Anna Bolena

Anna Bolena

Tragédie lyrique de Gaetano Donizetti

La Tribune de Genève

« Un beau plateau vocal, dans une mise en scène sobre et élégante »

Aperçu

J’ai entendu dire que le bourreau était très doué et j’ai le cou très mince.

attribué à Anne Boleyn, le 19 mai 1536, le jour de son exécution

Infos et distribution

Œuvre

Mesures sanitaires

Infos et distribution

Tragédie lyrique de Gaetano Donizetti
Livret de Felice Romani
Créée à Milan en 1830
Première fois au Grand Théâtre de Genève

22, 26, 29 octobre 2021 – 19h30
1, 4, 11* novembre 2021 – 19h30
7* novembre 2021 – 15h

* audiodescription disponible

Chanté en italien avec surtitres en français et anglais
Durée : approx. 3h30 avec un entracte inclus

DISTRIBUTION
Direction musicale Stefano Montanari
Mise en scène Mariame Clément
Scénographie et costumes Julia Hansen
Lumières Ulrik Gad
Dramaturgie Clara Pons
Direction des chœurs Alan Woodbridge

Anna Bolena Elsa Dreisig
Enrico VIII Alex Esposito
Riccardo Percy Edgardo Rocha
Giovanna Seymour Stéphanie d’Oustrac
Smeton Lena Belkina
Lord Rochefort Michael Mofidian / Stanislav Vorobyov (7 & 11 novembre)
Sir Hervey Julien Henric

Chœur du Grand Théâtre de Genève
Orchestre de la Suisse Romande

Avec le soutien de
MADAME ALINE FORIEL-DESTEZET

Œuvre

Anne Boleyn était donc l’une des femmes d’Henri VIII, Henri Tudor, l’homme qui inspira le mythe de Barbe-Bleue et le roi qui établit le schisme des églises anglicane et catholique. Accusée par son mari d’adultère et de haute trahison, elle fut décapitée en 1536. Elle fut la mère de la reine Élisabeth Ire. Archiconnues, les histoires de la dynastie des Tudor font toujours le pain quotidien de nombreux biopics et séries d’aujourd’hui. Mais on pourrait aussi se demander quel est le sens de raconter encore et toujours la même histoire. Loin du « réalisme historique » ou des psychologismes hollywoodiens, le binôme Mariame Clément/Julie Hansen nous emmène par le trou de la serrure dans une trilogie des Tudors/Donizetti pas comme les autres et qui nous poursuivra sur les prochaines trois saisons. Avant même de présenter les sequels, nous voici projetés non pas au temps d’Anne Boleyn, ni dans les guerres politiques et religieuses qui ensanglantèrent l’Angleterre pendant près d’un siècle, ni dans l’imaginaire préromantique qui nourrissait Donizetti et ses contemporains et encore moins dans un décodage dramatique à la Schiller ! Non, voici que nous plongerons dans un tableau abstrait. Ou même dans une multitude de tableaux abstraits. Et si heureusement pour nos oreilles et notre attention, tout n’est pas synchrone, les temps et les perspectives se superposeront toutefois. Les duos et trios dramatiques, triangles étriqués qui se resserrent encore, se succéderont dans un décor de palais bleu Holbein où les murs se soulèvent sur une nature extérieure qui semble regarder à l’intérieur. Bien plus que d’offrir une échappatoire, elle entoure les personnages de la mansuétude du temps invisible et, dans cet écoulement soudain de l’espace, le labyrinthe du temps dédouble les scènes récurrentes, souvenirs, parallélismes, rêves et fantaisies. Les chambres ne sont plus que les antichambres du regard. Mais du nôtre ou de celui de la reine Élisabeth, fantôme prisonnière de son existence, ou bien de cet art du récit opératique ? La soprano Elsa Dreisig dans le rôle-titre et la mezzo Stéphanie d’Oustrac campant son amie et rivale Jeanne Seymour, deux stars lyriques françaises qui s’essayent pour la première fois au bel canto, nous emmèneront dans ce qui est désormais dénommé la « trilogie » du maître de Bergame, incarnant dans les saisons qui suivront celle-ci, les rôles principaux dans Maria Stuarda et puis Roberto Devereux. Le baryton-basse au talent plus qu’affirmé Alex Esposito, lui-même de Bergame, et le jeune ténor qui nous a déjà conquis dans La Cenerentola, Edgardo Rocha, assureront respectivement les rôles d’époux tyrannique et d’amant languissant. Stefano Montanari, que la première vague nous avait tout à coup chipé avec l’annulation de La Cenerentola, sera enfin à nos côtés pour cette aventure immersive dans l’univers donizettien.

