Ariodante

Ariodante

Opéra de Georg Friedrich Haendel
Cher au roi, plus cher encore à sa fille
Était ce chevalier, nommé Ariodant,
Parce qu’il était merveilleusement courageux,
Mais surtout parce qu’elle savait qu’elle en était aimée.
Elle savait que ni le Vésuve, ni le volcan de Sicile,
Ni Troie ne brûlèrent jamais d’autant de flammes
Qu’Ariodant en nourrissait pour elle dans tout son cœur.

Ludovico Ariosto, Orlando furioso, canto V

Infos et distribution

Œuvre

Infos et distribution

Opéra de Georg Friedrich Haendel
Livret d’après Antonio Salvi et L’Arioste
Créé le 8 janvier 1735 à Londres – Covent Garden
Dernière fois au Grand Théâtre de Genève en 2007-2008

En version semi-scénique

5 octobre 2023 — 19h

Chanté en italien avec surtitres en français et anglais
Durée : approx. 3h10 avec un entracte inclus

Intropéra 45 minutes avant la représentation

DISTRIBUTION
Direction musicale William Christie
Mise en espace Nicolas Briançon
Lumières Jean-Pascal Pracht
Création vidéo Valéry Faidherbe

Ariodante Lea Desandre
Ginevra Mélissa Petit
Dalinda Sarah Gilford
Polinesso Hugh Cutting
Lucarnio Krešimir Špicer
Odoardo Moritz Kallenberg
Il Re di Scozia Renato Dolcini

Orchestre des Arts Florissants

Coproduction avec la Philharmonie de Paris et l’Opéra de Dijon

Œuvre

Publié pour la première fois en 1516, on ne compte pas les adaptations de ce best-seller du XVIe siècle et suivants : Orlando furioso du Toscan Ludovico Ariosto, dit L’Arioste. L’influence qu’il a eu sur la culture européenne fit naître des opéras tout au long de sa route, de l’Italie du Rinascimento à l’Angleterre de l’Enlightenment en passant par le Grand Siècle français. Jacopo Peri, Francesca Caccini, Jean-Baptiste Lully, Marc-Antoine Charpentier, André Campra, les compositeurs ne cessent de se réapproprier le motif : Antonio Vivaldi compose deux Orlando, Joseph Haydn un Orlando paladino. À lui seul, Georg Friedrich Haendel compose trois opéras directement dérivés de ce paradigme du poème épique chevaleresque : Orlando, en 1733, Ariodante en janvier 1735 et à peine quelques mois plus tard, en avril son Alcina, sans doute le plus connu des trois.

Si l’œuvre a grandi et s’est métamorphosée à travers le temps et l’espace, on pourrait aussi voir et entendre cette parabole / géographie mouvante à travers la vie de Haendel. Né à Halle, dans ce qui était alors la Saxe, ce contemporain à un mois près de Johann Sebastian Bach compose ses premiers opéras, à peine âgé de vingt ans, à Hambourg. Ayant appris tout ce qu’il pouvait de ses pairs germaniques, il se rend en l’Italie où il remplira ses valises pendant cinq années avant de les poser pour presque le reste de sa carrière à Londres, où il est d’ailleurs aussi imprésario d’opéra. Ce dramma per musica en 3 actes, adaptation de l’opéra de Giacomo Antonio Perti de 1708 Ginevra, Principessa di Scozia pour lequel Antonio Salvi avait écrit le livret, reprend les chants IV, V et VI du livre de L’Arioste, au sujet d’un autre chevalier amoureux que Roland. Un spin-off donc, avec des caractéristiques importées de l’opéra-ballet de Versailles, puisque pour plaire au public londonien de la toute nouvelle salle de Covent Garden, le compositeur intégra dans chaque acte des occasions de danser.

Si la mode était alors aussi aux castrats, depuis la reprise dans les années 1970 des œuvres baroques au répertoire, leur rôle est désormais attribué à des contre-ténors ou des mezzos. La jeune et fascinante mezzo-soprano Lea Desandre sera pour un soir cet Ariodante désespéré, accompagnée d’une palette de chanteurs et chanteuses souvent passés par le Jardin des Voix, plus de 20 ans maintenant la célèbre manufacture des grandes voix baroques, le tout sous la direction d’un des plus grands maîtres de la renaissance baroque, William Christie, avec son Orchestre des Arts Florissants. Nicolas Briançon se chargera de mettre en espace cet Ariodante avec simplicité et dénuement afin d’en faire apparaître toute la force dramatique, faite d’intériorité et de violence, de passion et de compassion.

