Lady Macbeth de Mtsensk

Lady Macbeth de Mtsensk

Opéra de Dimitri Chostakovitch

Tarifs:
Dès CHF 17.-
dim. 30 avril19:30
mar. 2 mai19:30
jeu. 4 mai19:30
dim. 7 mai15:00
mar. 9 mai19:30
(…) je ne peux trouver ni repos ni paix jusqu’à ce que je descende sur la terre ; et si je redescendais sur terre, je voudrais m’enfoncer dans le sol. Avez-vous déjà ressenti cela ?

August Strindberg, Mademoiselle Julie (1888)

Infos et distribution

Œuvre

Infos et distribution

Леди Макбет Мценского уезда
Opéra de Dimitri Chostakovitch

Livret de Alexandre Preis
Créé en 1934 au Théâtre Maly de Léningrad
Dernière fois au Grand Théâtre en 2006-2007

30 avril, 2, 4 et 9 mai 2023 — 19h30
7 mai 2023 — 15h

DISTRIBUTION
Direction musicale Alejo Pérez
Mise en scène Calixto Bieito
Scénographie Rebecca Ringst
Costumes Ingo Krügler
Lumières Michael Bauer
Dramaturgie Bettina Auer
Direction des chœurs Alan Woodbridge

Katerina Lvovna Ismaïlova Aušrinė Stundytė
Boris Timoféiévitch Ismaïlov Dmitry Ulyanov
Zinovi Borissovitch Ismaïlov John Daszak
Sergueï Ladislav Elgr
Aksinia Julieth Lozano
Sonyetka Kai Rüütel
Le Balourd miteux Michael Laurenz
Le Pope / Un Vieux Forçat Aleksey Tikhomirov
L’Inspecteur de la police Alexey Shishlyaev

Chœur du Grand Théâtre de Genève
Orchestre de la Suisse Romande

Production de l’Opera Ballet Vlaanderen créée en 2014

Avec le soutien de
ALINE FORIEL-DESTEZET

Œuvre

Dimitri Chostakovitch écrivait à propos du rôle-titre de son deuxième opéra, créé en 1934 : « Même si Katerina Lvovna est une meurtrière, elle n’est pas une ordure. Sa conscience la tourmente. (…) Je compatis avec elle… » Contrairement à Lady Macbeth, Katerina ne tue pas par ambition, mais par amour et passion. Mariée à un fils de riche marchand qui ne s’intéresse pas à elle, brutalisée par son beau-père, son existence est vide et ennuyeuse. Une relation torride naît avec Sergueï, un ouvrier coureur de jupons. Katerina tue d’abord son beau-père, puis, avec l’aide de Sergueï, son mari. Le meurtre est découvert et les amants sont envoyés dans un camp de travail en Sibérie. En route vers l’exil, Sergueï se lie avec une codétenue. Katerina, dans un désespoir total, entraîne sa rivale dans la mort. Dans l’opéra, outre le meurtre, on peut voir (et entendre) du sexe brutal, du harcèlement sadique et de l’agression sexuelle. Porté par son sujet sulfureux, l’opéra eut un certain succès initial, mais Staline ne pouvait guère mettre cet opéra en vitrine à l’étranger pour représenter le nouvel art soviétique. Le régime le condamna donc impitoyablement en 1938, étouffant ainsi avant les 30 ans du compositeur sa carrière lyrique naissante. Le récit musico-dramatique vertigineux de l’opéra comporte aussi des fragments d’opérette, de music-hall, de cabaret et de jazz avec l’orchestre qui mène le bal – on sent la vaste expérience de Chostakovitch en tant qu’accompagnateur de films muets. Calixto Bieito, lui, pense au film noir en revenant à Genève pour continuer le cycle d’opéras russes après son magistral Guerre et Paix, autre opéra au destin fortement influencé par Staline. Sa production pour l’Opéra des Flandres en 2014 se déroule dans un labyrinthe industriel pourri, où l’on ne peut travailler qu’en combinaison de protection, et qui rappelle les métropoles polluées et délabrées de Russie et de Chine… ou Detroit. Selon Bieito : « Ce n’est pas Roméo et Juliette, c’est le thriller apocalyptique d’un amour dans un système post-capitaliste. » L’Argentin Alejo Pérez, aussi complice de Guerre et Paix, revient aux commandes de l’Orchestre de la Suisse Romande. On découvre la soprano lituanienne Aušrinė Stundytė (sidérante Elektra à Salzbourg 2020 et déjà Lady Macbeth dans cette production à Anvers et plus tard dans la mise en scène de Warlikowski à Paris) dans le rôle-titre qui, pour l’occasion, se roulera passionnément dans la fange et le stupre avec l’expressif ténor tchèque Ladislav Elgr en Sergueï. Autour d’eux une distribution de grandes voix slaves, qui nous ont déjà impressionnées au Grand Théâtre pendant Guerre et Paix, notamment les basses russes Dmitry Ulyanov, comme le méchant beau-père Boris, et Aleksey Tikhomirov, en Pope et en Vieux Forçat.

