Combattimento

Combattimento

Monteverdi et ses contemporains

À peu de distance, au sein d’une montagne
jaillit en murmurant un petit ruisseau
il y court et remplit son heaume à la source
et revient tristement vers son pieux office

La Jérusalem délivrée

Infos et distribution

Œuvre

Infos et distribution

Spectacle musical autour de Monteverdi et ses contemporains
Il combattimento di Tancredi e Clorinda et autres musiques de Claudio Monteverdi, Luigi Rossi, Antonio Sartorio, Lorenzo Allegri, Maurizio Cazzati

6 et 7 novembre 2022 — 20h
Durée : environ 1h30 sans entracte

Recommandé famille
Intropéra 45 minutes avant chaque représentation

DISTRIBUTION
Équipe scénique
Concept, programme, dramaturgie, arrangements, direction musicale Christina Pluhar
Mise en scène Christina Pluhar & Julien Girardet
Conception scénographie Christina Pluhar & Chiara Mirabella
Assistantes Anna Dego & Priscilla Bescond
Conception costumes Bruno Fatalot
Réalisation costumes Ateliers MBV / Bruno Fatalot
Création & régie lumière Jean-Philippe Lagarde
Régie générale technique Bertrand Killy
Création vidéo Alessandra Pescetta
Chorégraphie Andressa Miyazato, Bruna Gondoni, Marco Bendoni

Chanteur·euse·s
Orfeo & Testo Rolando Villazón
Euridice & Clorinda Céline Scheen
La Morte Valer Sabadus
Una delle tre età (Giovane) & Ninfa Benedetta Mazzucato
Messagiera Giuseppina Bridelli
Una delle tre età, La Pastore, Spirito & Tancredi Cyril Auvity
Una delle tre età (Vecchia), Pastore & Spirito Renato Dolcini
L’Umana fragilità Marco Beasley

Danseur·euse·s
Anima d’Euridice Andressa Miyazato
Clorinda Bruna Gondoni
Tancredi Marco Bendoni

Ensemble L’Arpeggiata
Cornet à bouquin Doron David Sherwin
Baroque violine Kinga Ujszászi
Baroque violine Catherine Aglibut
Alto Ania Nowak
Viole de gambe Rodney Prada
Violoncelle baroque Diana Vinagre
Théorbe & guitare baroque Josep Maria Marti Duran
Harpe baroque Carlotta Pupulin
Psalterium Margit Übellacker
Percussions Tobias Steinberger
Contrebasse Leonardo Terrugi
Orgue & clavecin Dani Espasa
Orgue & clavecin, chef de chant Marie van Rhijn

Production de L’Arpeggiata – Christina Pluhar

Merci à Claudio Collovà pour la permission d’utiliser l’image « Il trionfo della Morte » (Anonym – Palazzo Abatellis, Palerme)

En coproduction avec MÜPA Budapest, Markgräfliches Opernhaus Bayreuth, Teatro Sociale di Camogli, Grand Théâtre de Genève, Auditorium de Lyon, L’Arpeggiata, International Artists, editions & productions GmbH
 
 
Erratum : la compagnie Siamese (Rosalba Torres Guerrero et Koen Augustijnen), figurant sur la brochure de saison 2022-2023 dans la distribution du spectacle, ne participera pas à celui-ci.

