Combattimento

Combattimento

Monteverdi et ses contemporains

À peu de distance, au sein d’une montagne
jaillit en murmurant un petit ruisseau
il y court et remplit son heaume à la source
et revient tristement vers son pieux office

La Jérusalem délivrée

Infos et distribution

Œuvre

Infos et distribution

Spectacle musical autour de Monteverdi et ses contemporains
Il combattimento di Tancredi e Clorinda et autres musiques de Claudio Monteverdi, Luigi Rossi, Antonio Sartorio, Lorenzo Allegri, Maurizio Cazzati

6 et 7 novembre 2022 — 20h
Durée : environ 1h30 sans entracte

Recommandé famille
Intropéra 45 minutes avant chaque représentation

DISTRIBUTION
Équipe scénique
Concept, programme, dramaturgie, arrangements, direction musicale Christina Pluhar
Mise en scène Christina Pluhar & Julien Girardet
Conception scénographie Christina Pluhar & Chiara Mirabella
Assistantes Anna Dego & Priscilla Bescond
Conception costumes Bruno Fatalot
Réalisation costumes Ateliers MBV / Bruno Fatalot
Création & régie lumière Jean-Philippe Lagarde
Régie générale technique Bertrand Killy
Création vidéo Alessandra Pescetta
Chorégraphie Andressa Miyazato, Bruna Gondoni, Marco Bendoni

Chanteur·euse·s
Orfeo & Testo Rolando Villazón
Euridice & Clorinda Céline Scheen
La Morte Valer Sabadus
Una delle tre età (Giovane) & Ninfa Benedetta Mazzucato
Messagiera Giuseppina Bridelli
Una delle tre età, La Pastore, Spirito & Tancredi Cyril Auvity
Una delle tre età (Vecchia), Pastore & Spirito Renato Dolcini
L’Umana fragilità Marco Beasley

Danseur·euse·s
Anima d’Euridice Andressa Miyazato
Clorinda Bruna Gondoni
Tancredi Marco Bendoni

Ensemble L’Arpeggiata
Cornet à bouquin Doron David Sherwin
Baroque violine Kinga Ujszászi
Baroque violine Catherine Aglibut
Alto Ania Nowak
Viole de gambe Rodney Prada
Violoncelle baroque Diana Vinagre
Théorbe & guitare baroque Josep Maria Marti Duran
Harpe baroque Carlotta Pupulin
Psalterium Margit Übellacker
Percussions Tobias Steinberger
Contrebasse Leonardo Terrugi
Orgue & clavecin Dani Espasa
Orgue & clavecin, chef de chant Marie van Rhijn

Production de L’Arpeggiata – Christina Pluhar

Merci à Claudio Collovà pour la permission d’utiliser l’image « Il trionfo della Morte » (Anonym – Palazzo Abatellis, Palerme)

En coproduction avec MÜPA Budapest, Markgräfliches Opernhaus Bayreuth, Teatro Sociale di Camogli, Grand Théâtre de Genève, Auditorium de Lyon, L’Arpeggiata, International Artists, editions & productions GmbH
 
 
Erratum : la compagnie Siamese (Rosalba Torres Guerrero et Koen Augustijnen), figurant sur la brochure de saison 2022-2023 dans la distribution du spectacle, ne participera pas à celui-ci.

Œuvre

1624. Dix-sept ans après la première représentation de son Orfeo, Venise est en train de fêter le carnaval pour lequel Monteverdi compose la scène émouvante Il combattimento di Tancredi e Clorinda, un madrigal conçu comme un duel de chevaliers dans un espace restreint et surtout un plaidoyer pour l’amour… ou la mort ? Cette scène concentrée, qualifiée par Monteverdi lui-même de genere rappresentativo, est extraordinaire dans son expressivité et constitue un jalon dans l’histoire de la musique du XVIIe siècle. Monteverdi y fait raconter l’histoire par un narrateur car les protagonistes eux-mêmes, trop occupés à se battre, ne prennent qu’à de rares occasions la parole. Il introduit aussi pour la première fois de nouvelles techniques de jeu pour les cordes : ainsi les pizzicati, trémolos et strappati permettent d’imiter le piétinement des sabots des chevaux, le choc des sabres, la rupture des lances et le heurt des casques. Recherchant à traduire les figures rhétoriques en musique, Monteverdi utilise comme modèle narratif et prosodique un épisode de l’épopée La Jérusalem délivrée du Tasse, celui où, pendant la première croisade, Tancrède le chrétien provoque au combat un homme armé. À l’issue d’un rude combat, il finit enfin par lui porter un coup fatal. Ce n’est que lorsqu’il enlève le casque au chevalier mourant qu’il reconnaît en son farouche ennemi Clorinde, la guerrière sarrasine qui est sa maîtresse. Il a tué sa bien-aimée.
Depuis le début de leur collaboration dans L’Orfeo de Claudio Monteverdi en 2016, Rolando Villazón, Christina Pluhar et son célèbre ensemble L’Arpeggiata, le mythe d’Orphée ne les quitte plus. Ensemble, avec cinq chanteurs baroques des plus raffinés, ils osent se retourner sur la perte de l’être aimé et suivent les histoires de la tragédie amoureuse dans tous les sens musicaux du terme. De leur style vivant, coloré et nuancé, ils retracent pour nous la route et les détours des déboires de Tancrède et de la belle Clorinde mais aussi des amours malheureux du couple paradigmatique de L’Orfeo à travers le répertoire monteverdien et celui de ses contemporains et héritiers moins connus tels Luigi Rossi, Antonio Sartorio, Lorenzo Allegri ou Maurizio Cazzati.
Christina Pluhar et son ensemble L’Arpeggiata font désormais partie des ensembles baroques les plus populaires de notre temps, avec leurs programmes originaux qui dépassent les frontières du genre et font l’objet de nombreux disques couronnés de prix et du grand intérêt du public.

Présentation

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Légende photo
Congo, 2013
© Paolo Pellegrin

Ena Pongrac

Mezzo-soprano

The Croatian mezzo-soprano Ena Pongrac trained at the Universities of the Arts in Graz and Berlin, furthering her training with the likes of Christa Ludwig, Gundula Janowitz, Brigitte Fassbaender and Anne Sofie von Otter. In 2016, she made her debut as Zerlina (Don Giovanni) at the Jyväskylän Ooppera in Finland, where she returned as Mercedes (Carmen) the following season. In 2017/18, she played Hänsel (Hänsel und Gretel) at the Junge Oper Schloss Weikersheim. Contemporary roles are also part of her repertoire, such as Madame Lapérouse in Melusine by Aribert Reimann and Lana in Exit Paradise by Arash Safaian. During the 2018/19 season, Ena Pongrac was a member of the Opernstudio OperAvenir at Theater Basel, where she sang, among other roles, Alisa in Lucia di Lammermoor, Trommler in Der Kaiser von Atlantis, Dinah in Trouble in Tahiti and Kate Pinkerton in Madama Butterfly, followed the following season by roles in Andersens Erzählungen and Schellen-Ursli. In 2020/21, she is a member of the Theater Basel ensemble. At the Grand Théâtre, as a member of the Young Ensemble, she appeared in the 22/23 season in Maria Stuarda (Anna Kennedy) Parsifal (Une fille fleur et 2ème Écuyer) and Nabucco (Fenena).

