L’Affaire Makropoulos

L’Affaire Makropoulos

Opéra de Leoš Janáček

ANNULÉ
Tarifs:
Dès CHF 17.-
ven. 30 oct.20:00
dim. 1 nov.15:00
mer. 4 nov.20:00
ven. 6 nov.20:00
Info

Information

Annulation des représentations de l’opéra L’Affaire Makropoulos

Suite aux directives fédérales et cantonales relatives à la lutte contre la propagation du virus Covid-19, le Grand Théâtre de Genève se voit dans l’obligation d’annuler les dernières représentations de l’opéra L’Affaire Makropoulos.

Nos abonné·e·s ainsi que les détentrices et détenteurs de billets pour cet évènement seront contacté·e·s par email.

Pour les autres spectacles et événements du Grand Théâtre à venir cette année, des informations suivront prochainement.

 

 

Un thriller à la rencontre de l’opéra et de la science-fiction

Les hommes devraient d’abord croire dans les hommes, et le reste viendrait naturellement.

Karel Čapek

Infos et distribution

Œuvre

Infos et distribution

Opéra de Leoš Janáček

Livret du compositeur d’après la comédie homonyme de Karel Čapek
Créé en 1926 à Brno
Création au Grand Théâtre de Genève
Production créée à l’Opera Ballet Vlaanderen en 2016

Chanté en tchèque avec surtitres en français et anglais
Durée : environ 1h45 sans entracte

DISTRIBUTION
Direction musicale Tomáš Netopil
Mise en scène Kornél Mundruczó
Scénographie et costumes Monika Pormale
Lumières Felice Ross
Dramaturgie Kata Wéber
Direction des chœurs Alan Woodbridge

Emilia Marty Rachel Harnisch
Albert Gregor Aleš Briscein
Vitek Sam Furness
Krista Anna Schaumlöffel
Jaroslav Prus Michael Kraus
Janek Prus Julien Henric
Dr Kolenatý Karoly Szemeredy
Hauk-Schenkdorf Ludovit Ludha
Machiniste Rodrigo Garcia
Une femme de ménage / Une femme de chambre Iulia Surdu

Chœur du Grand Théâtre de Genève
Orchestre de la Suisse Romande
(bande orchestrale enregistrée)

Avec le soutien de :

MADAME ALINE FORIEL-DESTEZET

Œuvre

Sous l’apparence fascinante d’une grande artiste se cache une jeune femme qui est maintenue artificiellement en vie par un élixir d’immortalité. Entre la cantatrice Emilia Marty et Elina Makropoulos, fille d’un alchimiste crétois née en 1585, il n’y a pas seulement 337 années d’écart mais aussi une série d’identités et de nationalités diverses qui ont marqué une vie excessivement longue et épuisante. Elina Makropoulos est une perversion de la nature.
L’opéra de Leoš Janáček raconte la manière dont Elina réussit à retrouver la formule de l’élixir, cet élixir qui renouvelle la vie en elle. Mais une fois qu’elle l’a obtenu, elle renonce à toute nouvelle prolongation de son existence. Le compositeur tchèque basa L’Affaire Makropoulos sur la pièce de théâtre homonyme écrite par son compatriote Karel Čapek en 1922. En situant la naissance d’Elina à Prague à la fin du XVIe siècle, Čapek faisait un clin d’œil au règne impérial de Rodolphe II de Habsbourg, grand mécène des arts également fasciné par l’alchimie et les sciences occultes.
Le titre original de l’œuvre, Věc Makropulos, a un double sens. Le mot věc couvre un champ sémantique assez vaste, avec plusieurs significations communes. Il désigne l’objet (concret), les affaires (personnelles), un fait (objec-tif) et seulement en dernière instance, l’affaire judiciaire, évoquée au début de l’opéra, qui oppose deux familles pragoises, les Gregor et les Prus, au sujet d’un héritage et qui est en toile de fond de l’histoire d’Elina Makropoulos. Un psycho-thriller en un seul souffle mais qui laisse pour sûr sans souffle.
Pour le metteur en scène et cinéaste hongrois Kornél Mundruczó, de l’alchimie de la Renaissance qui maintient Elina Makropoulos/Emilia Marty en vie à la science-fiction dont Karel Čapek était l’un des pionniers (il invente le mot et concept de robot dans sa pièce de théâtre R.U.R. en 1920), il n’y a qu’un pas. Dans un décor inspiré par le design moderniste du grand architecte magyaro-étasunien Marcel Breuer, Mundruczó fait d’Emilia Marty un phénomène surnaturel qui place le transcendant de manière directe au sein de la réalité prosaïque qui l’entoure : une artiste d’avant-garde, un alien androgyne qui défie les mortels qui l’entourent à tenter l’impossible. L’impressionnante soprano suisse Rachel Harnisch incarne avec mystère et glamour le rôle-titre tandis que le chef tchèque Tomáš Netopil, premier directeur musical invité de l’Orchestre philharmonique tchèque, vient diriger l’Orchestre de la Suisse Romande dans ce chef-d’œuvre moderniste de Leoš Janáček.