Mesures sanitaires

Un dispositif d’accueil ajusté aux règles sanitaires pour votre confort et votre sécurité sera mis en place pour vous accueillir. Suivant les recommandations des autorités et de l’Union des Théâtres Suisses, le Certificat COVID sera demandé à l’entrée du bâtiment et le masque sera recommandé afin d’accentuer le sentiment de sécurité à l’intérieur du théâtre.

Ouverture des portes 1 heure avant le début de la représentation. Nous vous recommandons de venir tôt pour éviter les files d’attente lors de votre entrée dans le bâtiment. Le Grand Théâtre proposera de nombreuses entrées afin de fluidifier l’arrivée du public. Rendez-vous comme d’habitude à l’entrée principale où notre service d’accueil saura vous aiguiller.

Test rapide gratuit à disposition au théâtre ! Le GTG vous propose un dispositif de test rapide antigénique 2 heures avant le début de la représentation. Ces tests sont gratuits. Nous vous recommandons de venir en avance pour ne pas manquer le début du spectacle.

> plus d’info sur les mesures

Préambule

Podcast

Podcast

Une proposition du Grand théâtre de Genève et de RTS culture
Conception et voix : Charles Sigel
Réalisation : Gerald Hiestand

Plage

Anna à La Plage

Découvrez toutes les activités qui gravitent autour de la production.

Intropéra
45 minutes avant le spectacle
+

Vite, vite ! La cloche ne sonne pas encore mais 45 minutes avant le spectacle, on se rafraîchit la mémoire, on s’éveille au printemps de l’opéra : un petit avant-goût qui vous rapporte les clés de l’œuvre et vous guide à l’intérieur des mondes merveilleux, apocalyptiques, critiques ou hyperréalistes créés par les équipes artistiques pour chaque production. Vite, vite, le temps d’attraper un verre de bulles au pas- sage et vous voilà assis(e) sous le plafond scintillant des mille et un opéras !
 
45 minutes avant chaque représentation
Entrée libre avec le spectacle
Au foyer du GTG

Apéropéra
Jeudi 7 octobre dès 18h30
+

Le premier Apéropéra de la saison se décline en mélodies royales et bourgeoises. Un échange entre des musiques attribuées à Henri VIII, roi d’Angleterre que l’on dit aussi éduqué que sanguinaire, et des mélodies italiennes du siècle bourgeois, centrées autour de la figure de Gaetano Donizetti : le triomphe de la voix et l’émotion sur la parole?
 
Julien Henric, ténor
Michael Mofidian, basse
Xavier Dami, piano
> découvrir le programme
 
Jeudi 7 octobre 2021
Dès 18h30
Entrée CHF 25.– (premier drink compris)
Dans les foyers du GTG

Atelier public
Samedi 16 octobre à 11h
+

Cavatine, cabaletta, legato… connaissez-vous toutes les subtilités du bel canto ? Pour le premier atelier public du Grand Théâtre, la soprano Clémence Tilquin, accompagnée au piano par Fabrice Farina vous emmènera à la découverte du travail de la voix et vous guidera dans vos premiers pas de chanteuses et chanteurs du répertoire romantique italien. Ah, che bella giornata!
 
Clémence Tilquin, soprano
Fabrice Farina, piano
 
Samedi 16 octobre 2021
À 11h
Entrée CHF 15.–
CHF 10.– (jusqu’à 12 ans)

 
 
Mesures sanitaires
Suivant les recommandations des autorités et de l’Union des Théâtres Suisses, le Certificat COVID accompagné d’une pièce d’identité sera demandé à l’entrée du bâtiment. Le port du masque est obligatoire dès 12 ans. Une distance de 1,5m entre les participants sera appliquée afin de permettre le retrait du masque lors des exercices de chant.