© DR

William Meinert

Bass

William Meinert’s awards include first prize in the Shreveport Opera Mary Jacobs Smith Singer of the Year 2022 competition and the Houston Grand Opera Eleanor McCollum Competition 2019. He recently graduated from Washington National Opera’s Cafritz Young Artist program, where he sang Sarastro in Die Zauberflöte and the Secret Police Agent in The Consul. He has sung the Commendatore in Don Giovanni, the Commentator in Derrick Wang’s Scalia/ Ginsburg, Vodník in Rusalka and the Duke in Romeo and Juliet. As artist-in-residence at Santa Fe Opera, he played Hjarne and Corbin in the world premiere of Poul Ruders‘ The Thirteenth Child in 2019. He has performed in Beethoven’s 9th Symphony, Monteverdi’s Vespers and Handel’s Messiah. William Meinert is a member of the Young Ensemble du Grand Théâtre de Genève.

Omar Mancini

Tenor

In October 2018, he made his debut as solo tenor in Rossini’s Petite Messe solennelle as part of the 150th anniversary of the composer’s death. In September 2019, Omar Mancini made his debut at the Capri Opera Festival with the role of Rinuccio in Gianni Schicchi. In 2021, he graduated cum laude in chamber vocal music from the Conservatorio Giuseppe Verdi in Milan. In November 2021, he was selected for the Bottega Donizetti at the Donizetti Opera, where he sang in the show C’erano una volta due bergamaschi…. In December 2021, he played the Guardian in Acquaprofonda by Giovanni Sollima at the Teatro Sociale in Como. In January 2022, he was Horatio / La Voix imaginaire de Lélio in Lélio ou le Retour à la vie by Berlioz at the Teatro Regio in Turin. He also sang Il Conte Bandiera in Salieri’s La scuola de’ gelosi at Turin’s Teatro Regio in May 2022 and at the Festival della Valle d’Itria in July 2022. Omar Mancini is a member of the Jeune Ensemble du Grand Théâtre.

Giulia Bolcato

Soprano

Soprano Giulia Bolcato has already interpreted a number of leading roles, including Euridice in L’Orfeo and Belinda in Dido & Aeneas. She has also played roles such as Fanny in La cambiale di matrimonio, Sofia in Il signor Bruschino, Ninetta in La Gazza ladra and Elvira in Rossini’s L’italiana in Algeri. She made her debut in the role of the Queen of the Night at the Royal Swedish Opera, then sang Gilda in Rigoletto at the Teatro Regio in Parma, Serpina in La serva padrona and Lucy in Menotti’s The Telephone at the Teatro Pergolesi in Jesi. She also sang Dinah in Bernstein’s Trouble in Tahiti and Oscar in Verdi’s Un ballo in maschera. This summer she will perform the role of Gabriel in Haydn’s Creation at the Salzburg Festival. A member of the Jeune Ensemble du Grand Théâtre, next season she will perform the roles of La voix du Ciel in Don Carlos and Marianne in Le Chevalier à la rose.

Luca Bernard

Tenor

Born in Zürich, lyric tenor Luca Bernard gained his first stage experience as a member of the Zürich Sängerknaben, where he sang the role of Zweiter Knabe in Mozart’s Die Zauberflöte at the Opernhaus Zürich. He is the recipient of a study prize from the Prof. Armin Weltner Foundation and the Migros Kulturprozent. From 2019 to 2021, Luca Bernard was a member of the International Opera Studio Zürich. During the 2021/22 season, he sang at Opera Maggio Fiorentino as Gastone (La Traviata), Jaquino (Fidelio) and Scaramuccio (Ariadne auf Naxos). The following season, he played Fracasso in Mozart’s early opera La finta semplice. In 2022, Luca Bernard took on the role of Ernesto in Donizetti’s Don Pasquale at the Glyndebourne Festival. During the 2023/24 season, he will appear in Klagenfurt, Toulon and at the Grand Théâtre de Genève.

Luca Bernard

Ténor

Né à Zürich, le ténor lyrique Luca Bernard a acquis une première expérience de la scène en tant que membre des Zürich Sängerknaben, où il a notamment chanté le rôle de Zweiter Knabe dans Die Zauberflöte de Mozart à l’Opernhaus Zürich. Il est lauréat d’un prix d’étude de la Fondation Prof. Armin Weltner et du Migros Kulturprozent. De 2019 à 2021, Luca Bernard a été membre de l’International Opera Studio de Zürich. Au cours de la saison 2021/22, il a chanté à l’Opera Maggio Fiorentino, où il a incarné Gastone (La Traviata), Jaquino (Fidelio) et Scaramuccio (Ariadne auf Naxos). La saison suivante, il incarne Fracasso dans l’opéra de jeunesse de Mozart La finta semplice. En 2022, Luca Bernard s’est lancé dans le rôle d’Ernesto dans Don Pasquale de Donizetti au Festival de Glyndebourne. Au cours de la saison 2023/24, il se produira à Klagenfurt, Toulon et au Grand Théâtre de Genève.

Madeline Wong

Née en Australie, elle rejoint après sa formation le Ballet du Grand Théâtre de Genève sous la direction de Philippe Cohen, où elle se produit avec de nombreux chorégraphes de renom, créant notamment une version solo du Sacre du printemps de Stravinsky pour Andonis Foniadakis en 2007. Elle s’est ensuite installée à New York pour travailler pour le Cedar Lake Contemporary Ballet pendant deux ans, jusqu’à sa fermeture. Elle a ensuite été invitée à revenir danser pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève en 2015, où elle a participé à de nombreuses productions mémorables, prenant notamment le rôle d’Isolde dans Tristan & Isolde de Joëlle Bouvier. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2006.

© Gregory Batardon

Nahuel Alejandro Vega

Né en 1992 à Mar del Plata en Argentine, il s’est formé à l’École du Théâtre Bolchoï au Brésil, à ​​l’Atelier de danse contemporaine du Théâtre San Martin à Buenos Aires, ainsi qu’au Cannes Jeune Ballet de l’École supérieure de danse de Cannes Rosella Hightower en France-  Il a reçu le prix Jorge Tomin du meilleur interprète du festival Danzamerica en 2010 et le prix Julio Bocca à Buenos Aires. Il a également participé au Prix de Lausanne en 2011. Sa curiosité pour des nouvelles techniques et vocabulaires corporels l’ont emmené à participer à de grands festivals en Europe comme le Deltebre Dansa, IDW Budapest, entre autres. Il a rapidement obtenu le diplôme d’État français de professeur en danse contemporaine. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2013.

© Gregory Batardon

Geoffrey van Dyck

Né en 1990 et d’origine française, il commença la danse à l’âge de 10 ans avec le hip hop et le Modern Jazz dans une petite école du nord-est de la France. Pris de passion pour cet art, il décide à 18 ans de rejoindre l’Académie Internationale de la Danse à Paris où il étudiera le classique, le contemporain, le jazz, le chant et la comédie. Durant ses deux annés de formation, il participera à des comédies musicales (Grease, Mozart l’Opera Rock) et à divers événements comme la Semaine de la mode ou 10 ans de Smart habillé par Hermès.
Afin d’approfondir ses connaissances, il se rend à Lyon pour intégrer le Conservatoire national supérieur de musique et de danse où il étudiera la danse contemporaine pendant 3 ans. Lors de sa troisième année, il passe l’audition publique du Ballet du Grand Théâtre de Genève. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2013.