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Crédit photo
© GTG / Marc Asekhame

Ena Pongrac

Mezzo-soprano

The Croatian mezzo-soprano Ena Pongrac trained at the Universities of the Arts in Graz and Berlin, furthering her training with the likes of Christa Ludwig, Gundula Janowitz, Brigitte Fassbaender and Anne Sofie von Otter. In 2016, she made her debut as Zerlina (Don Giovanni) at the Jyväskylän Ooppera in Finland, where she returned as Mercedes (Carmen) the following season. In 2017/18, she played Hänsel (Hänsel und Gretel) at the Junge Oper Schloss Weikersheim. Contemporary roles are also part of her repertoire, such as Madame Lapérouse in Melusine by Aribert Reimann and Lana in Exit Paradise by Arash Safaian. During the 2018/19 season, Ena Pongrac was a member of the Opernstudio OperAvenir at Theater Basel, where she sang, among other roles, Alisa in Lucia di Lammermoor, Trommler in Der Kaiser von Atlantis, Dinah in Trouble in Tahiti and Kate Pinkerton in Madama Butterfly, followed the following season by roles in Andersens Erzählungen and Schellen-Ursli. In 2020/21, she is a member of the Theater Basel ensemble. At the Grand Théâtre, as a member of the Young Ensemble, she appeared in the 22/23 season in Maria Stuarda (Anna Kennedy) Parsifal (Une fille fleur et 2ème Écuyer) and Nabucco (Fenena).

© DR

William Meinert

Bass

William Meinert’s awards include first prize in the Shreveport Opera Mary Jacobs Smith Singer of the Year 2022 competition and the Houston Grand Opera Eleanor McCollum Competition 2019. He recently graduated from Washington National Opera’s Cafritz Young Artist program, where he sang Sarastro in Die Zauberflöte and the Secret Police Agent in The Consul. He has sung the Commendatore in Don Giovanni, the Commentator in Derrick Wang’s Scalia/ Ginsburg, Vodník in Rusalka and the Duke in Romeo and Juliet. As artist-in-residence at Santa Fe Opera, he played Hjarne and Corbin in the world premiere of Poul Ruders‘ The Thirteenth Child in 2019. He has performed in Beethoven’s 9th Symphony, Monteverdi’s Vespers and Handel’s Messiah. William Meinert is a member of the Young Ensemble du Grand Théâtre de Genève.

Omar Mancini

Tenor

In October 2018, he made his debut as solo tenor in Rossini’s Petite Messe solennelle as part of the 150th anniversary of the composer’s death. In September 2019, Omar Mancini made his debut at the Capri Opera Festival with the role of Rinuccio in Gianni Schicchi. In 2021, he graduated cum laude in chamber vocal music from the Conservatorio Giuseppe Verdi in Milan. In November 2021, he was selected for the Bottega Donizetti at the Donizetti Opera, where he sang in the show C’erano una volta due bergamaschi…. In December 2021, he played the Guardian in Acquaprofonda by Giovanni Sollima at the Teatro Sociale in Como. In January 2022, he was Horatio / La Voix imaginaire de Lélio in Lélio ou le Retour à la vie by Berlioz at the Teatro Regio in Turin. He also sang Il Conte Bandiera in Salieri’s La scuola de’ gelosi at Turin’s Teatro Regio in May 2022 and at the Festival della Valle d’Itria in July 2022. Omar Mancini is a member of the Jeune Ensemble du Grand Théâtre.

Giulia Bolcato

Soprano

Soprano Giulia Bolcato has already interpreted a number of leading roles, including Euridice in L’Orfeo and Belinda in Dido & Aeneas. She has also played roles such as Fanny in La cambiale di matrimonio, Sofia in Il signor Bruschino, Ninetta in La Gazza ladra and Elvira in Rossini’s L’italiana in Algeri. She made her debut in the role of the Queen of the Night at the Royal Swedish Opera, then sang Gilda in Rigoletto at the Teatro Regio in Parma, Serpina in La serva padrona and Lucy in Menotti’s The Telephone at the Teatro Pergolesi in Jesi. She also sang Dinah in Bernstein’s Trouble in Tahiti and Oscar in Verdi’s Un ballo in maschera. This summer she will perform the role of Gabriel in Haydn’s Creation at the Salzburg Festival. A member of the Jeune Ensemble du Grand Théâtre, next season she will perform the roles of La voix du Ciel in Don Carlos and Marianne in Le Chevalier à la rose.