Œuvre

1624. Dix-sept ans après la première représentation de son Orfeo, Venise est en train de fêter le carnaval pour lequel Monteverdi compose la scène émouvante Il combattimento di Tancredi e Clorinda, un madrigal conçu comme un duel de chevaliers dans un espace restreint et surtout un plaidoyer pour l’amour… ou la mort ? Cette scène concentrée, qualifiée par Monteverdi lui-même de genere rappresentativo, est extraordinaire dans son expressivité et constitue un jalon dans l’histoire de la musique du XVIIe siècle. Monteverdi y fait raconter l’histoire par un narrateur car les protagonistes eux-mêmes, trop occupés à se battre, ne prennent qu’à de rares occasions la parole. Il introduit aussi pour la première fois de nouvelles techniques de jeu pour les cordes : ainsi les pizzicati, trémolos et strappati permettent d’imiter le piétinement des sabots des chevaux, le choc des sabres, la rupture des lances et le heurt des casques. Recherchant à traduire les figures rhétoriques en musique, Monteverdi utilise comme modèle narratif et prosodique un épisode de l’épopée La Jérusalem délivrée du Tasse, celui où, pendant la première croisade, Tancrède le chrétien provoque au combat un homme armé. À l’issue d’un rude combat, il finit enfin par lui porter un coup fatal. Ce n’est que lorsqu’il enlève le casque au chevalier mourant qu’il reconnaît en son farouche ennemi Clorinde, la guerrière sarrasine qui est sa maîtresse. Il a tué sa bien-aimée.
Depuis le début de leur collaboration dans L’Orfeo de Claudio Monteverdi en 2016, Rolando Villazón, Christina Pluhar et son célèbre ensemble L’Arpeggiata, le mythe d’Orphée ne les quitte plus. Ensemble, avec cinq chanteurs baroques des plus raffinés, ils osent se retourner sur la perte de l’être aimé et suivent les histoires de la tragédie amoureuse dans tous les sens musicaux du terme. De leur style vivant, coloré et nuancé, ils retracent pour nous la route et les détours des déboires de Tancrède et de la belle Clorinde mais aussi des amours malheureux du couple paradigmatique de L’Orfeo à travers le répertoire monteverdien et celui de ses contemporains et héritiers moins connus tels Luigi Rossi, Antonio Sartorio, Lorenzo Allegri ou Maurizio Cazzati.
Christina Pluhar et son ensemble L’Arpeggiata font désormais partie des ensembles baroques les plus populaires de notre temps, avec leurs programmes originaux qui dépassent les frontières du genre et font l’objet de nombreux disques couronnés de prix et du grand intérêt du public.

Présentation

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Légende photo
Congo, 2013
© Paolo Pellegrin

Marco Beasley

Ténor

Marco Beasley est né à Portici, près de Naples, en 1957. Au cours de ses études musicales à l’Université de Bologne, il approfondit sa connaissance des deux pivots stylistiques de la fin de la Renaissance – le récitant cantando et la polyphonie sacrée et profane. Il entame ainsi une active carrière de concertiste qui l’amène rapidement dans les salles les plus prestigieuses, du Mozarteum de Salzbourg au Concertgebouw d’Amsterdam, de l’Accademia di Santa Cecilia de Rome au Lincoln Center de New York.
En tant que chanteur, acteur et écrivain, la personnalité de Marco Beasley embrasse l’âme insouciante de Naples, la joie de vivre de faire de la musique et le désir de se confronter au monde de la poésie et de la littérature.
“De nombreuses qualités résident en lui : la pureté claire et indubitable du timbre de sa voix ; une technique vocale très particulière qui est le résultat d’une étude personnelle approfondie et de recherches historiques ; l’amour des mots, à la fois sophistiqués et dialectiques ; une prédisposition naturelle pour communication et expressivité. Tous se traduisent par une variété de couleurs et de registres vocaux, une approche musicale captivante où la joie et l’irrévérence burlesque cèdent la place à un style plus plaintif et solitaire, à la fois intimiste et émouvant. Du chant grégorien à la polyphonie, du XVIe frottola du siècle dernier aux motets, du récitar cantando aux grandes chansons napolitaines, jusqu’aux réinventions modernes des genres historiques : les qualités exceptionnelles tant vocales qu’expressives de Marco, unies à sa sensibilité personnelle et à sa fantaisie, aboutissent à des interprétations toujours nouvelles et permettent à couvrir une gamme extrêmement vaste de styles et d’époques musicaux” (extrait d’un entretien avec le M° Guido Morini).
Ses recherches personnelles sur la production vocale et l’intelligibilité des textes de chansons lui valent les éloges d’un public toujours plus nombreux. En 2009, le VSCD néerlandais (Association des salles de théâtre et de concert) l’a nominé pour le meilleur interprète de l’année.
La discographie de Marco Beasley est ample et variée. La plupart des enregistrements sont avec l’ensemble Accordone, qu’il a fondé avec Guido Morini et Stefano Rocco en 1984. En 2014, il a choisi de quitter le groupe afin de s’aventurer sur une voie encore plus personnelle et indépendante sans lien avec le nom de l’ensemble.
2013 marque la sortie du CD Il Racconto di Mezzanotte, dans lequel le chant est plus que jamais le son d’une narration, un conte intime et contemplatif raconté entièrement d’une seule voix. Avec ce CD, la publication de Le Strade del Cuore (2016) et le récent album Catarì, Maggio, l’Ammore (2017), il a commencé une autoproduction; ces enregistrements sont exclusivement vendus sur les lieux du concert.