© Gregory Batardon

Sara Shigenari

Née à Yokohama, au Japon, elle poursuit sa formation de danseuse auprès de Setsuko Honda. Après avoir obtenu son diplôme à l’English National Ballet School, elle a rejoint le Cannes Jeune Ballet où elle a eu l’occasion de danser dans des productions à l’Opéra de Nice et à l’Opéra d’Avignon. Depuis qu’elle a rejoint le Ballet du Grand Théâtre de Genève, elle a travaillé avec des chorégraphes tels que Sidi Larbi Cherkaoui, Damien Jalet, Mats Ek, Jiří Kylián, Andonis Foniadakis, Angelin Preljocaj et Joëlle Bouvier, pour n’en citer que quelques-uns. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2009.

© Gregory Batardon

Luca Scaduto

Né sur la côte ouest de la Sicile, il a commencé sa formation professionnelle en danse en 2013 et a été diplômé de l’académie de danse Professione Danza Parma en 2015 en ballet classique impérial (niveau avancé 2). En 2019, il est également professeur qualifié de ballet classique impérial. En tant que danseur contemporain, il a travaillé pour plusieurs compagnies de danse : Agora Coaching Project, Valencia Dancing Forward, Fondazione Teatro Regio di Parma, Croatian National Theater Ballet Split, pour n’en citer que quelques-unes, et a dansé pour des chorégraphes tels que Sidi Larbi Cherkaoui, Ivan Alboresi, Patricia Apergi, Gustavo Ramirez, Asun Noales, Ricardo Fernando et Diego Tortelli. Pour que sa carrière reste polyvalente et dynamique, il s’est également produit dans la production de West Side Story de l’ensemble Costa Cruise Line et de La Cage Aux Folles au Theater Ulm. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2022.

© Gregory Batardon

Juan Perez Cardona

Né à Llauri (Valence, Espagne). Il commence à étudier la danse à l’École nationale de danse de Marseille, puis rejoint le Cannes Junior Ballet. Il obtient son premier contrat professionnel en tant que danseur au sein du Ballet de Lorraine en 2016. L’année suivante, il est engagé par Philippe Cohen pour rejoindre la Compagnie du Ballet de Genève où il a dansé dans des pièces de Joëlle Bouvier, Jiří Kylián, Jeroen Verbruggen, Damien Jalet, Angelin Preljocaj, Andonis Foniadakis et Sidi Larbi Cherkaoui. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2017.

© Gregory Batardon

Stefanie Noll

Née à Kiev, en Ukraine, et élevée aux États-Unis. Elle a reçu sa formation dans le cadre du Joffrey Trainee Program et du Arts Umbrella Graduate Program. Au cours de sa carrière professionnelle, elle a travaillé avec Ballet BC à Vancouver (Canada), et pour la compagnie de danse-théâtre immersive Punchdrunk, où elle a participé à la création originale de la production The Burnt City. Elle a également participé au processus de création de Body and Soul de Crystal Pite au Ballet de l’Opéra de Paris et à un programme de mentorat chorégraphique sous la direction de Pite. Elle a travaillé en étroite collaboration avec des chorégraphes tels que Mehdi Walerski, Crystal Pite, Maxine Doyle, Alejandro Cerrudo et Alexandra Damaini, et a interprété des œuvres de Johan Inger, Sharon Eyal, Mats Ek, Andonis Foniadakis et Amos Ben-Tal. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2023.

© Gregory Batardon

Léo Merrien

Né à Rennes en Bretagne, il est diplômé du Conservatoire national de Paris en danse contemporaine, où il continue en première année de master. Il a travaillé au Centre chorégraphique national de Rennes avec Damien Jalet pour la recherche chorégraphique d´un film qui sortira en 2024. Il a également participé à différents projets commerciaux, notamment pour une vidéo promotionnelle pour la marque Off-White, pour la maison Issey Miyake lors de la Semaine de la mode de Paris, pour la marque d´hôtel de luxe Fairmont pour une soirée privée à Doha, une vidéo promotionnelle pour la Galerie Perrotin, pour le musée national du Qatar : Il a dansé pour le clip Flamme de Juliette Armanet, ainsi que pour la danseuse, chorégraphe et acrobate aérienne Satchie Noro. Il a également créé un duo de danse lors d’une résidence à l’Espace Pasolini. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2023.

© Gregory Batardon

Emilie Meeus

Née à Anvers en 2000, Emilie se passionne très jeune pour la danse et intègre à l’âge de dix ans l’école du Ballet Royal d’Anvers et poursuit ses études de danse au Lycée artistique d’Anvers. Pendant ces années elle travaillera avec des chorégraphes comme Anton Lachky, Sidi Larbi Cherkaoui et Roberto Olivan, En 2017 elle intègre le Ballet Junior de Genève où elle interprètera des pièces d’Olivier Dubois, Hofesh Shechter, Barak Marshal, Alexander Ekman, Maguy Marin et Rachid Ouramdane. Elle rejoint ensuite le Ballet de Lorraine en 2019 où elle restera trois saisons sous la direction de Petter Jacobsson. Elle y dansera des pièce de Merce Cunningham, Trisha Brown, Maud Lepladec, Loic Touzé, Latifa Laâbissi. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2022.

© Gregory Batardon

Julio José León Torres

Né en 1993 à Granma (Cuba). Il commence sa carrière sportive en tant que gymnaste mais en 2005, il entame des études de danse à l’École nationale d’art pendant six ans. En 2011, il termine ses études avec un haut niveau technique et devient danseur professionnel à Danza Contemporánea de Cuba jusqu’en 2015. Il est l’un des membres fondateurs de la compagnie Acosta Danza dirigée par l’artiste Carlos Acosta jusqu’en 2019. Il a dansé des pièces de chorégraphes tels que Sidi Larbi Cherkaoui, Jan Linkens, Itzik Galili, Juan Cruz, George Céspedes, Julio Cesar Iglesia, Justin Peck, Goyo Montero, entre autres. En tant que danseur indépendant (2021-2023), il a remporté des prix lors de concours et de festivals tels que Masdanza, IODC Canada, Burgos New York, Vallecasdanza, Cortoindanza, Danza en el Camino, entre autres. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2023.

© Gregory Batardon

Mason Kelly

Originaire de Geelong, en Australie, il a été formé à la New Zealand School of Dance. Il a travaillé avec de nombreuses compagnies australiennes de premier plan, notamment avec Dancenorth, où il a effectué des tournées nationales et internationales dans des œuvres de Kyle Page et Amber Haines, Lucy Guerin et Gideon Obarzanek, Alisdair Macindoe, Ross McCormack, Stephanie Lake, Lee Serle et Kristina Chan. Il a également travaillé avec l’Australian Dance Theatre, Chunky Move, a joué dans Collision de Jo Lloyd (une collaboration entre Tasdance et GUTS dance), JAGAD de Monica Lim, Melanie Lane et Rianto, ainsi que dans d’autres œuvres de Cass Mortimer Eiper & Charmene Yap, Lewis Major, Joel Bray, Luigi Vescio et de l’artiste Jemima Lucas. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2023.

