Didon et Énée

Didon et Énée

Opéra de Henry Purcell
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Aperçu

La presse en parle

«Franck Chartier et sa compagnie Peeping Tom suivent les traces de Pina Bausch et Sasha Waltz. Leur version chorégraphique de «Dido et Enée » scintille entre Shakespeare et Beckett.»
NZZ
«Cette première incursion à l’opéra de Franck Chartier et sa compagnie Peeping Tom […] touche au chef-d’œuvre.»
Le Monde
«Ce spectacle hors normes creusera un sillon profond dans les annales du Grand Théâtre.»
Le Temps
Tous les arguments que les systèmes emploient pour démystifier l’amour, je les écoute, mais je m’obstine : Je sais bien, mais quand même… »

Roland Barthes, Fragment d’un discours amoureux

Infos et distribution

Œuvre

Infos et distribution

Opéra de Henry Purcell

Créé en 1689 à Chelsea
Livret de Nahum Tate
Dernière fois au Grand Théâtre de Genève 2001-2002
En coproduction avec l’Opéra de Lille,
Les Théâtres de la ville de Luxembourg et le Théâtre de Caen

Durée : environ 1h40 sans entracte
Chanté en anglais avec sous-titres en français

DISTRIBUTION
Direction musicale Emmanuelle Haïm
Mise en scène et chorégraphie Franck Chartier (Peeping Tom)
Composition et direction des musiques additionnelles Atsushi Sakaï
Dramaturgie Clara Pons
Scénographie Justine Bougerol
Costumes Anne-Catherine Kunz
Lumières Giacomo Gorini
Conception sonore Raphaëlle Latini
Direction des chœurs Alan Woodbridge
Chef de chant Benoît Hartoin
Assistant chorégraphie Louis Clément da Costa
Assistante à la mise en scène Lulu Tikovsky
Assistant à la mise en scène Luc Birraux
Collaboratrice artistique Eurudike De Beul

Didon, La magicienne, Un esprit Marie-Claude Chappuis
Énée, Un marin Jarrett Ott
Belinda, Seconde sorcière Emőke Baráth
Deuxième dame, Première sorcière Marie Lys

Chœur du Grand Théâtre de Genève
Orchestre du Concert d’Astrée

Création et performance par les artistes de Peeping Tom
Eurudike De Beul, Leo De Beul, Marie Gyselbrecht*, Hunmok Jung, Brandon Lagaert, Chen-Wei Lee, Yichun Liu, Romeu Runa

*À cause d’une blessure en fin de création, le rôle de Marie Gyselbrecht a été adapté en dernière minute pour la première de Didon et Énée

 

Avec les soutiens de :
MADAME ALINE FORIEL-DESTEZET


Mécène de la captation

 

Suite aux directives fédérales et cantonales relatives à la lutte contre la propagation du virus Covid-19, le Grand Théâtre de Genève se voit dans l’obligation d’annuler les représentations de l’opéra Didon et Énée prévues du 2 au 11 mai 2021.

Œuvre

Didon et Énée fut créé dans un orphelinat de jeunes filles, par des jeunes filles (en tout cas une partie des jeunes filles et de l’œuvre). Est-ce pour cette raison qu’Énée, bien que figurant dans le titre de l’œuvre, n’y apparaît que plutôt tardivement et n’y chante que très peu avant de disparaître et de laisser à nouveau les femmes dans leur solitude et spleen initial ? Car depuis le début la tristesse de Didon renferme des profondeurs inépuisables et on sait que tout ça va mal se terminer. Plongeon vertigineux dans la psyché de Didon.
Dans l’univers théâtral du collectif de danse belge Peeping Tom, les relations entre les êtres qui habitent le plateau sont l’excuse d’autant de voyages à l’intérieur des corps et de l’esprit. Zooms et dézooms nous emmènent d’un monde des impressions microscopiques à celui macroscopique de sentiments grands comme… comme la plus difforme des réalités superlatives. Ce monde psychique et émotif, aux règles à la fois strictes et organiques, sera amené, pour la première fois dans le parcours du collectif, à rentrer dans le cadre de la scène de l’opéra. Heureusement, au Grand Théâtre de Genève, le cadre est assez large, pas de crainte que ça ne coince.
Et pas plus que ça ne grince ! Surtout qu’Emmanuelle Haïm est la cheffe de cérémonie à la tête de l’ensemble avec lequel elle a parcouru déjà en long et en large les sentiers de la musique de Purcell. Le Concert d’Astrée lui-même se prêtera à quelques exercices périlleux d’improvisation musicale évoluant d’une réalité à l’autre de la scène, d’une texture musicale puriste aux chromatismes inspirés entre autres du fameux air final When I am laid in earth de l’unique opéra que l’Orphée anglais composa jamais. Didon comme vous ne l’avez jamais vu ni entendu.