Luca Bernard

Tenor

Born in Zürich, lyric tenor Luca Bernard gained his first stage experience as a member of the Zürich Sängerknaben, where he sang the role of Zweiter Knabe in Mozart’s Die Zauberflöte at the Opernhaus Zürich. He is the recipient of a study prize from the Prof. Armin Weltner Foundation and the Migros Kulturprozent. From 2019 to 2021, Luca Bernard was a member of the International Opera Studio Zürich. During the 2021/22 season, he sang at Opera Maggio Fiorentino as Gastone (La Traviata), Jaquino (Fidelio) and Scaramuccio (Ariadne auf Naxos). The following season, he played Fracasso in Mozart’s early opera La finta semplice. In 2022, Luca Bernard took on the role of Ernesto in Donizetti’s Don Pasquale at the Glyndebourne Festival. During the 2023/24 season, he will appear in Klagenfurt, Toulon and at the Grand Théâtre de Genève.

Luca Bernard

Ténor

Né à Zürich, le ténor lyrique Luca Bernard a acquis ses premières expériences sur scène en tant que membre du Zürich Sängerknaben où il a notamment chanté le 2e Knabe dans Die Zauberflöte de Mozart à l’Opéra de Zürich. Il a étudié le piano et la composition à la ZHdK avant de se lancer dans le chant professionnellement. En 2017, il chante Ottokar de Der Zigeunerbaron à l’Operettenbühne Hombrechtikon. Au même endroit, il incarne Stanislas de Der Vogelhändler en 2018. Au cours des saisons 2019/20 et 2020/21, on l’a entendu dans une grande variété de rôles à l’Opéra de Zurich en tant que membre de l’International Opera Studio. Au cours de la saison 2021/22, il a chanté à l’Opéra Maggio Fiorentino de Florence, où il a interprété Gastone (La traviata), Jaquino (Fidelio) et Scaramuccio (Ariadne auf Naxos). Au Festival de Glyndebourne 2022, le ténor lyrique Luca Bernard est intervenu dans le rôle d’Ernesto dans Don Pasquale. Lors de la saison 23/24, il se produit à Klagenfurt, Toulon, ainsi qu’au Grand Théâtre de Genève, où il fait partie du Jeune Ensemble. Des oratorios tels que la Passion selon saint Matthieu de Bach, La Création de Haydn, ses Quatre saisons ou le Stabat mater de Dvořák sont des œuvres centrales de son répertoire.

Madeline Wong

Née en Australie, elle rejoint après sa formation le Ballet du Grand Théâtre de Genève sous la direction de Philippe Cohen, où elle se produit avec de nombreux chorégraphes de renom, créant notamment une version solo du Sacre du printemps de Stravinsky pour Andonis Foniadakis en 2007. Elle s’est ensuite installée à New York pour travailler pour le Cedar Lake Contemporary Ballet pendant deux ans, jusqu’à sa fermeture. Elle a ensuite été invitée à revenir danser pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève en 2015, où elle a participé à de nombreuses productions mémorables, prenant notamment le rôle d’Isolde dans Tristan & Isolde de Joëlle Bouvier. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2006.

© Gregory Batardon

Nahuel Alejandro Vega

Né en 1992 à Mar del Plata en Argentine, il s’est formé à l’École du Théâtre Bolchoï au Brésil, à ​​l’Atelier de danse contemporaine du Théâtre San Martin à Buenos Aires, ainsi qu’au Cannes Jeune Ballet de l’École supérieure de danse de Cannes Rosella Hightower en France-  Il a reçu le prix Jorge Tomin du meilleur interprète du festival Danzamerica en 2010 et le prix Julio Bocca à Buenos Aires. Il a également participé au Prix de Lausanne en 2011. Sa curiosité pour des nouvelles techniques et vocabulaires corporels l’ont emmené à participer à de grands festivals en Europe comme le Deltebre Dansa, IDW Budapest, entre autres. Il a rapidement obtenu le diplôme d’État français de professeur en danse contemporaine. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2013.