Éclairage
Mercredi 20 octobre à 18h30
+

Anna, as-tu vraiment perdu la tête ?, une conférence présentée par Sandro Cometta au Théâtre de l’Espérance.
Comment un jeune compositeur attachant, pris dans l’étau de circonstances dignes d’un feuilleton, parvient à se dépasser en créant un chef-d’œuvre de dramaturgie et de bel canto ? Quel est cet extravagant lieu commun que musicologues, critiques et metteurs en scène se plaisent à relayer au sujet de la fin de l’opéra ? Et que vient faire une diva grecque dans cette histoire ?
 
> PLUS D’INFO

Duel
Jeudi 21 octobre à 20h
+

Qui est ce chevalier enfermé dans son armure, qui semble porter le poids du monde sur son dos ? Et puis qui s’élance léger sur une piste glacée ? Que regarde-t-il avec envie et désespoir, la tête penchée vers le haut ? Le ciel ? Les étoiles ?
Pour le premier duel de la saison « Faites l’amour,… », Pauline Julier, l’artiste video qui se cache derrière ces images, viendra nous présenter son rapport, artistique mais pas seulement, à la nature. Sur une corde de funambule, comment sortir de la dichotomie sujet/objet, humain vs nature. Un voyage en images et paroles dans l’univers anthropocène.
 
Jeudi 21 octobre 2021
À 20h
Entrée CHF 15.–
Grande scène du GTG

En coulisse
Vendredi 29 octobre
+

N’avez-vous jamais rêvé de guigner de l’autre côté du rideau juste après le spectacle ? De voir comment tout l’appareil fonctionne ? De passer subrepticement en coulisse et voir les femmes et les hommes de l’ombre s’affairer à remettre la scène en état ? Et qui sait, croiser une ou un artiste de la représentation que vous venez de vivre ?
 
À l’issue de la représentation du 29 octobre, guidés par un des responsables techniques de la production, vous pourrez ainsi passer de l’autre côté et découvrir monts et merveilles. Profitez-en, vous pouvez poser toutes les questions qui vous passent par la tête. Et en plus c’est gratuit.
 
La visite des coulisses dure approximativement 20 minutes et démarre 15 minutes après le spectacle. Entrée libre avec le spectacle sur réservation préalable auprès de notre service billetterie par courriel [email protected].

Afternoon Tea
Dimanche 31 octobre à 15h
+

Un goûter à l’anglaise à en perdre la tête !
Dans le cadre de la production d’Anna Bolena la tradition britannique de l’Afternoon Tea s’invite dans les Foyers du Grand Théâtre. Venez déguster des scones et savourer votre thé dans les dorures tout en profitant d’une animation musicale. Un invité surprise animera également ce moment de détente dominicale.
 
Menu
Boissons

  • 1 coupe de champagne (uniquement pour le menu Champagne à 55.-)
  • Boissons chaudes (thé, café, etc.) et eaux

 
Salé, 3 finger sandwichs

  • Saumon fumé et crème à l’aneth
  • Œuf fermier et coleslaw
  • Suprême de volaille, sauce parmesan, laitue romaine

 
Sucré

  • Scones nature, clotted cream et confiture
  • Brownies, noix de pécan, ganache montée
  • Financier aux amandes

 
Dimanche 31 octobre 2021
De 15h à 18h
Afternoon Tea Champagne : CHF 55.-
Afternoon Tea : CHF 40.-
Foyer du GTG

On se renseigne

Anna Bolena
21-22

Saison 21-22

Programmation
Retrouvez le programme complet de la nouvelle saison.
Titanic, un film de Pauline Julier
En réaction au slogan Faites l’amour,… Pauline Julier a produit Titanic, une vision fulgurante d’un monde en naufrage où le spectacle continue.
Faites l’amour
Présentation, interview d’artistes, explications… tout savoir et comprendre sur la nouvelle programmation du GTG.
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Credit photos Anna Bolena
© GTG / Magali Dougados
© GTG / Monika Rittershaus