Préambule

Programme de salle
Pour en savoir plus sur l’œuvre de Purcell, parcourez le programme de salle de Didon et Énée.

Plage

Didon et Énée à La Plage

Apéropéra
5 mai 2021 à 18h30

Programme :
JOHN DOWLAND – A Fancy
1563-1626

Avec Bor Zuljan – luth Renaissance

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Crédits photos
© GTG / Carole Parodi


 

Le Concert d’Astrée

Fondé en 2000, Le Concert d’Astrée est Ensemble instrumental et vocal dédié à la musique baroque, dirigé par Emmanuelle Haïm. L’ensemble connaît un rapide succès en France et à l’international et entre en résidence à l’Opéra de Lille en 2004. De nombreuses tournées l’amènent régulièrement à se produire sur les grandes scènes mondiales aux côtés de solistes prestigieux, dans des programmes consacrés à la musique des XVIIème et XVIIIème siècles. Citons notamment ces dernières années : Sorcières et Magiciens (Anne Sofie von Otter, Laurent Naouri, Patricia Petibon, Christopher Purves et Nahuel Di Pierro, 2015 et 2016), Médée trahie et Héroïnes baroques (Magdalena Kožená, 2015, 2016, 2017), Gran Partita de Mozart (2016), Magnificat de Bach et Dixit Dominus de Händel (2017), Cantates italiennes (Sabine Devieilhe et Lea Desandre, 2018), Desperate Lovers (Sandrine Piau, Patricia Petibon et Tim Mead, 2019) et le Requiem de Campra (2019). En collaboration avec des metteurs en scène de renom tels que, récemment, Krzysztof Warlikowski, Mariame Clément, Christof Loy, Robyn Orlin, ou encore Jean Bellorini, Barrie Kosky et Guy Cassiers, Le Concert d’Astrée, sous la direction d’Emmanuelle Haïm, s’illustre dans de nombreuses productions scéniques à l’Opéra de Lille, à l’Opéra de Dijon où il est également Artiste Associé, à Paris (Palais Garnier, Théâtre du Châtelet, Théâtre des Champs-Élysées), au Théâtre de Caen et au Festival International d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence : Monteverdi (Il ritorno d’Ulisse in patria, 2017), Cavalli et Lully (Xerse, 2016), Rameau (Pygmalion, 2018, 2019 et 2020 – Les Boréades, 2019), Bach (Magnificat, 2017), Händel (Il Trionfo del Tempo e del Disinganno, 2016 et 2017 – Dixit Dominus, 2017 – Alcina, 2018), Mondonville (L’Amour et Psyché, 2018, 2019 et 2020), Mozart (Mitridate, re di Ponto, 2016 – Così fan tutte, 2017) et Purcell (The Indian Queen, 2019). Meilleur ensemble de l’année aux Victoires de la Musique Classique (2003) et Alte Musik Ensemble à l’Echo Deutscher Musikpreis (2008), Le Concert d’Astrée grave de nombreuses œuvres, de Monteverdi à Mozart. Ces enregistrements pour le label Erato Warner Classics reçoivent un accueil enthousiaste de la critique et du public. Parmi les dernières parutions CDs et DVDs : Il Trionfo del Tempo e del Disinganno de Händel enregistré au Festival d’Aix- en-Provence, Il ritorno d’Ulisse in patria de Monteverdi et Mitridate, re di Ponto de Mozart (Grand Prix du DVD de l’Académie Charles Cros et nominé au International Classic Music Award), enregistrés au Théâtre des Champs-Elysées à Paris, Italian cantatas consacré à Händel (Gramophone Gramophone Record of the Month, album Choc Classica, Classic d’Or RTL…). L’automne 2019 est marqué par la sortie du DVD de Rodelinda, production mise en scène par Jean Bellorini et enregistrée à l’Opéra de Lille qui reçoit le prix OPUS KLASSIK de la production d’Opéra de l’année, catégorie musique ancienne – 18ème siècle. Cette saison 2020-2021, Le Concert d’Astrée sous la direction d’Emmanuelle Haïm présente Le retour d’Idoménée, d’après Idoménée de Campra (mise en scène d’Alex Ollé/La Fura dels Baus – Opéra de Lille) ainsi qu’une tournée du Stabat Mater de Pergolèse à Arras (Tandem), Paris (Théâtre des Champs-Elysées), Nancy (Opéra national de Lorraine) et au festival de l’Abbaye de Saint-Michel en Thiérache. Il participe à l’Inattendu festival de l’Opéra de Lille en présentant également six programmes en concert. On pourra aussi entendre le chœur du Concert d’Astrée dans la Passion selon Saint-Jean avec l’ensemble Hemiolia à Calais, Maubeuge et Béthune. Une tournée des Saisons de Haydn à l’Opéra de Lille et à Paris (Théâtre des Champs-Elysées) ainsi qu’un programme Rebel/ Händel/Rameau à l’Opéra de Dijon ont été annulés en raison du contexte sanitaire. En parallèle, les musiciens mènent un travail d’éveil et de sensibilisation en Région Hauts-de-France par le biais de la musique de chambre et la médiation. Le Concert d’Astrée est ainsi en résidence au collège Miriam Makeba de Lille et sillonne l’ensemble du territoire à la rencontre des publics les plus variés.