Cyril Auvity

Cyril Auvity

Ténor

Découvert par William Christie, Cyril Auvity a commencé sa carrière au festival d’Aix-en-Provence. Depuis, il s’est produit aux opéras de Genève, Naples, Barcelone, Madrid, Munich, Nancy, Montpel- lier, Bordeaux, Toulouse et Versailles et à Paris au Théâtre du Châtelet, au Théâtre des Champs-Ély- sées et à l’Opéra-Comique ainsi qu’aux festivals de Beaune et d’Aldeburgh. Parmi ses nombreux rôles, on peut citer les rôles-titres d’Amadis de Lully, d’Actéon de Charpentier, de L’Orfeo de Monteverdi, Jason dans Médée de Charpentier mais aussi les rôles de Tamino et Don Ottavio de Mozart. Récemment, il a enregistré un CD avec des œuvres de Constantyn Huyghens Pathodia sacra et profana. Son enregistrement des Stances du Cid a été récompensé par le Diapason d’Or. Au Grand Théâtre de Genève, on a pu l’entendre dans Médée de Charpentier, Les Indes galantes et L’Orfeo.

© Lina Khezzar

Renato Dolcini

Baryton

Il a étudié avec Vincenzo Manno à la Scuola civica di Milano et détient un diplôme de musicologie à l’Université de Pavie. En 2015, il fait partie de la septième édition du Jardin des Voix des Arts Florissants, qui l’a fait connaître à la scène internationale de la musique baroque. Depuis, il a travaillé avec les chefs d’orchestre William Christie, John Eliot Gardiner, Giovanni Antonini, Stefano Montanari, Fabio Biondi, Christophe Rousset et Raphaël Pichon. Il a chanté Seneca (Poppea) au Festival de Salzbourg, Danao (Ipermestra de Cavalli) au festival de Glyndebourne, Claudio dans Agrippina de Haendel aux côtés de Joyce DiDonato au Teatro Real de Madrid, Curio dans Giulio Cesare in Egitto au Teatro alla Scala, à l’Opéra-Comique de Paris. Au Grand Théâtre de Genève, il a chanté dans Les Indes galantes en 2019 sous la direction de Leonardo García Alarcón.

© DR

Benedetta Mazzucato

Contralto

Née à Reggio Emilia, elle a fait ses premiers pas à l’opéra en 2001 en chantant le rôle du chat dans Brundibar de Hans Kràsa. Choriste au Teatro Regio de Parme, elle a fait ses débuts en 2009 dans le rôle de Maddalena dans Rigoletto à Reggio Emilia. En 2011, elle a participé à l’Accademia Rossiniana du Festival Rossini de Pesaro dirigé par Alberto Zedda et a obtenu son diplôme de contralto avec mention très bien au Conservatoire de Reggio Emilia. En 2012 à Versailles, elle a chanté Nireno dans Giulio Cesare avec l’Accademia Bizantina sous la direction d’Ottavio Dantone. Elle reprend Nireno en 2015 à l’opéra de Toulon avec Rinaldo Alessandrini. Parmi ses récents engagements, citons le rôle de Nahual dans Orfeo Chamán avec L’Arpeggiata à Ludwigsburg, et ses débuts dans le rôle d’Ottavia dans L’incoronazione di Poppea sous la baguette de Jean-Christophe Spinosi.

© DR

Céline Scheen

Soprano

La soprano belge Céline Scheen a terminé sa formation de chanteuse à la Guildhall School of Music de Londres, après des études à Mons et Bruxelles. Dans le domaine de l’opéra, elle a interprété différents rôles dans des œuvres de Haendel, Gluck, Haydn et Mozart ainsi que Rossini, Bizet, Poulenc ou Menotti. En concert, elle a chanté dans Carmina Burana, le Requiem de Fauré, la Messe du Couron- nement de Mozart et la Passion selon saint Jean de Bach. Elle a chanté sous la direction de chefs d’orchestre aussi connus que Philippe Herreweghe, Jordi Savall, Andrea Marcon ou Christophe Rousset. Parmi ses prochains concerts figurent Bach (Passions selon saint Jean et saint Matthieu), Mahler (4ème Symphonie), Exsultate, Jubilate de Mozart et sur la scène lyrique, on pourra l’entendre dans Venus and Adonis de John Blow dans une nouvelle production au Théâtre de Caen et au Grand Théâtre du Luxembourg.

