidence d’artistes.

John Torres

Collaborateur lumières

Le New-Yorkais John Torres conçoit des éclairages pour des productions de théâtre et de danse ainsi que pour la mode, le cinéma et la presse écrite. Il a collaboré avec Robert Wilson sur plusieurs productions, notamment Edda au Det Norske Teatret à Oslo, Cheek to Cheek Live! avec Tony Bennett et Lady Gaga pour PBS Great Performances, et Turandot au Teatro Real à Madrid. Ses récents projets d’opéra comprennent Tristan et Isolde à La Monnaie à Bruxelles et Atlas de Meredith Monk au Los Angeles Philharmonic. John Torres a été concepteur d’éclairage lors des tournées de Taylor Mac, Solange Knowles et Joni 75, et a éclairé les pièces de danse I’m going to toss my arms – if you catch them they’re yours et Rogues de Trisha Brown au Théâtre national de Chaillot à Paris et Available Light de Lucinda Childs au Walt Disney Concert Hall à Los Angeles.

Carlos Soto

Costumes

Carlos Soto collabore avec Robert Wilson en tant qu’interprète et créateur de costumes depuis 1997, travaillant sur des productions comme Adam’s Passion, Einstein on the Beach et The Life and Death of Marina Abramović. En tant que metteur en scène, il a dirigé des productions dans des lieux inhabituels, dont le Musée Guggenheim, le Kampnagel de Hambourg et le Palais de Tokyo, et il a été artiste en résidence au Willem de Kooning Studio, au Lower Manhattan Cultural Council, au New York Live Arts et au Watermill Center. Il a récemment conçu les costumes pour El Cimarrón de Hans Werner Henze, mis en scène par Zack Winokur et mettant en vedette le baryton- basse Davóne Tines, Perle Noire: Meditations for Joséphine avec la soprano Julia Bullock, et Oedipus Rex de Robert Wilson. En Allemagne, il a travaillé comme costumier sur UR de Sulayman al Bassam au Residenztheater de Munich.

Stephanie Engeln

Collaboratrice à la scénographie

Née à Düsseldorf, elle a fait des études de design d’intérieur et de design. Depuis 1985, elle a travaillé dans le monde entier dans de nombreuses disciplines créatives différentes, notamment la scène, les expositions, le design d’intérieur et le graphisme. Sa collaboration avec Robert Wilson a débuté en 1989 au Schauspiel Frankfurt avec King Lear. Parmi les nombreux projets de Robert Wilson, elle a travaillé à la scénographie de plusieurs de ses créations emblématiques, telles que Die Zauberflöte et Madama Butterfly à l’Opéra national de Paris ou Pelléas et Mélisande ainsi que Erwartung de Schoenberg et Le Château de Barbe- Bleue de Bartók, présentés au Festival de Salzbourg. En 2015, elle a travaillé à la scénographie de la production de La Traviata de Robert Wilson. En 2018, elle a créé avec Wilson une production de Turandot au Teatro Real Madrid, présentée également en 2019 à la Canadian Opera Company de Toronto.

Nicola Panzer

Co-metteure en scène

Elle a étudié la mise en scène du théâtre musical sous la direction de Götz Friedrich à la Haute école de musique et des arts du spectacle de Hambourg. Son travail artistique l’a conduite dans les maisons d’opéra de Barcelone, Tel Aviv, Tokyo, Los Angeles, Anvers, Thessalonique, São Paulo, Baden-Baden, à Covent Garden, au Théâtre du Châtelet, aux festivals de Salzbourg et Bayreuth. Sa mise en scène d’extraits du cycle Aus den sieben Tagen de Stockhausen a été invitée à la Biennale du théâtre de musique contemporaine de Munich. Parmi ses autres productions, citons The Tide de Boris Blacher à Hambourg, Riders to the Sea de Vaughan Williams et Die Entführung aus dem Serail à Francfort-sur-le- Main, Les Mamelles de Tirésias à Leipzig. Nicola Panzer travaille avec Robert Wilson depuis 1988 ; parmi ses dernières collaborations en tant que metteure en scène associée, on peut citer Macbeth, Pushkin Fairy Tales, Letter to a Man, La Traviata, Il Trovatore, Turandot et Otello.