© Gregory Batardon

Zoe Hollinshead

Originaire d’Atlanta (États-Unis), elle nourrit un amour pour la danse et la performance dès son plus jeune âge. En 2019, elle obtient un diplôme de bachelor en danse à la Juilliard School de New York, sous la direction d’Alicia Graf Mack. Elle a ensuite rejoint l’Opera Ballet Vlaanderen sous la direction de Sidi Larbi Cherkaoui, où elle s’est produite dans des œuvres de Sidi Larbi Cherkaoui, Akram Khan, Pina Bausch, Crystal Pite, William Forsythe, Jermaine Maurice Spivey, Anna Teresa De Keersmaker, entre autres. Elle a également participé à des projets avec des créatifs indépendants anversois et des organisations dirigées par des minorités telles que Black Lives Matter Belgium, INCONNU et The Cope, et a pris part à de multiples résidences qui ont abouti à la fois à des spectacles en direct et à deux films de danse. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2022.

© Gregory Batardon

Armando Gonzalez Besa

Né à La Havane, Cuba, Armando Gonzalez Besa a commencé sa formation en ballet à l’Escuela Provincial Alejo Carpentier.  Après avoir déménagé à Miami, aux États-Unis, il a obtenu un diplôme de la New World School of the Arts et, en 2005, une licence en journalisme de l’Université internationale de Floride.  Il a dansé lors de la saison inaugurale du Ballet Gamonet et a rejoint peu après le Royal Winnipeg Ballet au Canada en tant que danseur soliste.  La saison suivante, il a rejoint le Staattheather Augsburg en Allemagne. Cela fait quatorze saisons qu’il danse au Ballet de Genève. Père de deux jeunes enfants, sa femme et lui apprécient beaucoup l’émerveillement avec lequel Gaël et Mila découvrent le monde. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2013.

© Gregory Batardon

Ricardo Gomes Macedo

Né en 1995 à Lisbonne, il avait étude à l’école de danse du Conservatoire national de Lisbonne. À l’origine plus attiré par le ballet, il passe deux années au conservatoire de La Haye, où il découvre le répertoire contemporain. Il débute sa vie professionnelle en 2013 dans la Cie Introdans à Arnhem (Pays-Bas). Après un passage de 2016 à 2017 au Zürich Junior Ballett, où il danse le rôle du Maure dans Petrouschka de Marco Goecke, suivi d’une année au sein de la Compagnie nationale de Ballet du Portugal. Attiré par les aspects abstraits et organiques de la danse contemporaine, il entre en 2018 au Ballet de l’Opéra de Lyon pendant quatre saisons, où il dansera dans des pièces de Jiří Kylián, William Forsythe, Alessandro Sciarroni, Peeping Tom et Anne Teresa de Keersmaeker. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2020.

© Gregory Batardon

Diana Dias Duarte

Née à Lisbonne, au Portugal. Elle commence sa formation à l’Escola Artística do Conservatório Nacional en 2008, y étudie et y obtient son diplôme après huit ans d’études. En 2015, elle rejoint le Ballet de Nuremberg, sous la direction de Goyo Montero. Elle y a dansé dans des chorégraphies de Goyo Montero, Christian Spuck, William Forsythe et Mauro Bigonzetti, entre autres. Elle est engagée par Philippe Cohen pour rejoindre le Ballet du Grand Théâtre de Genève où elle a l’occasion de danser dans des œuvres de Natalia Horecna, Jeroen Verbruggen, Andonis Foniadakis, Jiri Kylian, ainsi que de nombreux autres chorégraphes de renom. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2017.

© Gregory Batardon

Oscar Comesaña Salgueiro

Né dans la ville côtière galicienne de Vigo en Espagne, il commence à étudier la danse dans sa ville natale. À l’âge de 18 ans, il déménage ensuite à Madrid, pour poursuivre sa formation en ballet soutenue par diverses bourses à l’école de ballet Victor Ullate. En 2017, Oscar rejoint la Compagnie Victor Ullate où il danse pendant trois saisons, figurant dans des pièces chorégraphiées par Victor Ullate lui-même ainsi que par le collectif Kor’sia. Dans la foulée, il rejoint le National Ballet of Ireland, où il danse dans Minus 16 d’Ohad Naharin lors du festival de danse 2020 Bold Moves à Dublin. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2020.

© Gregory Batardon

Quintin Cianci

Né et élevé à Montréal, au Québec, il a étudié la danse à la prestigieuse institution canadienne de l’École royale de ballet de Winnipeg. Après avoir obtenu son diplôme, il arrive à Genève pour rejoindre l’Area Jeune Ballet pendant un an. Il est ensuite engagé par Philippe Cohen pour rejoindre le Ballet du Grand Théâtre de Genève, se produisant dans Casse-Noisette de Jeroen Verbruggen dans le rôle du Roi des rats, ainsi que dans des œuvres d’Andonis Foniadakis, Joëlle Bouvier et Claude Brumachon. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2021.

© Gregory Batardon

Zoé Charpentier

Parisienne de naissance, elle grandit dans le sud de la France où elle débute la danse dans une école privée et en classe horaire aménagée avec le Conservatoire d’Aix en Provence. Elle continue sa formation au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP) en parallèle de son cursus lycéen puis universitaire. Après l’obtention de son diplôme, elle poursuit une année de danse au Junior Ballet du CNSMDP. À l’issue de cette année, elle intègre l’Opéra de Lyon sous la direction de Yourgos Loukos où elle interprète des pièces de chorégraphes tels que Jiří Kylián, Trisha Brown, Lucinda Childs, Merce Cunningham, Maguy Marin, etc. Elle rejoint ensuite le Ballet Preljocaj à Aix-en-Provence pour deux saisons. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2022.

© Gregory Batardon

Anna Cenzuales

Née à Ravenne, en Italie, où elle a grandi et étudié jusqu’à l’âge de 18 ans. En 2021, elle déménage à Vancouver, au Canada, pour suivre le programme postsecondaire Arts Umbrella sous la direction d’Artemis Gordon. En 2022, elle participe au Nederland Dans Theater Summer Intensive et, la même année, a l’occasion de partir en tournée aux Pays-Bas avec la Arts Umbrella Dance Company et de jouer The Season Canon de Crystal Pite à l’Opéra néerlandais d’Amsterdam. Pendant son séjour à Arts Umbrella, elle a interprété des œuvres du répertoire de Crystal Pite, William Forsythe, Johan Inger, Fernando Magadan et Marco Goecke. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2023.

© Gregory Batardon

Adelson Carlos

Brésilien de naissance et fier de son héritage africain, il est originaire de la ville de Salvador de Bahia. Il s’est formé pendant neuf ans au ballet à la célèbre école Bolchoï du Brésil. En 2017, il s’installe en Suisse avec une bourse pour étudier à la compagnie de danse junior Cinevox basée à Schaffhouse, où il travaille avec des chorégraphes tels que Heinz Spoerli et Franz Brodmann. L’année suivante, il est engagé par Philippe Cohen pour rejoindre le Ballet du Grand Théâtre de Genève où il danse dans des pièces de Jiří Kylián, Jeroen Verbruggen, Angelin Preljocaj, Andonis Foniadakis et Sidi Larbi Cherkaoui. Au-delà de sa carrière de danseur, il s’est aventuré dans le monde de la publicité, contribuant à diverses campagnes publicitaires pour des banques privées et collaborant avec l’Université de Bâle. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2018.