© Jean-Baptiste Millot

Stéphanie d’Oustrac

Mezzo-soprano

Arrière-petite-nièce de Francis Poulenc, Stéphanie d’Oustrac se destine très tôt à la musique et au théâtre. William Christie est le premier à voir en elle ses talents de chanteuse et de comédienne et lui offre ses premiers rôles de tragédienne ; ses débuts sont indéniablement marqués par l’univers du répertoire baroque (Médée, Armide, L’Incoronazione di Poppea, Dido and Aeneas).
Ses qualités de diction la font rapidement remarquer et devenir une des figures incontournables du répertoire français (Carmen, Béatrice et Bénédict, Pelléas et Mélisande, Werther, Les Troyens, L’heure espagnole, L’Aiglon…). Sa carrière est également marquée par le répertoire mozartien (La Clemenza di Tito, Idomeneo, Così fan tutte, Don Giovanni…).
Sa personnalité artistique séduit metteurs en scène et chefs de renom et elle se produit ainsi sur les plus grandes scènes à l’opéra, mais également très régulièrement en concert et en récital.

Programme

Greensleeves
Julien Henric et Michael Mofidian

William Byrd
Galliarda
XCIV du Fitzwilliam Virginal Book
Xavier Dami

Franz Schubert
An Silvia
D 891
Michael Mofidian

Gaetano Donizetti
« Quanto è bella, quanto è cara  »
air extrait de L’elisir d’amore
Julien Henric

Gerald Finzi
O Mistress Mine
Fear No More the Heat o’the Sun
de Let us Garlands Bring op.18
Michael Mofidian

Gaetano Donizetti
Il sospiro
Julien Henric

Giuseppe Verdi
« Come dal ciel precipita“
air extrait de Macbeth
Michael Mofidian

Gaetano Donizetti
„Una furtiva lagrima „
air extrait de L’elisir d’amore
Julien Henric

Michael Mofidian

Baryton-basse

Originaire de Glasgow, Michael Mofidian étudie à l’Université de Cambridge et à la Royal Academy of Music avant de rejoindre le Jette Parker Young Artist Programme au Royal Opera House de 2018 à 2020, où il joue sous la baguette de chefs renommés, tels que Sir Antonio Pappano, Edward Gardner ou Julia Jones. Vainqueur du « Prix Pavarotti » en 2017 et du Prix du Royal Over-Seas League l’année suivante, il fait ses débuts au Festival de Glyndebourne dans le rôle du Docteur (Pelléas et Mélisande). Doués dans tous les genres, il jouit d’un répertoire extrêmement varié, qui couvre l’opéra italien (La forza del Destino, Tosca) et allemand (Così fan tutte, Don Giovanni), comme le russe (La Dame de Pique). Michael Mofidian produit aussi régulièrement en concert dans les Requiem de Fauré, Mozart et Verdi ou le Stabat Mater de Dvořák, ainsi qu’en récital avec Keval Shah. En août 2021, il incarne le rôle de Cesare Angelotti (Tosca) aux côtés de Anna Netrebko au Festival de Salzbourg. Cette saison, Michael Mofidian intègre le Jeune Ensemble du Grand Théâtre de Genève.

© Benjamin Ealovega

© Jean-Baptiste Millot

Stéphanie d’Oustrac

Mezzo-soprano

Arrière-petite-nièce de Francis Poulenc, Stéphanie d’Oustrac se destine très tôt à la musique et au théâtre. William Christie est le premier à voir en elle ses talents de chanteuse et de comédienne et lui offre ses premiers rôles de tragédienne ; ses débuts sont indéniablement marqués par l’univers du répertoire baroque (Médée, Armide, L’Incoronazione di Poppea, Dido and Aeneas).
Ses qualités de diction la font rapidement remarquer et devenir une des figures incontournables du répertoire français (Carmen, Béatrice et Bénédict, Pelléas et Mélisande, Werther, Les Troyens, L’heure espagnole, L’Aiglon…). Sa carrière est également marquée par le répertoire mozartien (La Clemenza di Tito, Idomeneo, Così fan tutte, Don Giovanni…).
Sa personnalité artistique séduit metteurs en scène et chefs de renom et elle se produit ainsi sur les plus grandes scènes à l’opéra, mais également très régulièrement en concert et en récital.