José Coca Loza

Basse

Ses études ont conduit la basse José Coca Loza de son pays d’origine, la Bolivie, à la Haute école de musique de Bâle, en passant par les États-Unis. Son répertoire d’opéra comprend Alidoro dans La Cenerentola, Nettuno dans Il Ritorno d’Ulisse in patria de Monteverdi, Osmin dans Die Entführung aus dem Serail de Mozart, Beto dans Gianni Schicchi de Puccini, Sparafucile dans Rigoletto, le Vieux Serviteur dans Elektra et bien d’autres encore. Son activité de concertiste au vaste répertoire l’a amené à se produire dans les grandes salles de concert et les opéras d’Europe. Il a joué aux côtés d’artistes tels que Cecilia Bartoli, Andrea Marcon, Jean-Christophe Spinosi, Vesselina Kasarova, Daniela Dolci et Soyoung Sim. En plus de ses débuts à la Semaine Mozart de Salzbourg, la saison 2019-20 comprend le rôle de Mustafa dans L’Italiana in Algeri au Festival de Grenade et une tournée dans le rôle de Rocco dans Fidelio de Beethoven.

Stanislas de Barbeyrac

Ténor

Après avoir poursuivi ses études au conservatoire de musique de Bordeaux avec Lionel Sarazzin et être récompensé par de nombreuses distinctions, Stanislas de Barbeyrac est aujourd’hui l’un des ténors les plus prisés de sa génération. En 2014, il est d’ailleurs élu « Révélation artiste lyrique » aux Victoires de la musique et est depuis invité par les lieux les plus prestigieux. Il fait ses débuts remarqués au Festival d’Aix- en-Provence dans le rôle de Tamino, puis au Covent Garden en Arbace dans une nouvelle production d’Idomeneo ; il interprète aussi Narraboth (Salome) au Teatro municipal de São Paulo, et Pâris (La Belle Hélène) à l’Opéra d’Avignon. En 2015, il fait ses débuts au Festival de Salzbourg avec Davide Penitente, et retourne à l’Opéra national de Paris pour Admète (Alceste). Récemment, il chante le Chevalier de la Force (Dialogues des Carmélites) à La Monnaie de Bruxelles, au DNO d’Amsterdam et à l’Opéra d’État de Bavière à Munich.

Helena Rasker

Contralto

La contralto Helena Rasker est diplômée du Conservatoire royal de La Haye et puis de Tanglewood (USA). Ces dernières années, on a pu l’entendre dans des rôles d’opéras tels que Ramise dans Arminio de Haendel, sous la direction de Laurence Cummings, ou Erna dans la première mondiale de Georg Friedrich Haas Morgen und Abend (dir. Michael Boder). Elle chante aussi Into the little Hill de et sous la direction de Sir George Benjamin, avec l’Ensemble Modern, et la Diaconesse dans Le Roi Roger de Szymanowski avec l’Orchestra dell’Accademia Nazionale di Santa Cecilia et Sir Antonio Pappano. Avec Marc Minkowksi et Les musiciens du Louvre, elle a chanté le Requiem de Mozart, et, de Bach, l’oratorio de Noël et les Passions selon Saint Jean et Saint Matthieu. Elle chante la 8e Symphonie de Mahler avec le Netherlands Philharmonic Orchestra et Marc Albrecht, Die Weise von Liebe und Tod des Cornets Christoph Rilke de Frank Martin sous la baguette de Reinbert de Leeuw.

Elena Tsallagova

Soprano

Née à Vladikavkaz, Elena Tsallagova obtient une bourse pour entrer au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Elle chante ensuite au Théâtre Mariinsky et remporte le concours Rachmaninoff. En octobre 2006, elle devient membre du Programme des jeunes artistes de l’Opéra national de Paris, où elle interpréte des rôles comme Despina dans Così fan tutte et le rôle-titre dans La Petite Renarde rusée. De 2008 à 2010, elle est membre de l’ensemble de l’Opéra d’État de Bavière et puis, en 2013, rejoint la troupe du Deutsche Oper de Berlin, où elle interpréte Nanetta, Pamina, Micaela ou Gilda. La saison dernière, elle a fait ses débuts dans le rôle de Violetta et a chanté la Princesse dans une nouvelle production de Der Zwerg. Au cours de la saison 2018-19, elle fait ses débuts au DNO dans le rôle de Mélisande et chante Leïla dans Les Pêcheurs de perles. En 2019-20, elle chante Musetta à l’Opéra national de Paris, la Passion selon Saint Matthieu à Berlin et fait ses débuts à la Semaine Mozart de Salzbourg.