© Gregory Batardon

Jared Brown

Originaire du Texas, aux États-Unis, il a passé quelque temps à New York pour étudier à la Juilliard School, où il a obtenu son diplôme en 2020. Il a obtenu la reconnaissance de la Fondation nationale YoungArts en danse moderne et en chorégraphie. De plus, il est boursier présidentiel américain 2016 dans les arts, et récipiendaire du prix Princesse Grace 2019, Martyn Ravenhill Liberace Mansion Dance Honor. Il s’est produit et a effectué des tournées avec des compagnies telles que la Hofesh Shechter Company, le Ballett Theater Basel, Richard Siegal/Ballet of Difference, Molissa Fenley and Company, David Dorfman Dance, Douglas Dunn + Dancers, Seán Curran Company, I Kada Contemporary Dance, et Arch Contemporary Ballet. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2023.

© Gregory Batardon

Céline Allain

Née à Châteauroux, elle étudie au conservatoire de Tours, au Ballet du Nord (Roubaix), dans une école privée de danse avec Martine Chaumet et Christian Conte à Bordeaux et à l’école Princesse Grace à Monaco. Elle intègre ensuite le Cannes Jeune Ballet, où elle poursuit sa formation de 2008 à 2012. Elle a commencé à travailler en 2012 en tant que danseuse professionnelle pour le Ballet d’Europe à Marseille et a ensuite rejoint le Ballet de Genève où elle a interprété des œuvres de Ken Ossola, Joëlle Bouvier, Jeroen Verbruggen, Andonis Foniadakis, Cindy Van Acker, pour n’en citer que quelques-unes. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2013.

© Gregory Batardon

Yumi Aizawa

Yumi Aizawa, née à Matsumoto, au Japon, a reçu sa première formation en ballet à l’Académie de ballet Hakucho au Japon, puis à l’École de ballet de Hambourg en Allemagne. Pendant ses années d’école, elle danse occasionnellement dans les productions du Ballet de Hambourg. Après l’obtention de son diplôme à l’âge de 17 ans, elle a commencé sa carrière au sein du Ballet de Dresde où elle a interprété de nombreuses pièces classiques et néoclassiques. Après deux ans au sein du Ballet de Dresde, elle rejoint ensuite le Ballet de l’Opéra national de Bordeaux. En 2009, elle est promue soliste, et en 2012, première soliste, interprétant quelques rôles principaux dans des pièces classiques ainsi que dans des pièces de différents chorégraphes, notamment I. Galili, J. Kylian, W. Forsythe, etc. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2014.

© Gregory Batardon

Giulia Bolcato

Soprano

La soprano Giulia Bolcato a déjà interprété de nombreux rôles principaux, notamment Euridice dans L’Orfeo ou Belinda dans Dido & Aeneas. Elle a également joué des rôles tels que Fanny dans La cambiale di matrimonio, Sofia dans Il signor Bruschino, Ninetta dans La Gazza ladra et Elvira dans L’italiana in Algeri de Rossini. Elle a fait ses débuts dans le rôle de la Reine de la nuit à l’Opéra royal de Suède, puis elle chante Gilda dans Rigoletto au Teatro Regio de Parme, Serpina dans La serva padrona et de Lucy dans Le Téléphone de Menotti au Teatro Pergolesi de Jesi. Elle a également chanté Dinah dans Trouble in Tahiti de Bernstein et Oscar dans Un ballo in maschera de Verdi. Elle se produira cet été dans le rôle de Gabriel dans La Création de Haydn au Festival de Salzbourg. Membre du Jeune Ensemble du Grand Théâtre, elle se produira la saison prochaine dans les rôles de La voix du Ciel dans Don Carlos et de Marianne dans Le Chevalier à la rose.

William Meinert

Basse

William Meinert a entre autres remporté le premier prix du concours Shreveport Opera Mary Jacobs Smith Singer of the Year 2022 et de la Houston Grand Opera Eleanor McCollum Competition 2019. Il a récemment été diplômé du programme Cafritz Young Artist du Washington National Opera, où il a interprété Sarastro dans Die Zauberflöte et le Secret Police Agent dans The Consul. Il a chanté le Commendatore dans Don Giovanni, le Commentator dans Scalia/ Ginsburg de Derrick Wang Vodník dans Rusalka et le Duc dans Roméo et Juliette. En tant qu’artiste en résidence à l’opéra de Santa Fe, il a interprété Hjarne et Corbin lors de la première mondiale de The Thirteenth Child de Poul Ruders en 2019. Il s’est produit dans la 9e Symphonie de Beethoven, les Vêpres de Monteverdi et Le Messie de Haendel. William Meinert fait partie du Jeune Ensemble du Grand Théâtre de Genève.

Omar Mancini

Ténor

En octobre 2018, il a fait ses débuts en tant que ténor solo dans la Petite Messe solennelle de Rossini dans le cadre du 150ème anniversaire de la mort du compositeur. En septembre 2019, Omar Mancini a fait ses débuts au Capri Opera Festival avec le rôle de Rinuccio de Gianni Schicchi. En 2021, il obtient son diplôme de musique vocale de chambre du Conservatorio Giuseppe Verdi de Milan avec mention cum laude. En novembre 2021, il est sélectionné pour la Bottega Donizetti à l’Opéra Donizetti où il chante dans le spectacle C’erano una volta due bergamaschi…. En décembre 2021, il interprète le Gardien dans Acquaprofonda de Giovanni Sollima au Teatro Sociale de Côme. En janvier 2022, il est Horatio / La Voix imaginaire de Lélio dans Lélio ou le Retour à la vie de Berlioz au Teatro Regio de Turin. Il a aussi chanté Il Conte Bandiera dans La scuola de’ gelosi de Salieri au Teatro Regio de Turin en mai 2022 et au Festival della Valle d’Itria en juillet 2022. Omar Mancini est membre du Jeune Ensemble du Grand Théâtre.

Julieth Lozano

Soprano

Après ses études au Royal College of Music de Londres, la soprano colombienne Julieth Lozano intègre le National Opera Studio de Londres lors de la saison 2019/20. Au cours de la saison passée, elle fait ses débuts au Welsh National Opera lors de l’Expo 2020 différée de Dubaï, dans la nouvelle production d’Al Wasl, dans le rôle de Zayed/Young Mary. Par la suite, elle retourne au Longborough Festival Opera dans le rôle de Waldsvogel (Siegfried) et aussi dans son pays natal, la Colombie, dans le rôle de Susanna (Le nozze di Figaro) sous la direction de Martin Haselböck. Finaliste du Concours Kathleen Ferrier en 2020, Julieth est apparue dans le documentaire de la BBC « Queen Victoria : My Musical Britain » enregistré en 2019 aux palais de Buckingham et de Kensington. En 2016, elle a participé à l’Académie de Georg Solti et au Project Opera du Festival de Verbier. Elle s’est produite au Royal Albert Hall et dans de nombreux autres lieux à travers le monde.