© Michal Nowak

Rolando Villazón

Ténor

Né à Mexico, il a commencé ses études musicales au conservatoire national de son pays avant de rejoindre les programmes juniors des opéras de Pittsburgh et de l’Opéra de San Francisco. Rolando Villazón s’est rapidement fait un nom sur la scène musicale internationale après avoir remporté plusieurs prix au concours Operalia de Plácido Domingo en 1999 (dont le prix Zarzuela et le prix du public). Dès lors sa carrière aligne les engagements de prestige sur toutes les grandes scènes : New York, Londres, Salzbourg, Berlin, Hambourg, Vienne, et bien d’autres. En 2007, le ténor est devenu un artiste exclusif de Deutsche Grammophon, avec plus de 20 CD et DVD à son actif. Romancier (Mala- bares, 2013), directeur musical (Il barbiere di Siviglia , Salzbourg 2022), Rolando Villazón est chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres et a été nommé directeur artistique de la Mozartwoche de Salzbourg en 2019.

© Michal Novak

Christina Pluhar

Fondatrice et directrice artistique de l’Arpeggiata, cheffe d’orchestre

Née à Graz, elle étudie la guitare classique dans sa ville natale, puis le luth au conservatoire de La Haye, où elle obtient son diplôme en 1987. Après ses études à la Schola Cantorum Basiliensis avec Hopkinson Smith, elle se produit en tant que soliste et joueuse de basse continue avec de nombreux ensembles (Hesperion XXI, Il Giardino Armonico, Les Musiciens du Louvre, etc.). De 1997 à 2005, elle travaille comme assistante d’Ivor Bolton. En fondant son ensemble L’Arpeggiata en 2000, elle a révolution- né la scène de la musique ancienne, en se concentrant dès le début sur l’interaction expérimentale, libérée et improvisée. En 2012, L’Arpeggiata a été le premier ensemble de musique ancienne à être ensemble in residence au Carnegie Hall de New York. Christina Pluhar est également directrice musicale d’opéra (L’Orfeo, Die getreue Alceste, Il re pastore) et dirigera en 2023 Belshazzar de Haendel au Theater an der Wien.

© Michal Novak

Chœur du Grand Théâtre de Genève

Fondé également en 1962, le Chœur du Grand Théâtre de Genève se compose de plus de quarante chanteuses et chanteurs professionnel­le­s de toutes nationalités, auxquels s’ajoutent, selon les besoins de la programmation, des choristes complémentaires. Ils participent chaque saison aux productions lyriques du Grand Théâtre sous la direction d’Alan Woodbridge.

© Carole Parodi

Orchestre de la Suisse Romande

Depuis sa création en 1918, l’Orchestre de la Suisse Romande – d’Ernest Ansermet, son fondateur, à Jonathan Nott, en poste depuis cinq ans – a pu compter sur pas loin de 700 musiciens pour établir sa réputation. Il est aujourd’hui composé de 112 musiciens permanents, représentés par 16 nationalités différentes. L’OSR joue chaque année plus de 80 concerts, dont une vingtaine à l’étranger. Il assure les concerts d’abonnement à Genève et Lausanne, les concerts symphoniques de la Ville de Genève, le concert annuel à l’occasion de la journée de l’ONU, ainsi que les représentations lyriques au Grand Théâtre de Genève. Sa réputation s’est bâtie au fil des ans grâce à ses enregistrements historiques et à son interprétation des répertoires français et russes du XXe siècle. L’OSR a également su se renouveler lors de la crise sanitaire en allant à la rencontre du public, que ce soit en déambulant dans sa roulotte ou face à un unique spectateur dans des lieux insolites ou en streaming.