Edgardo Rocha

Ténor

Musicien polyvalent, Edgardo Rocha étudie le piano, la direction et le chant à Montevideo, puis en Italie, avant de faire ses débuts en Gianni di Parigi au Festival de Martina Franca en 2010. Spécialiste du répertoire rossinien, il chante L’Italiana in Algeri, Le Comte Ory, Il turco in Italia, La gazza ladra, Il barbiere di Siviglia et Belfiore dans Il viaggio a Reims à Vienne, Madrid, Naples, Zurich, Dresde et Hambourg, de même que La donna del lago au Festival de Salzbourg. Il se produit également en Iago dans Otello à La Scala, dans Don Pasquale, I Puritani et Les Pêcheurs de perles à Nancy, Stuttgart et Florence. Il chante La Cenerentola à Stuttgart, Séville, Lausanne, Monte-Carlo, en tournée européenne aux côtés de Cecilia Bartoli, et dans le film La Cenerentola, diffusé par RAI et Mondovision. Familier du public romand pour ses prestations dans Il barbiere di Siviglia et Anna Bolena à Lausanne, il fait également ses débuts sur la scène lyrique genevoise dans La Cenerentola la saison passée.

© Victor Santiago

Alex Esposito

Baryton-basse

Né à Bergame en Italie, Alex Esposito reçoit en 2007 le prestigieux Prix Abbiati, décerné par les critiques italiens au meilleur chanteur lyrique de l’année 2006. Il se produit régulièrement dans les grands théâtres lyriques et festivals internationaux (Scala de Milan, La Fenice de Venise, Staatsoper de Vienne, Bayerische Staatsoper de Munich, Deutsche Oper de Berlin, Royal Opera House de Londres, Teatro Real de Madrid, Opéra national de Paris, Festivals de Salzbourg et d’Aix-en-Provence) où il a travaillé sous la direction de chefs d’orchestre comme Claudio Abbado, Kent Nagano, Daniele Gatti, Fabio Biondi et avec des metteurs en scène tels Peter Mussbach, Claus Guth, Damiano Michieletto ou Pierluigi Pizzi. Il a interprété les rôles de Leporello (Don Giovanni), Papageno (Die Zauberflöte), Figaro (Le Nozze di Figaro), Guglielmo (Così fan tutte). Invité régulier du Festival Rossini de Pesaro, il joue notamment dans La Gazza ladra, La Cenerentola, et Il barbiere di Siviglia. En 2016, il reçoit le « Premio d’oro » pour ses prestations à Pesaro.

Elsa Dreisig

Soprano

D’origine franco-danoise, Elsa Dreisig est diplômée du Conservatoire national supérieur de Paris. En 2016, elle remporte le Premier Prix féminin au prestigieux concours Operalia. Elle est par ailleurs nommée « Jeune artiste de l’année » par le magazine Opernwelt et « révélation artiste lyrique » aux Victoires de la musique classique. Déjà en 2015, elle avait remporté le Prix du public au concours Neue Stimmen. Elle intègre en 2017 la troupe du Staatsoper Berlin et chante aux opéras de Paris et de Zurich ainsi qu’au Festival d’Aix-en-Provence. En concert, elle collabore avec des orchestres tels que la Staatskapelle de Berlin, l’Orchestre philharmonique de Berlin, le London Symphony Orchestra, l’Orchestre philharmonique de Vienne, l’Orchestre philharmonique de Munich et le West-Eastern Diwan Orchestra sous la direction de chefs d’orchestre tels que Daniel Barenboim, Fabio Luisi, Sir Simon Rattle, Franz Welser-Möst et David Zinman. À Genève, elle s’est produite la saison passée aux côtés de l’OSR lors d’un concert Verdi/Wagner.