Makropoulos à La Plage

Préambule

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Crédits
L’Affaire Makropoulos © GTG / Magali Dougados

 

Felice Ross

Lumières

Felice Ross a créé les lumières de nombreuses productions en Europe, Japon, Israël, Corée, Afrique du Sud et États-Unis. À l’opéra, citons celles de The Medium à Tel-Aviv, Ubu Rex et Le Vaisseau fantôme à Varsovie, Andrea Chénier à Washington, Tanz der Vampire à Rome, Macbeth, Lulu, Powder her Face à Bruxelles, Die Frau ohne Schatten et Die Gezeichneten à Munich, Iphigénie en Tauride et Roi Roger à Paris, L’Affaire Makropoulos à Anvers, Eugène Onéguine et El Amor Brujo à Valence, The Rake’s Progress à Berlin, L’incoronazione di Poppea et Alceste à Madrid, Manon Lescaut à Cardiff, Macbeth à Cape Town, Wozzeck à Amsterdam, De la maison des morts à Lyon et Londres, Die Bassariden à Salzbourg, Il trionfo del tempo e del disinganno et L’Ange de feu à Aix-en-Provence, Pelléas et Mélisande et Das Floss der Medusa à la Ruhrtriennale, Vespro della Beata Vergine de Monteverdi au Holland Festival, Kunkakuji à Strasbourg et Tokyo.

 

Ludovit Ludha

Ténor

Après avoir remporté des compétitions internationales, il est engagé en 1988 dans la troupe de l’opéra de Bratislava, où il interprète de nombreux rôles. Sa carrière internationale comprend Moses und Aron au Festival de Salzbourg, Faust à Jérusalem, La Bohème (Rodolfo) au Japon, Oedipus Rex à Budapest, Paris et Tokyo, Iris au Wexford Festival, Die tote Stadt à Kyoto, La Petite Renarde rusée à Venise, Lady Macbeth de Mzensk à Paris, Madrid, Amsterdam, Naples et Buenos Aires, L’Affaire Makropoulos à Montpellier et Vienne (Staatsoper), Le Nez et Iolanta à Amsterdam, La Fiancée vendue à Zurich et Tokyo, Fancesca da Rimini à Macerata, Don Carlo à Budapest, Rigoletto à Hambourg, Rusalka à Bruxelles, De la maison des morts à Bâle et Katia Kavanova à Oviedo.

 

Károly Szemerédy

Baryton-basse

Le baryton-basse hongrois Károly Szemerédy est né à Budapest et s’est formé à l’opéra national de Hongrie. Après des participations réussies à plusieurs concours, il a remporté le titre de « Voix de l’Année » lors du concours Operalia de Plácido Domingo. En 2007 il a fait ses débuts au Teatro Real à Madrid, où il a chanté des rôles tels que Levitsky (Boris Godounov), Sciarrone (Tosca), Pfleger des Orest (Elektra), Don Basilio (Il barbiere di Siviglia), Starek (Jenůfa) et Schmidt (Andrea Chénier). Il s’est en outre produit à l’Opéra de Lyon, au Teatr Wielki à Varsovie et au Bayerische Staatsoper à Munich. À Opera Vlaanderen il a chanté Orest (Elektra) et Dr. Kolenatý. En plus de ses débuts à la Semaine Mozart de Salzbourg, la saison 2019-20 comprend le rôle de Mustafa dans L’Italiana in Algeri au Festival de Grenade et une tournée dans le rôle de Rocco dans Fidelio de Beethoven.

Julien Henric

Ténor

Révélation lyrique 2018 de l’ADAMI et 2e Prix 2019 des Symphonies d’automne de Mâcon, Julien Henric est membre du Jeune Ensemble du Grand Théâtre de Genève depuis la saison 2020/21. Après des études d’ingénierie, il est diplômé du CRR de Lyon puis admins en 2017 au CNSMD de Lyon, dont il sort diplômé en 2020. Lauréat de trois prix au Concours Raymond Duffaut d’Avignon en 2018, il débute sur scène cette même année, dans les rôles de Pâris (La Belle Hélène) à l’Opra de Dijon et d’Alfredo (La Traviata) au Festival Lyrique en Lyonnais. Il est aussi Polidoro (Il Flaminio) au TNP de Villeurbanne et Tamino (Die Zauberflöte) en 2019. Passionné par le lied allemand, il s’est produit dans les Dichterliebe de Schumann et le Winterreise de Schubert. L’année passée, Julien Henric s’est particulièrement distingué dans le rôle de Janek Prus (L’Affaire Makropoulos) au Grand Théâtre de Genève.