Emőke Baráth
© Emmanuel Jacques

 

Emőke Baráth

Soprano

Pianiste et harpiste de formation, la soprano hongroise Emőke Baráth est lauréate du Grand Prix de l’Académie du Verbier Festival. Sa carrière prend son essor avec le rôle-titre d’Elena de Cavalli avec Leonardo García Alarcón au Festival d’Aix. Depuis, elle se spécialise dans le répertoire baroque et mozartien, notamment Xerse de Cavalli avec Emmanuelle Haïm à Lille et au Theater an der Wien, Alcina de Haendel avec Ottavio Dantone à l’Opéra royal de Versailles, le rôle-titre d’Hipermestra de Cavalli à Glyndebourne avec William Christie et Le Nozze di Figaro au Theater an der Wien sous la baguette de Marc Minkowski. Au Grand Théâtre de Genève, elle a chanté Euridice et La Musica dans L’Orfeo de Monteverdi en 2019-2020.

© Dario Acosta

 

Jarrett Ott

Baryton

Jarrett Ott a étudié au Curtis Institute of Music de Philadelphie Son répertoire comprend des rôles tels que le Marquis de la Force dans Dialogues des carmélites de Poulenc, Argante dans Rinaldo de Haendel et Valentin dans Faust de Gounod. En 2015/16, il a notamment été invité à jouer le Comte dans Capriccio et Marchese d’Obigny dans La Traviata à l’Opéra de Philadelphie et Masetto (Don Giovanni) à l’Opéra de Santa Fe. Il a fait ses débuts en Europe en concert avec l’Ensemble Intercontemporain à Paris. En 2016/17, il a fait ses débuts au Deutsche Oper Berlin dans le rôle d’Angel dans la première mondiale d’Edward II d’Andrea Scartazzini et a effectué une tournée européenne avec Teodor Currentzis et l’Orchestra MusicAeterna dans le rôle de Don Pedro de Alvarado dans The Indian Queen de Purcell. Parmi ses récentes apparitions, citons Papageno (La Flûte enchantée) à l’Opéra de Philadelphie, Jupiter (Orphée aux enfers) au New Orleans Opera, et Zurga (Les Pêcheurs de perles) au North Carolina Opera. En 2018/19, Jarrett Ott a rejoint l’ensemble du Staatsoper de Stuttgart, où il a déjà chanté Oreste (Iphigénie en Tauride), Figaro (Il Barbiere di Siviglia), Dandini (La Cenerentola) et le comte Almaviva (Le nozze di Figaro), entre autres. En 2020/21, il endossera le rôle de Sharpless dans Madama Butterfly.