© Bernardo Borghetti

Marco Beasley

Ténor

Marco Beasley est né à Portici, près de Naples, en 1957. Au cours de ses études musicales à l’Université de Bologne, il approfondit sa connaissance des deux pivots stylistiques de la fin de la Renaissance – le récitant cantando et la polyphonie sacrée et profane. Il entame ainsi une active carrière de concertiste qui l’amène rapidement dans les salles les plus prestigieuses, du Mozarteum de Salzbourg au Concertgebouw d’Amsterdam, de l’Accademia di Santa Cecilia de Rome au Lincoln Center de New York.
En tant que chanteur, acteur et écrivain, la personnalité de Marco Beasley embrasse l’âme insouciante de Naples, la joie de vivre de faire de la musique et le désir de se confronter au monde de la poésie et de la littérature.
« De nombreuses qualités résident en lui : la pureté claire et indubitable du timbre de sa voix ; une technique vocale très particulière qui est le résultat d’une étude personnelle approfondie et de recherches historiques ; l’amour des mots, à la fois sophistiqués et dialectiques ; une prédisposition naturelle pour communication et expressivité. Tous se traduisent par une variété de couleurs et de registres vocaux, une approche musicale captivante où la joie et l’irrévérence burlesque cèdent la place à un style plus plaintif et solitaire, à la fois intimiste et émouvant. Du chant grégorien à la polyphonie, du XVIe frottola du siècle dernier aux motets, du récitar cantando aux grandes chansons napolitaines, jusqu’aux réinventions modernes des genres historiques : les qualités exceptionnelles tant vocales qu’expressives de Marco, unies à sa sensibilité personnelle et à sa fantaisie, aboutissent à des interprétations toujours nouvelles et permettent à couvrir une gamme extrêmement vaste de styles et d’époques musicaux » (extrait d’un entretien avec le M° Guido Morini).
Ses recherches personnelles sur la production vocale et l’intelligibilité des textes de chansons lui valent les éloges d’un public toujours plus nombreux. En 2009, le VSCD néerlandais (Association des salles de théâtre et de concert) l’a nominé pour le meilleur interprète de l’année.
La discographie de Marco Beasley est ample et variée. La plupart des enregistrements sont avec l’ensemble Accordone, qu’il a fondé avec Guido Morini et Stefano Rocco en 1984. En 2014, il a choisi de quitter le groupe afin de s’aventurer sur une voie encore plus personnelle et indépendante sans lien avec le nom de l’ensemble.
2013 marque la sortie du CD Il Racconto di Mezzanotte, dans lequel le chant est plus que jamais le son d’une narration, un conte intime et contemplatif raconté entièrement d’une seule voix. Avec ce CD, la publication de Le Strade del Cuore (2016) et le récent album Catarì, Maggio, l’Ammore (2017), il a commencé une autoproduction; ces enregistrements sont exclusivement vendus sur les lieux du concert.

Cyril Auvity

Cyril Auvity

Ténor

Découvert par William Christie, Cyril Auvity a commencé sa carrière au festival d’Aix-en-Provence. Depuis, il s’est produit aux opéras de Genève, Naples, Barcelone, Madrid, Munich, Nancy, Montpel- lier, Bordeaux, Toulouse et Versailles et à Paris au Théâtre du Châtelet, au Théâtre des Champs-Ély- sées et à l’Opéra-Comique ainsi qu’aux festivals de Beaune et d’Aldeburgh. Parmi ses nombreux rôles, on peut citer les rôles-titres d’Amadis de Lully, d’Actéon de Charpentier, de L’Orfeo de Monteverdi, Jason dans Médée de Charpentier mais aussi les rôles de Tamino et Don Ottavio de Mozart. Récemment, il a enregistré un CD avec des œuvres de Constantyn Huyghens Pathodia sacra et profana. Son enregistrement des Stances du Cid a été récompensé par le Diapason d’Or. Au Grand Théâtre de Genève, on a pu l’entendre dans Médée de Charpentier, Les Indes galantes et L’Orfeo.

© Lina Khezzar

Renato Dolcini

Baryton

Né à Milan en 1985, Renato Dolcini étudie le chant à Pavie avec Vincenzo Manno et intègre l’Académie vocale de Gstaad (2009 – 2010), où il se spécialise auprès de Cecilia Bartoli. En 2015, il participe au Jardin des Voix de William Christie et se produit en tournée internationale avec Les Arts Florissants. Renato Dolcini se produit régulièrement avec des ensembles baroques tels La Risonanza, Ghislieri choir and consort ou L’Europa Galante. On a pu entendre Renato Dolcini dans Così fan tutte à l’Opéra de Tel Aviv, Actéon de Marc-Antoine Charpentier, ou encore Santa Teodosia d’Alessandro Scarlatti. Plus récemment, il incarné Peneo (dans Dafne de Antonio Caldara) à la Fenice de Venise, Alidoro (La Cenerentola de Gioacchino Rossini) et s’est produit au Monteverdi Tuscany Festival (dirigé par John Eliot Gardiner). Il a enregistré Extravaganza d’Amore ! avec l’Ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon) récompensé par un Diapason d’Or et le « Choc » de Classica.

© DR

Benedetta Mazzucato

Contralto

Née à Reggio Emilia, elle a fait ses premiers pas à l’opéra en 2001 en chantant le rôle du chat dans Brundibar de Hans Kràsa. Choriste au Teatro Regio de Parme, elle a fait ses débuts en 2009 dans le rôle de Maddalena dans Rigoletto à Reggio Emilia. En 2011, elle a participé à l’Accademia Rossiniana du Festival Rossini de Pesaro dirigé par Alberto Zedda et a obtenu son diplôme de contralto avec mention très bien au Conservatoire de Reggio Emilia. En 2012 à Versailles, elle a chanté Nireno dans Giulio Cesare avec l’Accademia Bizantina sous la direction d’Ottavio Dantone. Elle reprend Nireno en 2015 à l’opéra de Toulon avec Rinaldo Alessandrini. Parmi ses récents engagements, citons le rôle de Nahual dans Orfeo Chamán avec L’Arpeggiata à Ludwigsburg, et ses débuts dans le rôle d’Ottavia dans L’incoronazione di Poppea sous la baguette de Jean-Christophe Spinosi.

© DR

Céline Scheen

Soprano

La soprano belge Céline Scheen a terminé sa formation de chanteuse à la Guildhall School of Music de Londres, après des études à Mons et Bruxelles. Dans le domaine de l’opéra, elle a interprété différents rôles dans des œuvres de Haendel, Gluck, Haydn et Mozart ainsi que Rossini, Bizet, Poulenc ou Menotti. En concert, elle a chanté dans Carmina Burana, le Requiem de Fauré, la Messe du Couron- nement de Mozart et la Passion selon saint Jean de Bach. Elle a chanté sous la direction de chefs d’orchestre aussi connus que Philippe Herreweghe, Jordi Savall, Andrea Marcon ou Christophe Rousset. Parmi ses prochains concerts figurent Bach (Passions selon saint Jean et saint Matthieu), Mahler (4ème Symphonie), Exsultate, Jubilate de Mozart et sur la scène lyrique, on pourra l’entendre dans Venus and Adonis de John Blow dans une nouvelle production au Théâtre de Caen et au Grand Théâtre du Luxembourg.

© Michal Nowak

Rolando Villazón

Ténor

Né à Mexico, il a commencé ses études musicales au conservatoire national de son pays avant de rejoindre les programmes juniors des opéras de Pittsburgh et de l’Opéra de San Francisco. Rolando Villazón s’est rapidement fait un nom sur la scène musicale internationale après avoir remporté plusieurs prix au concours Operalia de Plácido Domingo en 1999 (dont le prix Zarzuela et le prix du public). Dès lors sa carrière aligne les engagements de prestige sur toutes les grandes scènes : New York, Londres, Salzbourg, Berlin, Hambourg, Vienne, et bien d’autres. En 2007, le ténor est devenu un artiste exclusif de Deutsche Grammophon, avec plus de 20 CD et DVD à son actif. Romancier (Mala- bares, 2013), directeur musical (Il barbiere di Siviglia , Salzbourg 2022), Rolando Villazón est chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres et a été nommé directeur artistique de la Mozartwoche de Salzbourg en 2019.