Présentation

Présentation

Plage

Lady Macbeth à La Plage

Éclairage 25.4.2023
Atelier public 29.4.2023
En coulisse 7.5.2023
Brunch 14.5.2023
Intropéra 45 minutes avant chaque représentation

22-23

Saison 22-23

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Légende photo
Des membres des YPG kurde explorent la ville récemment libérée de Sinjar. Irak, 2015
© Paolo Pellegrin

Chœur du Grand Théâtre de Genève

Fondé également en 1962, le Chœur du Grand Théâtre de Genève se compose de plus de quarante chanteuses et chanteurs professionnel­le­s de toutes nationalités, auxquels s’ajoutent, selon les besoins de la programmation, des choristes complémentaires. Ils participent chaque saison aux productions lyriques du Grand Théâtre sous la direction d’Alan Woodbridge.

© Carole Parodi

Orchestre de la Suisse Romande

Depuis sa création en 1918, l’Orchestre de la Suisse Romande – d’Ernest Ansermet, son fondateur, à Jonathan Nott, en poste depuis cinq ans – a pu compter sur pas loin de 700 musiciens pour établir sa réputation. Il est aujourd’hui composé de 112 musiciens permanents, représentés par 16 nationalités différentes. L’OSR joue chaque année plus de 80 concerts, dont une vingtaine à l’étranger. Il assure les concerts d’abonnement à Genève et Lausanne, les concerts symphoniques de la Ville de Genève, le concert annuel à l’occasion de la journée de l’ONU, ainsi que les représentations lyriques au Grand Théâtre de Genève. Sa réputation s’est bâtie au fil des ans grâce à ses enregistrements historiques et à son interprétation des répertoires français et russes du XXe siècle. L’OSR a également su se renouveler lors de la crise sanitaire en allant à la rencontre du public, que ce soit en déambulant dans sa roulotte ou face à un unique spectateur dans des lieux insolites ou en streaming.

Formation de réputation mondiale, sous la baguette de son chef fondateur, puis de ses directeurs musicaux successifs (Paul Klecki 1967-1970, Wolfgang Sawallisch 1970-1980, Horst Stein 1980-1985, Armin Jordan 1985-1997, Fabio Luisi 1997-2002, Pinchas Steinberg 2002-2005, Marek Janowski 2005- 2012, Neeme Järvi 2012-2015), de son principal chef invité Kazuki Yamada (2012-2017) et du chef britannique Jonathan Nott, l’Orchestre de la Suisse Romande a toujours contribué activement à l’histoire de la musique avec la découverte ou le soutien de compositeurs contemporains. L’OSR a notamment participé à la création des œuvres d’Igor Stravinski, Darius Milhaud, Arthur Honegger, Frank Martin, André-François Marescotti, Benjamin Britten, Witold Lutosławski, Heinz Holliger, William Blank, Peter Eötvös, James MacMillan, Pascal Dusapin ou encore Michael Jarrell. C’est d’ailleurs toujours une de ses missions importantes : soutenir la création symphonique, et particulièrement suisse.

Lancé en 2019, le programme d’artiste en résidence, avec notamment le compositeur Yann Robin, puis le pianiste Francesco Piemontesi et le violoniste Frank Peter Zimmermann permet à l’Orchestre de nouer de riches relations artistiques et de réaliser de dynamiques échanges. Daniel Harding a été nommé chef en résidence en 2021-22 pour deux saisons. La création d’un nouveau poste de chef.fe assistant.e auprès de Jonathan Nott pour la saison 2022-23 permettra sa lauréate, Ana María Patiño- Osorio, de préparer le programme de concerts, d’enregistrements, d’opéras et de tournées, et d’acquérir une expérience précieuse dans la gestion d’un orchestre.

Collaborant étroitement avec la Radio Télévision Suisse dès son origine, l’Orchestre de la Suisse Romande est très tôt diffusé sur les ondes radiophoniques, donc capté par des millions de personnes à travers le monde. Grâce à un partenariat avec Decca (plus de 100 disques), qui donne naissance à des enregistrements légendaires, l’OSR confirme sa présence sur la scène musicale mondiale. Il a enregistré avec une dizaine de labels internationaux des disques qui ont reçu de nombreuses distinctions. Actuellement en partenariat avec Pentatone, l’OSR enregistre deux à trois albums par saison dont les deux derniers avec Jonathan Nott.