© Delphine Kern

 

Marie-Claude Chappuis

Conception sonore

Après des études au conservatoire de Fribourg, la mezzo-soprano suisse intègre le Mozarteum de Salzbourg où elle obtient le prix d’excellence pour sa virtuosité. Spécialiste de la voix baroque, les œuvres suivantes ont jalonné sa carrière : Idomeneo, Così fan tutte, The Fairy Queen qu’elle chante au Festival de Salzbourg et aux opéras de Vienne, Graz, Zurich, ainsi que La finta giardiniera aux opéras de Lille et de Dijon avec Emmanuelle Haïm. Dans un répertoire plus moderne, elle brille en Carmen, en Marguerite dans La Damnation de Faust et dans La Belle Hélène et Fierrabras à La Scala de Milan et à Salzbourg. Elle incarne Didon au Teatro Real de Madrid, au Staatsoper Berlin dans la fameuse production de Sasha Waltz et en concert avec le London Philharmonic Orchestra et Sir Roger Norrington. À Genève on a déjà pu l’apprécier dans L’Étoile de Chabrier et comme Orlowsky dans La Chauve-Souris.


 

Raphaëlle Latini

Conception sonore

Née à Caen en 1971, Raphaëlle Latini a une pratique de danse régulière depuis sa première enfance. Artiste pluridisciplinaire, graphiste, vidéaste, scénographe, elle est diplômée des Beaux-Arts de Caen. En 2003, elle se passionne pour la création sonore et crée le personnage de Madame Twill, mettant en place son identité graphique et sonore et mixe dans les bars-club parisiens (O.P.A, Pulp, Barourcq, Cabaret sauvage…). Elle recentre son travail vers le spectacle vivant que ce soit en musique avec Vincent Dupont dans Incantus, Plan, Souffles et Refuge, en scénographie pour Borges vs Goya avec la compagnie Akté, ou en fondant en 2007 le groupe Entorse qu’elle inaugure avec Love Affair, green girl (théâtre radiophonique). Depuis 2015, elle en assume seule la direction artistique et a créé CORPS DISCIPLINAIRE puis Bold!. Parallèlement, elle crée les bandes son de Neige pour Michèle Anne De Mey/ Charleroi danses, collabore avec Mohamed El Khatib et depuis 2011 avec Peeping Tom dans À Louer, Vader, Moeder et Kind, dans The Land pour le Residenz Theater ainsi que The Missing Door, The Lost Room, The Hidden Floor en collaboration avec le Nederlands Dans Theater.


 

Giacomo Gorini

Éclairagiste

Né en Italie, il a étudié la musique classique et l’électronique. Il a fréquemment collaboré avec la compagnie de théâtre Socìetas Raffaello Sanzio, pour Tragedia Endogonidia (mise en scène de Romeo Castellucci à Cesena en 2002), Hey Girl ! (texte et mise en scène de Romeo Castellucci au Théâtre national de l’Odéon en 2006) et l’opéra Parsifal (mise en scène, décors et costumes de Romeo Castellucci au Théâtre royal de la Monnaie en 2011), entre autres. Il travaille aussi avec la compagnie Peeping Tom pour Vader (mise en scène de Franck Chartier au Theater im Pfalzbau à Ludwigshafen en 2014) et Moeder (mise en scène de Franck Chartier au Theater im Pfalzbau en 2016), et avec l’artiste de performance Ivo Dimchev pour X-on (2012, en collaboration avec Franz West), Fest (2014), I-Cure (2014) et Operville (2016). Il collabore avec Sanja Mitrović pour la production I Am Not Ashamed of My Communist Past (Belgrade International Theatre Festival 2016) et plus récemment pour My Revolution is Better Than Yours (Nanterre-Amandiers en 2018.


