Paulus

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Oratorio de Felix Mendelssohn Bartholdy

REPORTÉ

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Report du concert Paulus
Suite aux directives fédérales et cantonales relatives à la lutte contre la propagation du virus Covid-19, le Grand Théâtre de Genève se voit dans l’obligation de reporter à une date ultérieure la représentation de Paulus prévue initialement le 21 janvier 2021.
Nos abonné·e·s ainsi que les détentrices et détenteurs de billets pour cet évènement seront contacté·e·s par email.
 

 

Celui d’entre vous qui se croit sage, qu’il embrasse la folie pour trouver la sagesse.

Saint Paul

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Oratorio de Felix Mendelssohn Bartholdy

Créé en 1836 à Düsseldorf

21 janvier 2021 – 20 h
Cathédrale Saint-Pierre de Genève

Avec le soutien de :

FONDATION VRM
MONSIEUR ET MADAME ERIC DEMOLE

Distribution

Direction musicale Hervé Niquet
Soprano Polina Pastirchak
Mezzo-soprano Ève-Maud Hubeaux
Ténor Jeremy Ovenden
Baryton Samuel Hasselhorn

Chœur du Grand Théâtre de Genève
Direction des choeurs Alan Woodbridge

Maîtrise du Conservatoire populaire
Direction Magali Dami

L’Orchestre de Chambre de Genève

Présentation

Certains grands compositeurs n’ont jamais composé d’opéra ou n’ont fait qu’une brève tentative sans grand succès. Felix Mendelssohn n’en a pas été empêché par des motifs religieux, en tout cas : converti au christianisme luthérien avec sa famille à l’âge de 7 ans, le petit-fils du grand philosophe allemand des Lumières Moïse Mendelssohn, était profondément fier de son patrimoine juif et n’a jamais renié ses origines. Sa foi chrétienne protestante était moderne et libérale, issue de l’Aufklärung et définie par la théologie de Friedrich Schleiermacher : c’était l’accomplissement historique, logique et bienvenu de la promesse faite à Israël.
L’oratorio Paulus pourrait être cet opéra que Mendelssohn n’écrivit jamais. Imaginé en 1831, le jeune homme de 22 ans y donna libre cours à sa veine lyrique et dramatique, tout en exprimant la sincérité de sa foi luthérienne et célébrant par la même occasion sa culture ancestrale et son admiration pour J.S. Bach. Le choix de la figure de Paul n’était pas anodin. D’abord rabbin juif zélote, Saül fut converti lors d’une expérience bouleversante et se lança alors, sous son nom de citoyen romain, Paulus, dans la première aventure missionnaire de l’Église chrétienne : sillonnant la Méditerranée, il réalise dans ses Épîtres la synthèse de la révélation de l’Ancien testament et de l’idéalisme platonicien.
Chorals grandioses, mélodies tendres où l’on entend souvent l’écho d’airs mélancoliques de la tradition musicale ashkénaze, effets musicaux dignes d’un péplum hollywoodien, Paulus est à la fois une œuvre lyrique et sacrée que le Grand Théâtre de Genève présentera dans la cathédrale Saint-Pierre. C’est un trait d’union dans la saison entre le spirituel Le Messie de Haendel et le salut de Parsifal, dont on sait que son créateur Richard Wagner fut l’un des plus grands vitupérateurs et antagonistes de Felix Mendelssohn. Spécialiste du répertoire de l’oratorio dont il a enregistré une grande partie avec son Concert Spirituel et chef que l’on a déjà eu l’occasion d’admirer dans nos murs pour la dernière itération de Didon et Énée pendant la saison 2001-2002, Hervé Niquet dirigera cette fois-ci le Chœur du Grand Théâtre, la Maîtrise du Conservatoire populaire et l’Orchestre de Chambre de Genève.

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