Formation de réputation mondiale, sous la baguette de son chef fondateur, puis de ses directeurs musicaux successifs (Paul Klecki 1967-1970, Wolfgang Sawallisch 1970-1980, Horst Stein 1980-1985, Armin Jordan 1985-1997, Fabio Luisi 1997-2002, Pinchas Steinberg 2002-2005, Marek Janowski 2005- 2012, Neeme Järvi 2012-2015), de son principal chef invité Kazuki Yamada (2012-2017) et du chef britannique Jonathan Nott, l’Orchestre de la Suisse Romande a toujours contribué activement à l’histoire de la musique avec la découverte ou le soutien de compositeurs contemporains. L’OSR a notamment participé à la création des œuvres d’Igor Stravinski, Darius Milhaud, Arthur Honegger, Frank Martin, André-François Marescotti, Benjamin Britten, Witold Lutosławski, Heinz Holliger, William Blank, Peter Eötvös, James MacMillan, Pascal Dusapin ou encore Michael Jarrell. C’est d’ailleurs toujours une de ses missions importantes : soutenir la création symphonique, et particulièrement suisse.

Lancé en 2019, le programme d’artiste en résidence, avec notamment le compositeur Yann Robin, puis le pianiste Francesco Piemontesi et le violoniste Frank Peter Zimmermann permet à l’Orchestre de nouer de riches relations artistiques et de réaliser de dynamiques échanges. Daniel Harding a été nommé chef en résidence en 2021-22 pour deux saisons. La création d’un nouveau poste de chef.fe assistant.e auprès de Jonathan Nott pour la saison 2022-23 permettra sa lauréate, Ana María Patiño- Osorio, de préparer le programme de concerts, d’enregistrements, d’opéras et de tournées, et d’acquérir une expérience précieuse dans la gestion d’un orchestre.

Collaborant étroitement avec la Radio Télévision Suisse dès son origine, l’Orchestre de la Suisse Romande est très tôt diffusé sur les ondes radiophoniques, donc capté par des millions de personnes à travers le monde. Grâce à un partenariat avec Decca (plus de 100 disques), qui donne naissance à des enregistrements légendaires, l’OSR confirme sa présence sur la scène musicale mondiale. Il a enregistré avec une dizaine de labels internationaux des disques qui ont reçu de nombreuses distinctions. Actuellement en partenariat avec Pentatone, l’OSR enregistre deux à trois albums par saison dont les deux derniers avec Jonathan Nott.

Les tournées internationales de l’OSR le conduisent dans les salles prestigieuses d’Europe (Berlin, Londres, Vienne, Salzbourg, Paris, Amsterdam, Moscou, Saint-Pétersbourg, Madrid) et d’Asie (Tokyo, Séoul, Beijing, Shanghai, Bombay), ainsi que dans les grandes villes des continents américains (Boston, New York, San Francisco, Washington, São Paulo, Buenos Aires ou Montevideo). Pour la prochaine saison, l’OSR partira deux fois en tournée à l’étranger : avec des concerts notamment en Hongrie (Budapest), en République Tchèque (Brno), en Allemagne (Brême, Düsseldorf, Cologne, Münich), en Belgique (Anvers) ou encore en France (Lille).
L’OSR est l’hôte de nombreux festivals, citons, depuis 2000, le Budapest Spring Festival, les Chorégies d’Orange, le Festival de Música de Canarias, le Festival de Pâques, le Lucerne Festival, Les Nuits Romantiques à Aix-les-Bains, le Festival de Radio France et Montpellier, le Gstaad Menuhin Festival, le Septembre Musical de Montreux, le Festival International de Santander, les Robeco Zomerconcerten à Amsterdam, le Grafenegg Festival en Autriche et les BBC Proms de Londres. L’OSR a également créé son propre festival : depuis 2020 il se produit à Genève-Plage, aux bords du Lac Léman avec des artistes comme Yoav Levanon, Marzena Diakun ou encore Francesco Piemontesi.

L’une des missions de l’OSR est de promouvoir la musique symphonique auprès des jeunes d’aujourd’hui qui deviendront le public de demain et d’offrir une large palette d’activités. Celles-ci comprennent notamment les parcours pédagogiques qui préparent les enfants à venir aux concerts avec divers ateliers proposés en amont, les Concerts pour petites oreilles avec possibilité d’essayer des instruments, les Concerts en famille au Victoria Hall, les concerts scolaires et répétitions ouvertes aux classes en collaboration avec le département de l’instruction publique (DIP) de l’État de Genève. L’Orchestre réalisera comme chaque année une tournée en Suisse romande afin de permettre aux écoliers de tous les cantons romands de l’écouter.