© Florent Drillon

 

Michael Kraus

Baryton

Le baryton viennois a démarré sa carrière professionnelle aux théâtres lyriques d’Aix-la- Chapelle et d’Ulm, ainsi qu’au Volksoper de Vienne. En début de carrière, il a chanté le répertoire lyrique et des rôles mozartiens dont Papageno dans Die Zauberflöte enregistrement avec Georg Solti) et Leporello dans Don Giovanni (entre autres à Amsterdam sous la direction de Nikolaus Harnoncourt). Michael Kraus connaît aussi très bien le répertoire contemporain et celui du XXe siècle. Il a chanté le rôle-titre de Don Quijote en Barcelona de José Luis Turina lors de sa création mondiale au Liceu. À l’Opera Vlaanderen, il chante le rôle-titre de Billy Budd, Fritz de Die tote Stadt, Schaunard de La Bohème, Sherasmin d’Oberon, Papageno de Die Zauberflöte, Beckmesser de Die Meistersinger von Nürnberg, Der Schlachter de Rumor, Herr von Faninal de Der Rosenkavalier, dans la mise en scène de Christoph Waltz.

 

Anna Schaumlöffel

Mezzo-soprano

Anna Schaumlöffel a étudié le chant au conservatoire de Hanovre. En 2018, elle remporte le 3e prix de la fondation Hamel. Elle gagne aussi les bourses LMN Hannover et Hamel. Elle fait ses débuts professionnels au Burg Warberg dans Rusalka (3e Esprit des bois), Le Nozze di Figaro (Cherubino) et Ariadne auf Naxos (le Compositeur). En 2019, à la Musikwoche Hitzacker, elle chante le rôle-titre de Hänsel und Gretel et celui d’Iphis d’Elena Kats-Chernin au Junge Oper du Staatsoper Hannover et Siegrune dans Die Walküre à l’Oper Kiel. En 2019-2020, elle fait partie de la troupe des Landesbühnen Sachsen à Radebeul, où elle interprète Métella de La Vie parisienne, Hänsel, Königin Ernestine de Der Frosch muss weg, Yvonne/Naomi de Sunday in the Park with George et Suse de Der Vampyr. Elle est engagée en 2020-2021 dans la troupe du Grand Théâtre de Genève.

 

Sam Furness

Ténor

Ce jeune ténor britannique a remporté en 2012 le prestigieux Royal Academy of Music Club Prize. La saison dernière il a chanté le rôle-titre des Contes d’Hoffmann pour l’English Touring Opera, Aristea de L‘Orontea, Tamino de Die Zauberflöte et Quint de The Turn of the Screw au Northern Ireland Opera et le rôle- titre d’Albert Herring à Florence. Il s’est aussi produit comme Joe de La Fanciulla del West, Steva de Jenůfa, Baron Lummer de Intermezzo, Novice de Billy Budd, Jaquino de Fidelio, Frederic de The Pirates of Penzance, Don Ottavio de Don Giovanni, Lenski d’Eugène Onéguine et Bénédict de Béatrice et Bénédict.

 

Aleš Briscein

Ténor

En 2011, Aleš Briscein fait ses débuts aux Salzburger Festspiele dans L’Affaire Makropoulos, sous la direction d’Esa-Pekka Salonen, mis en scène par Christoph Marthaler. En 2015, il est invité à l’Oper Frankfurt pour le rôle de Königssohn de Königskinder et au Teatro Comunale de Bologne pour Laca de Jenůfa et chante dans Les Noces de Stravinsky à Rome. Parmi ses engagements récents figurent Eugène Onéguine au Komische Oper Berlin, Skuratov de De la maison des morts au Savonlinna Opera Festival et Albert Gregor (en version de concert) aux BBC Proms en 2016, le Tambour-Major de Wozzeck au Theater an der Wien, le rôle-titre de Der Zwerg à Graz en 2017, Paul de Die tote Stadt au Komische Oper Berlin et Semperoper Dresden, Filka Morozov de De la maison des morts au Bayerische Staatsoper, Sergueï de Lady Macbeth de Mzensk à Ostrava et Albert Gregor au Deutsche Oper Berlin en 2018.

