Faun Noetic

FAUN / NOETIC

Sidi Larbi Cherkaoui

Trouver un espace de contemplation et de sérénité

Sidi Larbi Cherckaoui à propos de FAUN et NOETIC

Infos et distribution

Œuvre

Infos et distribution

LE BALLET À LA BÂTIE
Pour l’arrivée de Sidi Larbi Cherkaoui, La Bâtie-Festival de Genève invite le Ballet du Grand Théâtre de Genève dans la grande salle de Château Rouge avec la reprise de deux créations du chorégraphe belge. Une première pour le Ballet et le point de départ d’une nouvelle tournée. Une nouvelle page pour le Ballet et l’agglomération transfrontalière du Grand Genève.

31 août 2022 — 20h30
Château Rouge

Durée : approx. 2h avec un entracte

FAUN
Chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui
Scénographie et lumières Adam Carrée
Costumes Hussein Chalayan
Musique Claude Debussy et Nitin Sawhney
Créé en 2009 à Sadler’s Wells

NOETIC
Chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui
Scénographie Antony Gormley
Lumières David Stokholm
Costumes Les Hommes
Dramaturgie Adolphe Binder
Musique Szymon Brzóska
Créé en 2014 pour la GöteborgsOperans Danskompani

Ballet du Grand Théâtre de Genève/strong>

Dans le cadre de

En partenariat avec

Œuvre

Faun, dans la mémoire collective ou mieux encore dans la section « Ballets Russes » de notre conscience culturelle, fait référence à la création originale de la chorégraphie mythique de Vaslav Nijinski sur la musique du Prélude à l’après-midi d’un faune de Claude Debussy. Ce spectacle était basé sur le célèbre poème de Stéphane Mallarmé sur le réveil du Faune dans la forêt, qui avait fait sensation en 1912. Un siècle plus tard, Sidi Larbi Cherkaoui a réalisé son Faun à la demande du Sadler’s Wells de Londres. Alors que les danseurs de Nijinski sont encore très bidimensionnels, comme des figures sur un vase grec, dans la version de Cherkaoui, les aspects mythologiques et animaux sont présentés de manière beaucoup plus forte, dans un langage du mouvement qui se lit en trois dimensions. La principale source d’inspiration du chorégraphe lors de la création en 2009 a été la force du danseur James O’Hara, qui a créé le rôle masculin. L’accent a été mis sur le fait que le faune est à moitié humain et à moitié animal : ses mouvements sont plus sauvages et plus insouciants. Daisy Phillips, comme la nymphe dans la version originale, est profondément enracinée dans la forêt. L’interaction entre les deux est innocente mais toujours chargée de tension sexuelle, tout comme dans la chorégraphie de Nijinski. Ils ont l’espièglerie des enfants mais en même temps ils sont présentés, d’une certaine manière, comme des âmes anciennes vieilles comme le temps.
Cherkaoui a demandé au compositeur Nitin Sawhney d’intercaler la musique de Debussy avec son propre langage musical : la musique glisse presque inaperçue d’un style et d’une culture à l’autre et d’un siècle à l’autre. Les costumes de Hussein Chalayan sont à la fois naturels et organiques, mais aussi synthétiques : les personnages sont donc des archétypes éternels mais aussi des créatures d’aujourd’hui.

Le mot noétique vient du grec et fait référence à ce qui est en relation avec la pensée. En philosophie, il est défini comme la recherche intuitive de la connaissance, celle qui est déjà présente en nous-mêmes et dans l’univers et qui se manifeste à nous, incessamment.
Noetic explore l’idée qu’une droite est en fait une courbe et que tout peut être relié par la forme du cercle. Pendant les répétitions de Noetic, les danseurs ont été encouragés à travailler collectivement plutôt qu’individuellement afin de faire émerger un subconscient commun et collectif. Le résultat est une réaction en chaîne de mouvements, un flux – comme une volée d’oiseaux ou un banc de poissons dans l’eau. Les danseurs se croisent et se dépassent d’une manière élégante et aisée, mais aussi avec passion et conviction. À d’autres moments, les danseurs semblent faire partie d’un mécanisme d’horloge compliqué, comme s’ils étaient les éléments constitutifs du fonctionnement interne d’une société. La matière de la danse oscille entre l’éthéré, le liquide et le solide.
Dans sa quatrième collaboration avec le plasticien Antony Gormley depuis leur première rencontre artistique en 2005, Sidi Larbi Cherkaoui travaille dans une scénographie composée de longues lattes qui peuvent être reliées entre elles pour créer une ligne ininterrompue. Ces lattes sont fabriquées en fibre de carbone et se courbent naturellement par leur gravité. En même temps, en se connectant les unes aux autres, elles s’arrondissent en cercles parfaits. Lorsqu’on comprend ce qui est le début et la fin, en les reliant, la droite trouve soudainement son achèvement en tant que cercle et remplit un nouveau but, a une nouvelle vie, prend une nouvelle forme.
La géométrie sacrée, la vie urbaine représentée sous forme de fonctions mécaniques, le microcosme reflété dans le macrocosme, toutes ces structures conduisant à l’interconnexion : Noetic tente d’aborder tous ces thèmes de manière poétique. Au fond, la connaissance, les actions et la conscience sont déjà là.