© Michal Novak

Christina Pluhar

Fondatrice et directrice artistique de l’Arpeggiata, cheffe d’orchestre

Née à Graz, elle étudie la guitare classique dans sa ville natale, puis le luth au conservatoire de La Haye, où elle obtient son diplôme en 1987. Après ses études à la Schola Cantorum Basiliensis avec Hopkinson Smith, elle se produit en tant que soliste et joueuse de basse continue avec de nombreux ensembles (Hesperion XXI, Il Giardino Armonico, Les Musiciens du Louvre, etc.). De 1997 à 2005, elle travaille comme assistante d’Ivor Bolton. En fondant son ensemble L’Arpeggiata en 2000, elle a révolution- né la scène de la musique ancienne, en se concentrant dès le début sur l’interaction expérimentale, libérée et improvisée. En 2012, L’Arpeggiata a été le premier ensemble de musique ancienne à être ensemble in residence au Carnegie Hall de New York. Christina Pluhar est également directrice musicale d’opéra (L’Orfeo, Die getreue Alceste, Il re pastore) et dirigera en 2023 Belshazzar de Haendel au Theater an der Wien.

© Michal Novak

Ena Pongrac

Mezzo-soprano

La mezzo-soprano croate, Ena Pongrac a été formée aux Universités des Arts de Graz et de Berlin et elle approfondit sa formation auprès notamment de Christa Ludwig, Gundula Janowitz, Brigitte Fassbaender ou encore Anne Sofie von Otter. En 2016, elle fait ses débuts en Zerlina (Don Giovanni) au Jyväskylän Ooppera en Finlande, où elle est retournée en Mercedes (Carmen) la saison suivante. En 2017/18, elle incarne Hänsel (Hänsel und Gretel) au Junge Oper Schloss Weikersheim. Les rôles contemporains font aussi partie de son répertoire, comme Madame Lapérouse dans Melusine d’Aribert Reimann et Lana dans Exit Paradise d’Arash Safaian. Au cours de la saison 2018/19, Ena Pongrac a été membre de l’Opernstudio OperAvenir au Theater Basel où elle interprète, entre autres, Alisa dans Lucia di Lammermoor, Trommler dans Der Kaiser von Atlantis, Dinah dans Trouble in Tahiti et Kate Pinkerton dans Madama Butterfly, puis la saison suivante des rôles dans Andersens Erzählungen et Schellen-Ursli. En 2020/21, elle est membre de l’ensemble du Theater Basel. Au Grand Théâtre, membre du Jeune Ensemble, elle s’est produite sur la saison 22/23 dans Maria Stuarda (Anna Kennedy) Parsifal (Une fille fleur et 2ème Écuyer) et Nabucco (Fenena).

© DR

Chœur du Grand Théâtre de Genève

Fondé également en 1962, le Chœur du Grand Théâtre de Genève se compose de plus de quarante chanteuses et chanteurs professionnel­le­s de toutes nationalités, auxquels s’ajoutent, selon les besoins de la programmation, des choristes complémentaires. Ils participent chaque saison aux productions lyriques du Grand Théâtre sous la direction d’Alan Woodbridge.

© Nicolas Schopfer

Orchestre de la Suisse Romande

Depuis sa création en 1918, l’Orchestre de la Suisse Romande – d’Ernest Ansermet, son fondateur, à Jonathan Nott, en poste depuis cinq ans – a pu compter sur pas loin de 700 musiciens pour établir sa réputation. Il est aujourd’hui composé de 112 musiciens permanents, représentés par 16 nationalités différentes. L’OSR joue chaque année plus de 80 concerts, dont une vingtaine à l’étranger. Il assure les concerts d’abonnement à Genève et Lausanne, les concerts symphoniques de la Ville de Genève, le concert annuel à l’occasion de la journée de l’ONU, ainsi que les représentations lyriques au Grand Théâtre de Genève. Sa réputation s’est bâtie au fil des ans grâce à ses enregistrements historiques et à son interprétation des répertoires français et russes du XXe siècle. L’OSR a également su se renouveler lors de la crise sanitaire en allant à la rencontre du public, que ce soit en déambulant dans sa roulotte ou face à un unique spectateur dans des lieux insolites ou en streaming.

Formation de réputation mondiale, sous la baguette de son chef fondateur, puis de ses directeurs musicaux successifs (Paul Klecki 1967-1970, Wolfgang Sawallisch 1970-1980, Horst Stein 1980-1985, Armin Jordan 1985-1997, Fabio Luisi 1997-2002, Pinchas Steinberg 2002-2005, Marek Janowski 2005- 2012, Neeme Järvi 2012-2015), de son principal chef invité Kazuki Yamada (2012-2017) et du chef britannique Jonathan Nott, l’Orchestre de la Suisse Romande a toujours contribué activement à l’histoire de la musique avec la découverte ou le soutien de compositeurs contemporains. L’OSR a notamment participé à la création des œuvres d’Igor Stravinski, Darius Milhaud, Arthur Honegger, Frank Martin, André-François Marescotti, Benjamin Britten, Witold Lutosławski, Heinz Holliger, William Blank, Peter Eötvös, James MacMillan, Pascal Dusapin ou encore Michael Jarrell. C’est d’ailleurs toujours une de ses missions importantes : soutenir la création symphonique, et particulièrement suisse.

Lancé en 2019, le programme d’artiste en résidence, avec notamment le compositeur Yann Robin, puis le pianiste Francesco Piemontesi et le violoniste Frank Peter Zimmermann permet à l’Orchestre de nouer de riches relations artistiques et de réaliser de dynamiques échanges. Daniel Harding a été nommé chef en résidence en 2021-22 pour deux saisons. La création d’un nouveau poste de chef.fe assistant.e auprès de Jonathan Nott pour la saison 2022-23 permettra sa lauréate, Ana María Patiño- Osorio, de préparer le programme de concerts, d’enregistrements, d’opéras et de tournées, et d’acquérir une expérience précieuse dans la gestion d’un orchestre.

Collaborant étroitement avec la Radio Télévision Suisse dès son origine, l’Orchestre de la Suisse Romande est très tôt diffusé sur les ondes radiophoniques, donc capté par des millions de personnes à travers le monde. Grâce à un partenariat avec Decca (plus de 100 disques), qui donne naissance à des enregistrements légendaires, l’OSR confirme sa présence sur la scène musicale mondiale. Il a enregistré avec une dizaine de labels internationaux des disques qui ont reçu de nombreuses distinctions. Actuellement en partenariat avec Pentatone, l’OSR enregistre deux à trois albums par saison dont les deux derniers avec Jonathan Nott.