Marc Minkowski © Georges Gobet AFP

Marc Minkowski

Direction musicale

Acteur infatigable de la promotion de la musique classique à travers sa carrière passionnante de chef d’orchestre et d’administrateur artistique, Marc Minkowski est actuellement directeur général de l’Opéra national de Bordeaux. Nommé en 2016, il est étroitement associé à la Semaine Mozart du Festival de Salzbourg depuis 2007. Après s’y être produit pendant plusieurs années, il en est devenu le directeur artistique de 2013 à 2017. En 2017, il a reçu la médaille d’or Mozart de la Fondation du Mozarteum de Salzbourg. Il a ensuite pris le poste de conseiller artistique de l’orchestre de Kanazawa (Japon) en septembre 2018. Marc Minkowski a d’abord étudié le basson avant de se tourner vers la direction d’orchestre. En 1982, il fonde à Paris l’ensemble d’instruments d’époque Les Musiciens du Louvre, qui explore à la fois la musique baroque française et Haendel, avant d’étendre son répertoire à Mozart, Rossini, Offenbach, Bizet et Wagner. Marc Minkowski se produit régulièrement dans les opéras, festivals et salles de concert les plus réputés du monde – à Paris, Aix-en-Provence, Bruxelles, Berlin, Amsterdam, Vienne, Londres, Milan, San Francisco, Zurich, Venise et Moscou. Depuis 1997, il dirige au Festival de Salzbourg (Die Entführung aus dem Serail, Die Fledermaus, Mitridate, Così fan tutte et Idomeneo). Marc Minkowski est également très demandé sur la scène des concerts pour le répertoire symphonique classique et moderne. Parmi les points forts de la saison passée, citons Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach à l’Opéra national de Bordeaux et bien sûr Les Huguenots de Meyerbeer au Grand Théâtre de Genève.
Ses principaux projets à l’opéra de la saison 20/21 incluent Mitridate, rè di Ponto avec Les Musiciens du Louvre au Staatsoper de Berlin, dans une nouvelle production mise en scène par Satoshi Miyagi, et Carmen dans une mise en scène de Jean-François Sivadier à l’Opéra National de Bordeaux. En concert, il dirige les Berliner Philharmoniker, l’Orchestre de la radio de Vienne (RSO), l’Orchestre de la NDR Elb Philharmonie et du Liceu de Barcelone.

Robert Wilson

Mise en scène, scénographie, lumières

Robert Wilson est l’un des plus importants praticiens du théâtre contemporain dans le monde. Après avoir étudié l’architecture à Brooklyn et la peinture à Paris, Wilson a fondé le collectif de performance Byrd Hoffman School of Byrds à New York au milieu des années 1960. En 1976, en collaboration avec Philip Glass, il a créé Einstein on the Beach, œuvre invitée à se produire dans le monde entier. Robert Wilson a collaboré avec d’innombrables musiciens, écrivains et interprètes, dont Heiner Müller, Tom Waits, Susan Sontag, Laurie Anderson, William S. Burroughs, Lou Reed, Jessye Norman et Marina Abramović et a mis en scène de grands opéras et pièces de théâtre dans des lieux renommés en Europe. Son adaptation de Der Freischütz, The Black Rider, créée avec Tom Waits et William S. Burroughs, est souvent jouée. Les dessins, peintures et sculptures de Wilson ont été exposés par des musées et des collections privées dans le monde entier et son travail a remporté de nombreux prix, dont un Lion d’or de la sculpture à la Biennale de Venise, et il a été nominé pour le prix Pulitzer. Il est membre élu de l’Académie américaine des arts et des lettres et de l’Académie des arts de Berlin, et est titulaire de huit doctorats honorifiques. La France lui a décerné les titres d’Officier des Arts et Lettres et de Commandeur des Arts et Lettres, et en 2014, l’Allemagne lui a décerné la Bundesverdienstkreuz. Robert Wilson est le directeur artistique du Watermill Center, un laboratoire unique à la fois pour les jeunes artistes et pour leurs collègues plus chevronnés du monde entier.