© Gregory Batardon

Geoffrey van Dyck

Né en 1990 et d’origine française, il commença la danse à l’âge de 10 ans avec le hip hop et le Modern Jazz dans une petite école du nord-est de la France. Pris de passion pour cet art, il décide à 18 ans de rejoindre l’Académie Internationale de la Danse à Paris où il étudiera le classique, le contemporain, le jazz, le chant et la comédie. Durant ses deux annés de formation, il participera à des comédies musicales (Grease, Mozart l’Opera Rock) et à divers événements comme la Semaine de la mode ou 10 ans de Smart habillé par Hermès.
Afin d’approfondir ses connaissances, il se rend à Lyon pour intégrer le Conservatoire national supérieur de musique et de danse où il étudiera la danse contemporaine pendant 3 ans. Lors de sa troisième année, il passe l’audition publique du Ballet du Grand Théâtre de Genève. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2013.

© Gregory Batardon

Sara Shigenari

Née à Yokohama, au Japon, elle poursuit sa formation de danseuse auprès de Setsuko Honda. Après avoir obtenu son diplôme à l’English National Ballet School, elle a rejoint le Cannes Jeune Ballet où elle a eu l’occasion de danser dans des productions à l’Opéra de Nice et à l’Opéra d’Avignon. Depuis qu’elle a rejoint le Ballet du Grand Théâtre de Genève, elle a travaillé avec des chorégraphes tels que Sidi Larbi Cherkaoui, Damien Jalet, Mats Ek, Jiří Kylián, Andonis Foniadakis, Angelin Preljocaj et Joëlle Bouvier, pour n’en citer que quelques-uns. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2009.

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Luca Scaduto

Né sur la côte ouest de la Sicile, il a commencé sa formation professionnelle en danse en 2013 et a été diplômé de l’académie de danse Professione Danza Parma en 2015 en ballet classique impérial (niveau avancé 2). En 2019, il est également professeur qualifié de ballet classique impérial. En tant que danseur contemporain, il a travaillé pour plusieurs compagnies de danse : Agora Coaching Project, Valencia Dancing Forward, Fondazione Teatro Regio di Parma, Croatian National Theater Ballet Split, pour n’en citer que quelques-unes, et a dansé pour des chorégraphes tels que Sidi Larbi Cherkaoui, Ivan Alboresi, Patricia Apergi, Gustavo Ramirez, Asun Noales, Ricardo Fernando et Diego Tortelli. Pour que sa carrière reste polyvalente et dynamique, il s’est également produit dans la production de West Side Story de l’ensemble Costa Cruise Line et de La Cage Aux Folles au Theater Ulm. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2022.

© Gregory Batardon

Juan Perez Cardona

Né à Llauri (Valence, Espagne). Il commence à étudier la danse à l’École nationale de danse de Marseille, puis rejoint le Cannes Junior Ballet. Il obtient son premier contrat professionnel en tant que danseur au sein du Ballet de Lorraine en 2016. L’année suivante, il est engagé par Philippe Cohen pour rejoindre la Compagnie du Ballet de Genève où il a dansé dans des pièces de Joëlle Bouvier, Jiří Kylián, Jeroen Verbruggen, Damien Jalet, Angelin Preljocaj, Andonis Foniadakis et Sidi Larbi Cherkaoui. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2017.

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Stefanie Noll

Née à Kiev, en Ukraine, et élevée aux États-Unis. Elle a reçu sa formation dans le cadre du Joffrey Trainee Program et du Arts Umbrella Graduate Program. Au cours de sa carrière professionnelle, elle a travaillé avec Ballet BC à Vancouver (Canada), et pour la compagnie de danse-théâtre immersive Punchdrunk, où elle a participé à la création originale de la production The Burnt City. Elle a également participé au processus de création de Body and Soul de Crystal Pite au Ballet de l’Opéra de Paris et à un programme de mentorat chorégraphique sous la direction de Pite. Elle a travaillé en étroite collaboration avec des chorégraphes tels que Mehdi Walerski, Crystal Pite, Maxine Doyle, Alejandro Cerrudo et Alexandra Damaini, et a interprété des œuvres de Johan Inger, Sharon Eyal, Mats Ek, Andonis Foniadakis et Amos Ben-Tal. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2023.