 

Anne-Catherine Kunz

Costumière

Anne-Catherine Kunz suit une formation en littérature française et histoire de l’art à l’université de Genève. Ensuite, elle choisit une formation en cinéma à Berne et Zurich. En 2000, elle obtient le diplôme de Film et Vidéo à la Haute École des Beaux- Arts à Zurich. De 1996 à 2000, elle collabore à la réalisation de plusieurs productions audiovisuelles, parmi lesquelles des court-métrages et un documentaire. De 2000 à 2013, elle est directrice des costumes à Rosas, où elle crée les costumes de Small Hands (out of the lie of no) (2007), Zeitung (2008) The Song (2009), En attendant (2011), Partita 2 (2013), et Vortex Temporum (2013). Elle collabore notamment avec Josse De Pauw, Vincent Dunoyer, Deufert-Plischke, Étienne Guilloteau et Claire Croizé. Citons Nine Finger de Fumiyo Ikeda, Alain Platel et Benjamin Verdonck, une production qui a été sélectionnée pour le festival de théâtre à Avignon en 2007.


 

Justine Bougerol

Scénographe

Justine Bougerol vit et travaille à Bruxelles. Artiste plasticienne, elle crée des installations immersives in situ, exposées dans des galeries bruxelloises et parisiennes et appréciées dans le paysage de l’art contemporain actuel. Elle est résidente à la Maison d’Art Actuel des Chartreux à Bruxelles depuis septembre 2019. Justine Bougerol a montré son travail lors d’expositions personnelles à la Centrale à Bruxelles et au MusVerre en France. Elle participe régulièrement à des expositions collectives (Friche de la Belle de Mai à Marseille, galeries Eric Mouchet, Paris- Beijing à Paris, Island, Nadine Feront, Halles de Schaerbeek à Bruxelles). Parallèlement à sa démarche personnelle, elle est scénographe. Diplômée de l’École nationale supérieure de La Cambre en 2014, c’est à Bruxelles qu’elle se passionne pour la danse- théâtre, celle de Pina Bausch, relayée par de nombreux chorégraphes belges. Parmi ses collaborations avec des chorégraphes et metteurs en scène belges et français, elle signe la scénographie de trois créations de la compagnie belge Peeping Tom, The Lost Room et The Hidden Floor, commandées par le Nederland Dans Theater à La Haye, et Kind, créée au KVS à Bruxelles en 2019.


 

Clara Pons

Dramaturge

Dramaturge du Grand Théâtre depuis 2019, Clara Pons a étudié la philosophie à l’Université libre de Bruxelles et le piano au Koninklijk Conservatorium Brussel avec Boyan Vodenitcharov, avant de se tourner vers la vidéo et le théâtre. Elle a travaillé comme assistante à la mise en scène entre autres au Theater Basel, à l’Opéra de Francfort, à la Ruhrtriennale et à l’Operaballet Vlaanderen. Son adaptation du Schwanengesang de Schubert a été montrée notamment à la Monnaie, au Komische Oper Berlin, au Theater an der Wien et au Norske Opera Oslo. En 2013, elle a présenté son film Irrsal/Forbidden Prayers dédié aux Lieder de Hugo Wolf à la Tonhalle de Düsseldorf, puis en tournée en compagnie de plusieurs orchestres, dont le Philharmonique de Rotterdam. S’en est suivi en 2015 le film Wunderhorn, une adaptation des lieder de Mahler créé au Klarafestival avant de faire l’objet d’une tournée européenne. En 2017, son film sur Harawi de Messiaen a été créé au Singel. Son dernier film, Lebenslicht, adapté des cantates de Bach et présenté en première mondiale au Concertgebouw Brugge en janvier 2019, est le fruit de la collaboration avec Philippe Herreweghe et le Collegium Vocale Gent. Clara Pons travaille aussi comme vidéaste pour la scène lyrique ; son travail interroge la relation entre narration, musique et image.