Les tournées internationales de l’OSR le conduisent dans les salles prestigieuses d’Europe (Berlin, Londres, Vienne, Salzbourg, Paris, Amsterdam, Moscou, Saint-Pétersbourg, Madrid) et d’Asie (Tokyo, Séoul, Beijing, Shanghai, Bombay), ainsi que dans les grandes villes des continents américains (Boston, New York, San Francisco, Washington, São Paulo, Buenos Aires ou Montevideo). Pour la prochaine saison, l’OSR partira deux fois en tournée à l’étranger : avec des concerts notamment en Hongrie (Budapest), en République Tchèque (Brno), en Allemagne (Brême, Düsseldorf, Cologne, Münich), en Belgique (Anvers) ou encore en France (Lille).
L’OSR est l’hôte de nombreux festivals, citons, depuis 2000, le Budapest Spring Festival, les Chorégies d’Orange, le Festival de Música de Canarias, le Festival de Pâques, le Lucerne Festival, Les Nuits Romantiques à Aix-les-Bains, le Festival de Radio France et Montpellier, le Gstaad Menuhin Festival, le Septembre Musical de Montreux, le Festival International de Santander, les Robeco Zomerconcerten à Amsterdam, le Grafenegg Festival en Autriche et les BBC Proms de Londres. L’OSR a également créé son propre festival : depuis 2020 il se produit à Genève-Plage, aux bords du Lac Léman avec des artistes comme Yoav Levanon, Marzena Diakun ou encore Francesco Piemontesi.

L’une des missions de l’OSR est de promouvoir la musique symphonique auprès des jeunes d’aujourd’hui qui deviendront le public de demain et d’offrir une large palette d’activités. Celles-ci comprennent notamment les parcours pédagogiques qui préparent les enfants à venir aux concerts avec divers ateliers proposés en amont, les Concerts pour petites oreilles avec possibilité d’essayer des instruments, les Concerts en famille au Victoria Hall, les concerts scolaires et répétitions ouvertes aux classes en collaboration avec le département de l’instruction publique (DIP) de l’État de Genève. L’Orchestre réalisera comme chaque année une tournée en Suisse romande afin de permettre aux écoliers de tous les cantons romands de l’écouter.

L’Orchestre de la Suisse Romande est soutenu par la Ville de Genève, la République et canton de Genève, le canton de Vaud, la Radio Télévision Suisse, les associations genevoise et vaudoise des Amis de l’OSR et de nombreux sponsors et mécènes.

© Niels Ackermann

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Alan Woodbridge

Directeur des chœurs du Grand Théâtre depuis 2014, le travail d’Alan Woodbridge est empreint par la vigueur, l’exigence et l’intense musicalité de son approche. Chanteur de formation, organiste et pianiste, étudiant à Trinity Cambridge et au Royal College of Music de Londres, il travaille entre autres à Londres, Amsterdam, Tokyo, Dresde, Paris ou San Francisco. Il a été chef de chœur à l’Opéra de Lyon pendant 18 saisons, participant aux productions et enregistrements avec des équipes de renommée internationale. Citons la Trilogie Pouchkin avec Kirill Petrenko et Peter Stein. Il a reçu un Grammy pour l’enregistrement de Doktor Faust de Busoni. Alan Woodbridge est Chevalier des arts et des lettres.

© GTG / Matilde Fassò

Sidi Larbi Cherkaoui

Chorégraphe

Figure de proue de la scène contemporaine belge, Sidi Larbi Cherkaoui compte plus de 50 chorégraphies à son actif et une série de prix dont deux Olivier Awards, trois prix « meilleur chorégraphe de l’année » de tanz et le Kairos Prize 2009. Bien connu de la scène genevoise, il quitte la tête du Ballet Vlaanderen, avec lequel il a créé Fall (2015), Exhibition (2016) et Requiem (2017), pour prendre la direction du Ballet du Grand Théâtre de Genève dès juillet 2022. En 2018, Cherkaoui s’associe avec Damien Jalet et Marina Abramović pour la production de Pelléas et Mélisande à Anvers, puis pour Boléro à l’Opéra national de Paris. Ses mises en scène pour l’opéra comptent aussi Les Indes galantes de Rameau, Alceste de Gluck et Satyagraha de Philip Glass. Son affinité avec le ballet et l’opéra a donné naissance à certaines de ses œuvres les plus durables, ainsi qu’à de passionnantes collaborations interdisciplinaires avec des artistes visuels, des designers et des musiciens.

© Jeroen Hanselaer