Alors que Sidi Larbi Cherkaoui commence son mandat à la tête du Ballet de Genève, Faun et Noetic entrent au répertoire de la compagnie de ballet du Grand Théâtre de Genève. Après sa performance locale en septembre 2022 à La Bâtie-Festival de Genève, le Ballet de Genève entamera une tournée avec sa reprise de l’une des pièces les plus emblématiques du magicien belgo-marocain de la danse. Faun tourne une nouvelle page pour la compagnie et le rayonnement de Genève en tant que ville internationale de la danse.

Présentation

Présentation

22-23

Saison 22-23

Programmation
Opéra, ballet, La Plage, … Retrouvez le programme complet de la nouvelle saison.
Mondes en migration
Présentation, interview d’artistes, explications… tout savoir et comprendre sur la nouvelle programmation du GTG.
Abo

S’abonner

Offrez-vous l’émotion d’une saison et obtenez la garantie de bénéficier des meilleures places, au meilleur prix, dans toutes les catégories !

Découvrez nos formules d’abonnement pour la SAISON 22-23.

#WeArtGTG

Tout l’univers du GTG. Ici, là, partout.

Restez connecté avec le GTG

Ma Newsletter

FAUN © Nicha Rodboon

Chœur du Grand Théâtre de Genève

Fondé également en 1962, le Chœur du Grand Théâtre de Genève se compose de plus de quarante chanteuses et chanteurs professionnel­le­s de toutes nationalités, auxquels s’ajoutent, selon les besoins de la programmation, des choristes complémentaires. Ils participent chaque saison aux productions lyriques du Grand Théâtre sous la direction d’Alan Woodbridge.

© Carole Parodi

Orchestre de la Suisse Romande

Depuis sa création en 1918, l’Orchestre de la Suisse Romande – d’Ernest Ansermet, son fondateur, à Jonathan Nott, en poste depuis cinq ans – a pu compter sur pas loin de 700 musiciens pour établir sa réputation. Il est aujourd’hui composé de 112 musiciens permanents, représentés par 16 nationalités différentes. L’OSR joue chaque année plus de 80 concerts, dont une vingtaine à l’étranger. Il assure les concerts d’abonnement à Genève et Lausanne, les concerts symphoniques de la Ville de Genève, le concert annuel à l’occasion de la journée de l’ONU, ainsi que les représentations lyriques au Grand Théâtre de Genève. Sa réputation s’est bâtie au fil des ans grâce à ses enregistrements historiques et à son interprétation des répertoires français et russes du XXe siècle. L’OSR a également su se renouveler lors de la crise sanitaire en allant à la rencontre du public, que ce soit en déambulant dans sa roulotte ou face à un unique spectateur dans des lieux insolites ou en streaming.

Formation de réputation mondiale, sous la baguette de son chef fondateur, puis de ses directeurs musicaux successifs (Paul Klecki 1967-1970, Wolfgang Sawallisch 1970-1980, Horst Stein 1980-1985, Armin Jordan 1985-1997, Fabio Luisi 1997-2002, Pinchas Steinberg 2002-2005, Marek Janowski 2005- 2012, Neeme Järvi 2012-2015), de son principal chef invité Kazuki Yamada (2012-2017) et du chef britannique Jonathan Nott, l’Orchestre de la Suisse Romande a toujours contribué activement à l’histoire de la musique avec la découverte ou le soutien de compositeurs contemporains. L’OSR a notamment participé à la création des œuvres d’Igor Stravinski, Darius Milhaud, Arthur Honegger, Frank Martin, André-François Marescotti, Benjamin Britten, Witold Lutosławski, Heinz Holliger, William Blank, Peter Eötvös, James MacMillan, Pascal Dusapin ou encore Michael Jarrell. C’est d’ailleurs toujours une de ses missions importantes : soutenir la création symphonique, et particulièrement suisse.

Lancé en 2019, le programme d’artiste en résidence, avec notamment le compositeur Yann Robin, puis le pianiste Francesco Piemontesi et le violoniste Frank Peter Zimmermann permet à l’Orchestre de nouer de riches relations artistiques et de réaliser de dynamiques échanges. Daniel Harding a été nommé chef en résidence en 2021-22 pour deux saisons. La création d’un nouveau poste de chef.fe assistant.e auprès de Jonathan Nott pour la saison 2022-23 permettra sa lauréate, Ana María Patiño- Osorio, de préparer le programme de concerts, d’enregistrements, d’opéras et de tournées, et d’acquérir une expérience précieuse dans la gestion d’un orchestre.