L’Orchestre de la Suisse Romande est soutenu par la Ville de Genève, la République et canton de Genève, le canton de Vaud, la Radio Télévision Suisse, les associations genevoise et vaudoise des Amis de l’OSR et de nombreux sponsors et mécènes.

© Niels Ackermann

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Giuseppina Bridelli

Mezzo-soprano

Elle débute sa carrière dans Così fan tutte et dans le bel canto avant de se tourner vers l’opéra baroque, qu’elle interprète désormais aux côtés de la Cappella Mediterranea, L’Arpeggiata, l’Ensemble Pygmalion ou Il Giardino Armonico. Aux côtés de ces ensembles renommés, elle a récemment incarné le rôle d’Ernesto (Il mondo della luna) à Monte-Carlo et la Messagère (Orfeo) et a chanté le Vespro della Beata Vergine de Monteverdi à Amsterdam, Paris et Londres (BBC Proms), la Paukenmesse de Haydn à Wrocław et a incarné la saison passée Cybèle dans la mise en scène d’Atys de Lully par Angelin Preljocaj au Grand Théâtre de Genève et à Versailles. Elle enregistre avec plusieurs maisons de disque prestigieuses et son premier album solo, Duel, vient de paraître chez Arcana. Elle a reçu le prix Abbiati pour le disque Péchés de vieillesse avec le pianiste Alessandro Marangoni.

© M. Pais

Alan Woodbridge

Directeur des chœurs du Grand Théâtre depuis 2014, le travail d’Alan Woodbridge est empreint par la vigueur, l’exigence et l’intense musicalité de son approche. Chanteur de formation, organiste et pianiste, étudiant à Trinity Cambridge et au Royal College of Music de Londres, il travaille entre autres à Londres, Amsterdam, Tokyo, Dresde, Paris ou San Francisco. Il a été chef de chœur à l’Opéra de Lyon pendant 18 saisons, participant aux productions et enregistrements avec des équipes de renommée internationale. Citons la Trilogie Pouchkin avec Kirill Petrenko et Peter Stein. Il a reçu un Grammy pour l’enregistrement de Doktor Faust de Busoni. Alan Woodbridge est Chevalier des arts et des lettres.

© GTG / Matilde Fassò

Valer Sabadus

Contre-ténor

Avec sa voix claire comme le cristal, l’artiste allemand d’origine roumano-magyare s’est fait connaître du public international en 2012 pour sa remarquable interprétation de Semira dans l’opéra de Leonardo Vinci Artaserse au Theater an der Wien, au Théâtre des Champs-Élysées, à l’Opéra Royal de Versailles et au Concertgebouw d’Amsterdam. Grand succès également en 2015 dans le rôle de l’empereur Néron (Le Couronnement de Poppée) au Theater an der Wien. Le public du Grand Théâtre garde le souvenir de sa prestation dans le rôle-titre d’Il Giasone de Cavalli à l’Opéra des Nations en 2017 sous la direction de Leonardo García Alarcón, puis en Néron du Couronnement de Poppée de Monteverdi sous la direction d’Iván Fischer en 2021 au Grand Théâtre. Artiste à la discographie éclectique, son répertoire s’étend des premiers opéras baroques à des œuvres contemporaines.

Sidi Larbi Cherkaoui

Chorégraphe

Figure de proue de la scène contemporaine belge, Sidi Larbi Cherkaoui compte plus de 50 chorégraphies à son actif et une série de prix dont deux Olivier Awards, trois prix « meilleur chorégraphe de l’année » de tanz et le Kairos Prize 2009. Bien connu de la scène genevoise, il quitte la tête du Ballet Vlaanderen, avec lequel il a créé Fall (2015), Exhibition (2016) et Requiem (2017), pour prendre la direction du Ballet du Grand Théâtre de Genève dès juillet 2022. En 2018, Cherkaoui s’associe avec Damien Jalet et Marina Abramović pour la production de Pelléas et Mélisande à Anvers, puis pour Boléro à l’Opéra national de Paris. Ses mises en scène pour l’opéra comptent aussi Les Indes galantes de Rameau, Alceste de Gluck et Satyagraha de Philip Glass. Son affinité avec le ballet et l’opéra a donné naissance à certaines de ses œuvres les plus durables, ainsi qu’à de passionnantes collaborations interdisciplinaires avec des artistes visuels, des designers et des musiciens.

© Jeroen Hanselaer