Ulrik Gad

Éclairagiste

Originaire du Danemark, Ulrik Gad est diplômé de l’École nationale danoise des arts du spectacle de Copenhague, où il a enseigné le design de lumières de 2009 à 2017. Il met son savoir à la disposition d’une grande variété d’arts, de la scène au cinéma, en passant par l’architecture. Très actif en Scandinavie, Ulrik Gad éclaire les scènes du Théâtre Royal de Copenhague, du Théâtre de Aarhus (Danemark), des Opéras de Göteborg et Malmö, ainsi que le Théâtre Dramatique Royal de Stockholm. À l’opéra, il éclaire La Bohème, Madama Butterfly et Don Giovanni à Copenhague, où il collabore également avec Michael Thalheimer ou Katie Mitchell pour des productions théâtrales, ainsi que Der Fliegende Holländer et Die Zauberflöte au Norrlandsoperan (Suède). Dernièrement, Ulrik Gad illumine trois productions du Théâtre Royal de Copenhague : Hamlet, Ebberød Bank 2.0 et Hobbitten.

© Bianca Hobusch

Julia Hansen

Scénographe / Costumière

Née à Hambourg, Julia Hansen étudie les sciences théâtrales et l’histoire du théâtre, ainsi que la sculpture à Berlin. Aujourd’hui décoratrice et créatrice de costumes pour l’opéra, le théâtre et la danse, elle est récompensée par de nombreuses distinctions, dont le premier prix de l’European Opera-Directing-Competition (EOP) et le titre de « Designer de l’Année » par le Syndicat Professionnel de la Critique de France en 2010. Elle collabore régulièrement avec l’Opéra National du Rhin de Strasbourg, où elle crée notamment la scénographie de La Belle Hélène, Werther, Platée, Rosenkavalier, Liebesverbot, Calisto et Barkouf. Elle participe également à des productions en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Espagne, au Chili et au Royaume-Uni, ainsi qu’en Suisse. En dehors de l’opéra, elle conçoit des designs pour le théâtre, dans Othello à Dresde ou Maria Stuart à Tokyo. Julia Hansen a en outre réalisé l’exposition Passion au Deutsches Hygiene-Museum de Dresde en 2011.

© Elisa Haberer

Mariame Clément

Metteuse en scène

Diplômée en lettres et histoire de l’art de l’École normale supérieure de Paris, Mariame Clément achève un doctorat sur la miniature médiévale persane tout en effectuant ses premiers stages au Staatsoper Unter den Linden. Elle signe sa première mise en scène en 2004 avec Il signor Bruschino/Gianni Schicchi à l’Opéra de Lausanne, avec des décors et costumes de Julia Hansen. Depuis, le binôme enchaîne les mises en scène, de l’Opéra de Paris au Covent Garden, en passant par Dresde, Berne et Athènes, dans des créations comme Les Pigeons d’argile de Philippe Hurel (Toulouse, 2014) à des redécouvertes comme Barkouf d’Offenbach (Opéra National du Rhin, 2018), prix de la meilleure redécouverte aux Opera Awards 2019. En 2020, sa production de Don Quichotte pour le Festival de Bregenz remporte le prix de la meilleure production de l’année au Österreichischer Musiktheaterpreis.

© Roberto Cifarelli

Stefano Montanari

Chef d’orchestre

Violoniste de renom dans le domaine de la musique baroque, auteur d’une méthode d’apprentissage, Stefano Montanari mène de surcroît une carrière de chef d’orchestre, et non des moindres. Grand spécialiste de Rossini, il dirige très souvent ses opéras, comme Il barbiere di Siviglia à Vérone ou à Venise, La Cenerentola à Lyon, Édimbourg et Rome, Il viaggio a Reims à Amsterdam et Rome mais aussi son Stabat Mater à Varsovie. Il est très souvent invité pour diriger Mozart, à Lyon (Don Giovanni dans la mise en scène psychanalytique de David Marton), à Anvers (La clemenza di Tito) ou encore à Moscou (Così fan tutte). En 2021, il a été invité à l’opéra de Zurich pour diriger la version de Berlioz d’Orphée et Eurydice de Gluck. Anna Bolena sera enfin l’occasion de sa première à Genève.

Alan Woodbridge

Directeur des chœurs du Grand Théâtre depuis 2014, le travail d’Alan Woodbridge est empreint par la vigueur, l’exigence et l’intense musicalité de son approche. Chanteur de formation, organiste et pianiste, étudiant à Trinity Cambridge et au Royal College of Music de Londres, il travaille entre autres à Londres, Amsterdam, Tokyo, Dresde, Paris ou San Francisco. Il a été chef de chœur à l’Opéra de Lyon pendant 18 saisons, participant aux productions et enregistrements avec des équipes de renommée internationale. Citons la Trilogie Pouchkin avec Kirill Petrenko et Peter Stein. Il a reçu un Grammy pour l’enregistrement de Doktor Faust de Busoni. Alan Woodbridge est Chevalier des arts et des lettres.