 

Rachel Harnisch

Soprano

Après avoir excellé dans le répertoire mozartien au début de sa carrière dans une collaboration étroite avec Claudio Abbado, la soprano suisse Rachel Harnisch déploie aujourd’hui son talent surtout dans des œuvres modernes et contemporaines. Récemment elle a fait ses débuts comme Emilia Marty dans L’Affaire Makropoulos à l’Opera Ballet Vlaanderen et a incarné trois rôles dans la création mondiale d’Aribert Reimann L’Invisible au Deutsche Oper Berlin en 2017 ainsi que dans la création mondiale de l’opéra de Hèctor Parra Les Bienveillantes à Anvers en 2019. En concert elle se produit dans un vaste répertoire allant des Passions de Bach au rôle de Rachel dans La Juive de Halévy et affectionne particulièrement les récitals de lieds accompagnée par le pianiste Jan Philip Schulze, avec qui elle a enregistré une version acclamée de Marienleben de Hindemith à Genève.

 

Kata Wéber

Dramaturgie

Actrice et dramaturge, Kata Wéber écrit des pièces qui sont jouées aux théâtres de Varsovie (The Bat, Pieces of a Woman), Hanovre (My Sweet Haiti), Zurich (Hotel Lucky Hole) et Budapest (Dementia et Evolution au Proton Theatre). Sa pièce Imitation of Life mise en scène par Kornél Mundruczó est nominée pour le prix Der Faust 2017 et jouée au Théâtre de Vidy en 2018. Sa première collaboration avec le réalisateur Kornél Mundruczó, le film White God, reçoit le prix « Un Certain Regard » à Cannes en 2014 et sort outre-Atlantique lors du Sundance Film Festival en 2015. Leur film suivant, La Lune de Jupiter, fait partie de la sélection officielle de l’édition 2017 du Festival de Cannes.

 

Monika Pormale

Scénographie et costumes

Imprégnée de l’histoire et de la recherche artistique de son pays natal, la réalisatrice et scénographe lituanienne Monika Pormale participe aussi à de nombreuses expositions d’art visuel. Depuis 2000, elle collabore avec le metteur en scène Alvis Hermanis sur les décors de Latvian Stories et Latvian Love au Théâtre de Riga, L’Idiot au Schauspielhaus de Zurich, Platonov à l’Akademietheater Wien et The Sound of Silence au Festival de Salzbourg. À l’opéra, elle réalise les décors pour Eugène Onéguine à Saint-Pétersbourg et pour Salomé de Richard Strauss au Théâtre Mariinski en 2017-2018. Elle collabore avec Kornél Mundruczó sur L’Affaire Makropoulos à l’opéra des Flandres (2016) et Liliom au Festival de Salzbourg (2019).

 

Kornél Mundruczó

Mise en scène

Cinéaste hongrois, Kornél Mundruczó réalise des courts et longs métrages et se produit également comme acteur. Il fréquente souvent le festival de Cannes, son film Johanna étant présenté en 2005 dans la section « Un Certain Regard », prix qu’il remporte en 2014 avec White God alors que La Lune de Jupiter fait partie de la sélection officielle de l’édition 2017. À chaque fois, l’attention est portée sur les laissés-pour-compte. Szép napok (Pleasant Days) remporte le Léopard d’argent au Festival de Locarno en 2002. Kornél Mundruczó pratique la mise en scène notamment avec sa compagnie de théâtre Proton Theatre fondée en 2009 avec Dora Büki. En 2018, il est contacté par Sony pour réaliser le film de science-fiction Inherit the Earth. À l’opéra, il a mis en scène Le Château de Barbe-Bleue de Béla Bartók en 2014 et L’Affaire Makropoulos en 2016, tous deux pour Opera Ballet Vlaanderen.

 

Tomáš Netopil

Direction musicale

Directeur musical de l’Aalto Musiktheater et Philharmonie Essen depuis la saison 2013-14, Tomáš Netopil est aussi chef invité principal de la Philharmonie tchèque et l’invité régulier de nombreuses maisons lyriques. À l’opéra il a dirigé le plus récemment La Dame de Pique, Der Rosenkavalier, Rusalka, Così fan tutte, Lohengrin et Jenůfa avec Katie Mitchell dans une production acclamée au DNO. Il est régulièrement invité au Staatsoper Dresden et au Staatsoper de Vienne où il dirige notamment La Clemenza di Tito, La Juive, Idomeneo, Der Freischütz et Doktor Faust de Busoni. En concert il se produit entre autres avec l’Orchestre national de France, le London Philharmonic et l’Accademia di Santa Cecilia. Sa discographie inclut la Messe Glagolitique de Janáček (premier enregistrement de la version originale), Ariane et Double concerto de Martinu et Má vlast de Smetana.