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Léo Merrien

Né à Rennes en Bretagne, il est diplômé du Conservatoire national de Paris en danse contemporaine, où il continue en première année de master. Il a travaillé ensuite au Centre chorégraphique national de Rennes dans le collectif hip-hop FAIR-E. Quelques années plus tard, Léo travaille avec Damien Jalet pour la recherche chorégraphique d´un film qui sortira en 2024. Il a également participé à différents projets commerciaux, notamment pour une vidéo promotionnelle pour la marque Off-White, pour la maison Issey Miyake lors de la Semaine de la mode de Paris, pour la marque d´hôtel de luxe Fairmont pour une soirée privée à Doha, une vidéo promotionnelle pour la Galerie Perrotin, pour le musée national du Qatar : Il a dansé pour le clip Flamme de Juliette Armanet, ainsi que pour la danseuse, chorégraphe et acrobate aérienne Satchie Noro. Il a également créé un duo de danse lors d’une résidence à l’Espace Pasolini. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2023.

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Emilie Meeus

Née à Anvers en 2000, Emilie se passionne très jeune pour la danse et intègre à l’âge de dix ans l’école du Ballet Royal d’Anvers et poursuit ses études de danse au Lycée artistique d’Anvers. Pendant ces années elle travaillera avec des chorégraphes comme Anton Lachky, Sidi Larbi Cherkaoui et Roberto Olivan, En 2017 elle intègre le Ballet Junior de Genève où elle interprètera des pièces d’Olivier Dubois, Hofesh Shechter, Barak Marshal, Alexander Ekman, Maguy Marin et Rachid Ouramdane. Elle rejoint ensuite le Ballet de Lorraine en 2019 où elle restera trois saisons sous la direction de Petter Jacobsson. Elle y dansera des pièce de Merce Cunningham, Trisha Brown, Maud Lepladec, Loic Touzé, Latifa Laâbissi. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2022.

© Gregory Batardon

Julio José León Torres

Né en 1993 à Granma (Cuba). Il commence sa carrière sportive en tant que gymnaste mais en 2005, il entame des études de danse à l’École nationale d’art pendant six ans. En 2011, il termine ses études avec un haut niveau technique et devient danseur professionnel à Danza Contemporánea de Cuba jusqu’en 2015. Il est l’un des membres fondateurs de la compagnie Acosta Danza dirigée par l’artiste Carlos Acosta jusqu’en 2019. Il a dansé des pièces de chorégraphes tels que Sidi Larbi Cherkaoui, Jan Linkens, Itzik Galili, Juan Cruz, George Céspedes, Julio Cesar Iglesia, Justin Peck, Goyo Montero, entre autres. En tant que danseur indépendant (2021-2023), il a remporté des prix lors de concours et de festivals tels que Masdanza, IODC Canada, Burgos New York, Vallecasdanza, Cortoindanza, Danza en el Camino, entre autres. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2023.

© Gregory Batardon

Mason Kelly

Originaire de Geelong, en Australie, il a été formé à la New Zealand School of Dance. Il a travaillé avec de nombreuses compagnies australiennes de premier plan, notamment avec Dancenorth, où il a effectué des tournées nationales et internationales dans des œuvres de Kyle Page et Amber Haines, Lucy Guerin et Gideon Obarzanek, Alisdair Macindoe, Ross McCormack, Stephanie Lake, Lee Serle et Kristina Chan. Il a également travaillé avec l’Australian Dance Theatre, Chunky Move, a joué dans Collision de Jo Lloyd (une collaboration entre Tasdance et GUTS dance), JAGAD de Monica Lim, Melanie Lane et Rianto, ainsi que dans d’autres œuvres de Cass Mortimer Eiper & Charmene Yap, Lewis Major, Joel Bray, Luigi Vescio et de l’artiste Jemima Lucas. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2023.