 

Atsushi Sakaï

Composition et direction des musiques additionnelles

Atsushi Sakaï étudie le violoncelle avec Harvey Shapiro et obtient un premier prix à l’unanimité, ainsi que le Prix Jean Brizard au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Philippe Muller. Passionné très tôt par la viole de gambe et le violoncelle historique, il reçoit parallèlement l’enseignement de Christophe Coin en cycle supérieur et de perfectionnement dans le même établissement. On le retrouve en tant que continuiste au sein d’ensembles comme Les Talens Lyriques et le Concert d’Astrée avec lesquels il réalise un grand nombre de concerts et enregistrements. Il assiste aussi de nombreux chefs d’orchestre. Il consacre son temps à la musique de chambre et au récital. Il joue aux côtés de Christophe Rousset et Marion Martineau, accueilli sur les scènes les plus prestigieuses. Il est co-fondateur du Sit Fast (consort de violes), et du Quatuor Cambini-Paris. Il compose et improvise à l’instrument librement ou plus jazz.

© Marianne Rosenstiehl

 

Emmanuelle Haïm

Cheffe d’orchestre

Véritable championne du répertoire baroque, Emmanuelle Haïm est mondialement acclamée à la fois comme instrumentiste et cheffe d’orchestre. En 2000 elle fonde Le Concert d’Astrée, avec lequel elle se produit sur les scènes internationales, le plus récemment avec The Indian Queen de Purcell à l’opéra de Lille. Leurs nombreux enregistrements, dont le plus récent Rodelinda de Haendel (DVD, 2018) sont distingués par plusieurs prix. Emmanuelle Haïm dirige aussi des orchestres modernes tels que le Royal Concertgebouw, London Symphony, Berliner et Wiener Philharmoniker, Los Angeles et New York Philharmonic. Elle est invitée à diriger dans les plus grands opéras du monde, récemment celui de Zurich pour Hippolyte et Aricie de Rameau. Elle est chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur, officier des Arts et des Lettres et membre honoraire de la Royal Academy of Music.

© Tilo Stengel

 

Franck Chartier

Metteur en scène et chorégraphe

Compagnie de danse et de théâtre basée à Bruxelles, Peeping Tom a été fondée en 2000 par Gabriela Carrizo et Franck Chartier. Leur premier projet est réalisé dans une caravane (Caravana, 1999), suivi par le film Une vie inutile (2000). Leur marque de fabrique – une esthétique hyperréaliste – se déploie dans la trilogie Le Jardin (2002), Le Salon (2004) et Le Sous-Sol (2007), suivie par Vader, Moeder et Kind (2014- 19). Leurs spectacles sont récompensés par plusieurs prix, dont notamment le Prix du Meilleur Spectacle de Danse en France, le Montblanc Young Directors Award du Festival de Salzbourg et le prestigieux Olivier Award à Londres. Leurs productions sont vues en tournée dans le monde entier et dans les festivals les plus prestigieux. Ils sont notamment des invités fréquents au festival genevois de La Bâtie.

© Clive Barda

 

Marie Lys

Soprano

Premier prix des concours Cesti 2018 et Vincenzo-Bellini 2017, elle a interprété des rôles comme Adélaïde (Lotario) au Konzert Theater Bern et au Festival Haendel de Göttingen, Dalinda (Ariodante) au Festival Haendel de Londres, Lisa (La Sonnambula), Adele (Die Fledermaus) et L’Amour (Orphée et Eurydice) à Lausanne. Elle a remporté le 1er prix du concours Göttinger Reihe avec l’ensemble Abchordis (2015), qu’elle a co- fondé en 2011. En août 2020, elle est Marcellina de Leonora de Ferdinando Paër au Festival d’Innsbruck. Elle a récemment enregistré Argippo de Vivaldi, sous la direction de Fabio Biondi avec Europa Galante, publié chez Naïve, et suivi d’une tournée en Europe et en Asie. Pour sa saison 2020/2021, le Grand Théâtre de Genève a confié à Marie, les rôles de Clorinda (La Cenerentola), Servilia (La Clemenza di Tito) et Second Woman & First Witch (Dido and Æneas) ainsi que des récitals « Broadway » et de « Noël » en décembre.