© GTG / Matilde Fassò

© Katharina Haaris

Lena Belkina

Mezzo-soprano

Admirée pour sa voix « fulminante, belle et brillante », Lena Belkina s’est établie sur la scène internationale, suite à ses débuts au sein des ensembles des opéras de Leipzig et de Vienne. Elle se produit entre autres à Tokyo, Prague, Kiev, St-Pétersbourg, Turin, Bologne, Naples, Valence, Bruxelles, Lausanne, de même qu’à Genève. La mezzo-soprano ukrainienne s’est en particulier distinguée dans les rôles de Jeanne d’Arc (La Pucelle d’Orléans) au Theater an der Wien, Adalgisa (Norma) à l’Opéra National d’Ukraine, Carmen (rôle-titre) au Festival de Bregenz, Elena (La donna del Lago) à l’Opera de Lausanne, Rosina (Il Barbiere di Siviglia) au Grand Théâtre de Genève et au New National Theatre de Tokyo. Par ailleurs, elle chante en concert avec José Carreras au Konzerthaus de Vienne, et le Requiem de Verdi, avec le New Lausitzer Philharmonic Orchestra. En 2020, Lena Belkina est en outre nominée dans la catégorie « Young Singer of the Year » aux International Opera Awards.

Clara Pons

Dramaturge du Grand Théâtre depuis 2019, Clara Pons a étudié la philosophie à l’Université libre et le piano au Conservatoire royal de Bruxelles, avant de se tourner vers la vidéo et le théâtre. Elle a travaillé comme assistante à la mise en scène entre autres au Theater Basel, à l’Opéra de Francfort, et à l’Operaballet Vlaanderen. Son adaptation du Schwanengesang de Schubert a été montrée notamment à la Monnaie, au Komische Oper Berlin, au Theater an der Wien et au Norske Opera Oslo. En 2013, elle a présenté son film Irrsal/Forbidden Prayers dédié aux Lieder de Hugo Wolf à la Tonhalle de Düsseldorf, puis en tournée en compagnie de plusieurs orchestres, dont le Philharmonique de Rotterdam. S’en est suivi en 2015 le film Wunderhorn, une adaptation des lieder de Mahler créé au Klarafestival avant de faire l’objet d’une tournée européenne. En 2017, son film sur Harawi de Messiaen a été créé au Singel. Son dernier film, Lebenslicht, adapté des cantates de Bach et présenté en première mondiale au Concertgebouw Brugge en janvier 2019, est le fruit de la collaboration avec Philippe Herreweghe et le Collegium Vocale Gent. Clara Pons travaille aussi comme vidéaste pour la scène lyrique ; son travail interroge la relation entre narration, musique et image.

Julien Henric

Ténor

Révélation lyrique 2018 de l’ADAMI et 2e Prix 2019 des Symphonies d’automne de Mâcon, Julien Henric est membre du Jeune Ensemble du Grand Théâtre de Genève depuis la saison 2020/21. Après des études d’ingénierie, il est diplômé du CRR de Lyon puis admins en 2017 au CNSMD de Lyon, dont il sort diplômé en 2020. Lauréat de trois prix au Concours Raymond Duffaut d’Avignon en 2018, il débute sur scène cette même année, dans les rôles de Pâris (La Belle Hélène) à l’Opra de Dijon et d’Alfredo (La Traviata) au Festival Lyrique en Lyonnais. Il est aussi Polidoro (Il Flaminio) au TNP de Villeurbanne et Tamino (Die Zauberflöte) en 2019. Passionné par le lied allemand, il s’est produit dans les Dichterliebe de Schumann et le Winterreise de Schubert. L’année passée, Julien Henric s’est particulièrement distingué dans le rôle de Janek Prus (L’Affaire Makropoulos) au Grand Théâtre de Genève.

© Florent Drillon