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Zoe Hollinshead

Originaire d’Atlanta (États-Unis), elle nourrit un amour pour la danse et la performance dès son plus jeune âge. En 2019, elle obtient un diplôme de bachelor en danse à la Juilliard School de New York, sous la direction d’Alicia Graf Mack. Elle a ensuite rejoint l’Opera Ballet Vlaanderen sous la direction de Sidi Larbi Cherkaoui, où elle s’est produite dans des œuvres de Sidi Larbi Cherkaoui, Akram Khan, Pina Bausch, Crystal Pite, William Forsythe, Jermaine Maurice Spivey, Anna Teresa De Keersmaker, entre autres. Elle a également participé à des projets avec des créatifs indépendants anversois et des organisations dirigées par des minorités telles que Black Lives Matter Belgium, INCONNU et The Cope, et a pris part à de multiples résidences qui ont abouti à la fois à des spectacles en direct et à deux films de danse. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2022.

© Gregory Batardon

Armando Gonzalez Besa

Né à La Havane, Cuba, Armando Gonzalez Besa a commencé sa formation en ballet à l’Escuela Provincial Alejo Carpentier.  Après avoir déménagé à Miami, aux États-Unis, il a obtenu un diplôme de la New World School of the Arts et, en 2005, une licence en journalisme de l’Université internationale de Floride.  Il a dansé lors de la saison inaugurale du Ballet Gamonet et a rejoint peu après le Royal Winnipeg Ballet au Canada en tant que danseur soliste.  La saison suivante, il a rejoint le Staattheather Augsburg en Allemagne. Cela fait quatorze saisons qu’il danse au Ballet de Genève. Père de deux jeunes enfants, sa femme et lui apprécient beaucoup l’émerveillement avec lequel Gaël et Mila découvrent le monde. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2010.

© Gregory Batardon

Ricardo Gomes Macedo

Né en 1995 à Lisbonne, il avait étude à l’école de danse du Conservatoire national de Lisbonne. À l’origine plus attiré par le ballet, il passe deux années au conservatoire de La Haye, où il découvre le répertoire contemporain. Il débute sa vie professionnelle en 2013 dans la Cie Introdans à Arnhem (Pays-Bas). Après un passage de 2016 à 2017 au Zürich Junior Ballett, où il danse le rôle du Maure dans Petrouschka de Marco Goecke, suivi d’une année au sein de la Compagnie nationale de Ballet du Portugal. Attiré par les aspects abstraits et organiques de la danse contemporaine, il entre en 2018 au Ballet de l’Opéra de Lyon pendant quatre saisons, où il dansera dans des pièces de Jiří Kylián, William Forsythe, Alessandro Sciarroni, Peeping Tom et Anne Teresa de Keersmaeker. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2020.

© Gregory Batardon

Diana Dias Duarte

Née à Lisbonne, au Portugal. Elle commence sa formation à l’Escola Artística do Conservatório Nacional en 2008, y étudie et y obtient son diplôme après huit ans d’études. En 2015, elle rejoint le Ballet de Nuremberg, sous la direction de Goyo Montero. Elle y a dansé dans des chorégraphies de Goyo Montero, Christian Spuck, William Forsythe et Mauro Bigonzetti, entre autres. Elle est engagée par Philippe Cohen pour rejoindre le Ballet du Grand Théâtre de Genève où elle a l’occasion de danser dans des œuvres de Natalia Horecna, Jeroen Verbruggen, Andonis Foniadakis, Jiri Kylian, ainsi que de nombreux autres chorégraphes de renom. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2017.

© Gregory Batardon

Oscar Comesaña Salgueiro

Né dans la ville côtière galicienne de Vigo en Espagne, il commence à étudier la danse dans sa ville natale. À l’âge de 18 ans, il déménage ensuite à Madrid, pour poursuivre sa formation en ballet soutenue par diverses bourses à l’école de ballet Victor Ullate. En 2017, Oscar rejoint la Compagnie Victor Ullate où il danse pendant trois saisons, figurant dans des pièces chorégraphiées par Victor Ullate lui-même ainsi que par le collectif Kor’sia. Dans la foulée, il rejoint le National Ballet of Ireland, où il danse dans Minus 16 d’Ohad Naharin lors du festival de danse 2020 Bold Moves à Dublin. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2020.

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Quintin Cianci

Né et élevé à Montréal, au Québec, il a étudié la danse à la prestigieuse institution canadienne de l’École royale de ballet de Winnipeg. Après avoir obtenu son diplôme, il arrive à Genève pour rejoindre l’Area Jeune Ballet pendant un an. Il est ensuite engagé par Philippe Cohen pour rejoindre le Ballet du Grand Théâtre de Genève, se produisant dans Casse-Noisette de Jeroen Verbruggen dans le rôle du Roi des rats, ainsi que dans des œuvres d’Andonis Foniadakis, Joëlle Bouvier et Claude Brumachon. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2021.