Collaborant étroitement avec la Radio Télévision Suisse dès son origine, l’Orchestre de la Suisse Romande est très tôt diffusé sur les ondes radiophoniques, donc capté par des millions de personnes à travers le monde. Grâce à un partenariat avec Decca (plus de 100 disques), qui donne naissance à des enregistrements légendaires, l’OSR confirme sa présence sur la scène musicale mondiale. Il a enregistré avec une dizaine de labels internationaux des disques qui ont reçu de nombreuses distinctions. Actuellement en partenariat avec Pentatone, l’OSR enregistre deux à trois albums par saison dont les deux derniers avec Jonathan Nott.

Les tournées internationales de l’OSR le conduisent dans les salles prestigieuses d’Europe (Berlin, Londres, Vienne, Salzbourg, Paris, Amsterdam, Moscou, Saint-Pétersbourg, Madrid) et d’Asie (Tokyo, Séoul, Beijing, Shanghai, Bombay), ainsi que dans les grandes villes des continents américains (Boston, New York, San Francisco, Washington, São Paulo, Buenos Aires ou Montevideo). Pour la prochaine saison, l’OSR partira deux fois en tournée à l’étranger : avec des concerts notamment en Hongrie (Budapest), en République Tchèque (Brno), en Allemagne (Brême, Düsseldorf, Cologne, Münich), en Belgique (Anvers) ou encore en France (Lille).
L’OSR est l’hôte de nombreux festivals, citons, depuis 2000, le Budapest Spring Festival, les Chorégies d’Orange, le Festival de Música de Canarias, le Festival de Pâques, le Lucerne Festival, Les Nuits Romantiques à Aix-les-Bains, le Festival de Radio France et Montpellier, le Gstaad Menuhin Festival, le Septembre Musical de Montreux, le Festival International de Santander, les Robeco Zomerconcerten à Amsterdam, le Grafenegg Festival en Autriche et les BBC Proms de Londres. L’OSR a également créé son propre festival : depuis 2020 il se produit à Genève-Plage, aux bords du Lac Léman avec des artistes comme Yoav Levanon, Marzena Diakun ou encore Francesco Piemontesi.

L’une des missions de l’OSR est de promouvoir la musique symphonique auprès des jeunes d’aujourd’hui qui deviendront le public de demain et d’offrir une large palette d’activités. Celles-ci comprennent notamment les parcours pédagogiques qui préparent les enfants à venir aux concerts avec divers ateliers proposés en amont, les Concerts pour petites oreilles avec possibilité d’essayer des instruments, les Concerts en famille au Victoria Hall, les concerts scolaires et répétitions ouvertes aux classes en collaboration avec le département de l’instruction publique (DIP) de l’État de Genève. L’Orchestre réalisera comme chaque année une tournée en Suisse romande afin de permettre aux écoliers de tous les cantons romands de l’écouter.

L’Orchestre de la Suisse Romande est soutenu par la Ville de Genève, la République et canton de Genève, le canton de Vaud, la Radio Télévision Suisse, les associations genevoise et vaudoise des Amis de l’OSR et de nombreux sponsors et mécènes.

© Niels Ackermann

Ma Newsletter

Alan Woodbridge

Directeur des chœurs du Grand Théâtre depuis 2014, le travail d’Alan Woodbridge est empreint par la vigueur, l’exigence et l’intense musicalité de son approche. Chanteur de formation, organiste et pianiste, étudiant à Trinity Cambridge et au Royal College of Music de Londres, il travaille entre autres à Londres, Amsterdam, Tokyo, Dresde, Paris ou San Francisco. Il a été chef de chœur à l’Opéra de Lyon pendant 18 saisons, participant aux productions et enregistrements avec des équipes de renommée internationale. Citons la Trilogie Pouchkin avec Kirill Petrenko et Peter Stein. Il a reçu un Grammy pour l’enregistrement de Doktor Faust de Busoni. Alan Woodbridge est Chevalier des arts et des lettres.

© GTG / Matilde Fassò

Sidi Larbi Cherkaoui

Chorégraphe

Figure de proue de la scène contemporaine belge, Sidi Larbi Cherkaoui compte plus de 50 chorégraphies à son actif et une série de prix dont deux Olivier Awards, trois prix « meilleur chorégraphe de l’année » de tanz et le Kairos Prize 2009. Bien connu de la scène genevoise, il quitte la tête du Ballet Vlaanderen, avec lequel il a créé Fall (2015), Exhibition (2016) et Requiem (2017), pour prendre la direction du Ballet du Grand Théâtre de Genève dès juillet 2022. En 2018, Cherkaoui s’associe avec Damien Jalet et Marina Abramović pour la production de Pelléas et Mélisande à Anvers, puis pour Boléro à l’Opéra national de Paris. Ses mises en scène pour l’opéra comptent aussi Les Indes galantes de Rameau, Alceste de Gluck et Satyagraha de Philip Glass. Son affinité avec le ballet et l’opéra a donné naissance à certaines de ses œuvres les plus durables, ainsi qu’à de passionnantes collaborations interdisciplinaires avec des artistes visuels, des designers et des musiciens.

© Jeroen Hanselaer