Les tournées internationales de l’OSR le conduisent dans les salles prestigieuses d’Europe (Berlin, Londres, Vienne, Salzbourg, Paris, Amsterdam, Moscou, Saint-Pétersbourg, Madrid) et d’Asie (Tokyo, Séoul, Beijing, Shanghai, Bombay), ainsi que dans les grandes villes des continents américains (Boston, New York, San Francisco, Washington, São Paulo, Buenos Aires ou Montevideo). Pour la prochaine saison, l’OSR partira deux fois en tournée à l’étranger : avec des concerts notamment en Hongrie (Budapest), en République Tchèque (Brno), en Allemagne (Brême, Düsseldorf, Cologne, Münich), en Belgique (Anvers) ou encore en France (Lille).
L’OSR est l’hôte de nombreux festivals, citons, depuis 2000, le Budapest Spring Festival, les Chorégies d’Orange, le Festival de Música de Canarias, le Festival de Pâques, le Lucerne Festival, Les Nuits Romantiques à Aix-les-Bains, le Festival de Radio France et Montpellier, le Gstaad Menuhin Festival, le Septembre Musical de Montreux, le Festival International de Santander, les Robeco Zomerconcerten à Amsterdam, le Grafenegg Festival en Autriche et les BBC Proms de Londres. L’OSR a également créé son propre festival : depuis 2020 il se produit à Genève-Plage, aux bords du Lac Léman avec des artistes comme Yoav Levanon, Marzena Diakun ou encore Francesco Piemontesi.

L’une des missions de l’OSR est de promouvoir la musique symphonique auprès des jeunes d’aujourd’hui qui deviendront le public de demain et d’offrir une large palette d’activités. Celles-ci comprennent notamment les parcours pédagogiques qui préparent les enfants à venir aux concerts avec divers ateliers proposés en amont, les Concerts pour petites oreilles avec possibilité d’essayer des instruments, les Concerts en famille au Victoria Hall, les concerts scolaires et répétitions ouvertes aux classes en collaboration avec le département de l’instruction publique (DIP) de l’État de Genève. L’Orchestre réalisera comme chaque année une tournée en Suisse romande afin de permettre aux écoliers de tous les cantons romands de l’écouter.

L’Orchestre de la Suisse Romande est soutenu par la Ville de Genève, la République et canton de Genève, le canton de Vaud, la Radio Télévision Suisse, les associations genevoise et vaudoise des Amis de l’OSR et de nombreux sponsors et mécènes.

© Niels Ackermann

Ma Newsletter

Giuseppina Bridelli

Mezzo-soprano

Née à Piacenza en Italie, Giuseppina Bridelli fait ses débuts à seulement 21 ans dans le rôle de Despina dans Così fan tutte, dirigé par Diego Fasolis. Elle a déjà travaillé avec des chefs tels que Zubin Mehta, Nello Santi, Michele Mariotti, Fabio Luisi, Alberto Zedda, Roberto Abbado, Leonardo García Alarcón, Raphaël Pichon, Giovanni Antonini et Daniel Oren. Particulièrement appréciée dans le répertoire baroque et classique, elle travaille régulièrement avec la Cappella Mediterranea, L’Arpeggiata, Il Pomo d’oro, Accademia bizantina, Europa Galante, Il Giardino Armonico, La Venexiana et Ensemble Pygmalion. Elle a enregistré avec de grands labels : Bajazet et Porpora Cantatas de Gasparini (Glossa)  ; Mysterium de Rota (DECCA); Habanera avec Elīna Garanča (Deutsche Grammophon); Incoronazione di Dario (Naïve) de Vivaldi ; Passio secundum Ioannem de Scarlatti (Ricercar); La Doriclea de Stradella (Arcana); Péchés de vieillesse de Rossini (Naxos) et un premier album solo Duel (Arcana 2019).

© M. Pais

Alan Woodbridge

Directeur des chœurs du Grand Théâtre depuis 2014, le travail d’Alan Woodbridge est empreint par la vigueur, l’exigence et l’intense musicalité de son approche. Chanteur de formation, organiste et pianiste, étudiant à Trinity Cambridge et au Royal College of Music de Londres, il travaille entre autres à Londres, Amsterdam, Tokyo, Dresde, Paris ou San Francisco. Il a été chef de chœur à l’Opéra de Lyon pendant 18 saisons, participant aux productions et enregistrements avec des équipes de renommée internationale. Citons la Trilogie Pouchkin avec Kirill Petrenko et Peter Stein. Il a reçu un Grammy pour l’enregistrement de Doktor Faust de Busoni. Alan Woodbridge est Chevalier des arts et des lettres.

© GTG / Matilde Fassò

Valer Sabadus

Contre-ténor

Avec sa voix claire comme le cristal, l’artiste allemand d’origine roumano-magyare s’est fait connaître du public international en 2012 pour sa remarquable interprétation de Semira dans l’opéra de Leonardo Vinci Artaserse au Theater an der Wien, au Théâtre des Champs-Élysées, à l’Opéra Royal de Versailles et au Concertgebouw d’Amsterdam. Grand succès également en 2015 dans le rôle de l’empereur Néron (Le Couronnement de Poppée) au Theater an der Wien. Le public du Grand Théâtre garde le souvenir de sa prestation dans le rôle-titre d’Il Giasone de Cavalli à l’Opéra des Nations en 2017 sous la direction de Leonardo García Alarcón, puis en Néron du Couronnement de Poppée de Monteverdi sous la direction d’Iván Fischer en 2021 au Grand Théâtre. Artiste à la discographie éclectique, son répertoire s’étend des premiers opéras baroques à des œuvres contemporaines.

Sidi Larbi Cherkaoui

Chorégraphe

Le directeur du Ballet du Grand Théâtre de Genève est d’abord apparu au firmament de la danse comme un interprète d’une souplesse saisissante et, immédiatement après, comme un chorégraphe prolifique capable de créer des mondes où le mouvement, la musique et l’architecture s’entremêlent sans heurt. Tout en étant directeur artistique d’Eastman, sa compagnie de danse contemporaine fondée en 2010, Cherkaoui a également dirigé le Ballet des Flandres entre 2015 et 2022. Depuis ses premières pièces créées aux ballets C de la B — Rien de Rien (2000), Foi (2003) et Tempus Fugit (2004), chacune de ses œuvres fait événement : Loin (2005) pour le Grand Théâtre de Genève, Sutra pour Sadler’s Wells (2007), Boléro (2013) pour le Ballet de l’Opéra de Paris, avec le chorégraphe Damien Jalet et l’artiste performeuse Marina Abramović, L’Oiseau de feu (2015) pour le Ballet de Stuttgart, Medusa (2019) pour le Royal Ballet de Londres, et Laid in Earth (2021) pour l’English National Ballet ont été le résultat de rencontres mémorables avec des compagnies de ballet à travers l’Europe. Cherkaoui a réalisé Fall (2015), Exhibition (2016) et Requiem (2017) pour le Ballet royal de Flandre et a découvert le monde de l’opéra lorsqu’il a été invité à chorégraphier Der Ring des Nibelungen (2010-2013), mis en scène par Guy Cassiers à La Scala de Milan. En tant que metteur en scène d’opéra, il a dirigé Les Indes galantes de Jean-Philippe Rameau (2016), Alceste de Christoph Willibald Gluck (2019) et Hanjo de Toshio Hosokawa (2023), Satyagraha de Philip Glass (2017) et Pelléas et Mélisande de Claude Debussy (2018) avec Damien Jalet et Marina Abramović. Depuis le milieu des années 2010, il a chorégraphié clips musicaux et performances pour Beyoncé, dont le medley Lemonade pour les Grammy 2017. La même année, il fait ses débuts à Broadway en tant que chorégraphe de la comédie musicale Jagged Little Pill d’Alanis Morissette. Il a également chorégraphié la reprise en 2022 de l’opéra-rock Starmania de Michel Berger et Luc Plamondon.

© Jeroen Hanselaer