© Gregory Batardon

Zoé Charpentier

Parisienne de naissance, elle grandit dans le sud de la France où elle débute la danse dans une école privée et en classe horaire aménagée avec le Conservatoire d’Aix en Provence. Elle continue sa formation au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP) en parallèle de son cursus lycéen puis universitaire. Après l’obtention de son diplôme, elle poursuit une année de danse au Junior Ballet du CNSMDP. À l’issue de cette année, elle intègre l’Opéra de Lyon sous la direction de Yourgos Loukos où elle interprète des pièces de chorégraphes tels que Jiří Kylián, Trisha Brown, Lucinda Childs, Merce Cunningham, Maguy Marin, etc. Elle rejoint ensuite le Ballet Preljocaj à Aix-en-Provence pour deux saisons. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2022.

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Anna Cenzuales

Née à Ravenne, en Italie, où elle a grandi et étudié jusqu’à l’âge de 18 ans. En 2021, elle déménage à Vancouver, au Canada, pour suivre le programme postsecondaire Arts Umbrella sous la direction d’Artemis Gordon. En 2022, elle participe au Nederland Dans Theater Summer Intensive et, la même année, a l’occasion de partir en tournée aux Pays-Bas avec la Arts Umbrella Dance Company et de jouer The Season Canon de Crystal Pite à l’Opéra néerlandais d’Amsterdam. Pendant son séjour à Arts Umbrella, elle a interprété des œuvres du répertoire de Crystal Pite, William Forsythe, Johan Inger, Fernando Magadan et Marco Goecke. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2023.

© Gregory Batardon

Adelson Carlos

Brésilien de naissance et fier de son héritage africain, il est originaire de la ville de Salvador de Bahia. Il s’est formé pendant neuf ans au ballet à la célèbre école Bolchoï du Brésil. En 2017, il s’installe en Suisse avec une bourse pour étudier à la compagnie de danse junior Cinevox basée à Schaffhouse, où il travaille avec des chorégraphes tels que Heinz Spoerli et Franz Brodmann. L’année suivante, il est engagé par Philippe Cohen pour rejoindre le Ballet du Grand Théâtre de Genève où il danse dans des pièces de Jiří Kylián, Jeroen Verbruggen, Angelin Preljocaj, Andonis Foniadakis et Sidi Larbi Cherkaoui. Au-delà de sa carrière de danseur, il s’est aventuré dans le monde de la publicité, contribuant à diverses campagnes publicitaires pour des banques privées et collaborant avec l’Université de Bâle. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2018.

© Gregory Batardon

Jared Brown

Originaire du Texas, aux États-Unis, il a passé quelque temps à New York pour étudier à la Juilliard School, où il a obtenu son diplôme en 2020. Il a obtenu la reconnaissance de la Fondation nationale YoungArts en danse moderne et en chorégraphie. De plus, il est boursier présidentiel américain 2016 dans les arts, et récipiendaire du prix Princesse Grace 2019, Martyn Ravenhill Liberace Mansion Dance Honor. Il s’est produit et a effectué des tournées avec des compagnies telles que la Hofesh Shechter Company, le Ballett Theater Basel, Richard Siegal/Ballet of Difference, Molissa Fenley and Company, David Dorfman Dance, Douglas Dunn + Dancers, Seán Curran Company, I Kada Contemporary Dance, et Arch Contemporary Ballet. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2023.

© Gregory Batardon

Céline Allain

Née à Châteauroux, elle étudie au conservatoire de Tours, au Ballet du Nord (Roubaix), dans une école privée de danse avec Martine Chaumet et Christian Conte à Bordeaux et à l’école Princesse Grace à Monaco. Elle intègre ensuite le Cannes Jeune Ballet, où elle poursuit sa formation de 2008 à 2012. Elle a commencé à travailler en 2012 en tant que danseuse professionnelle pour le Ballet d’Europe à Marseille et a ensuite rejoint le Ballet de Genève où elle a interprété des œuvres de Ken Ossola, Joëlle Bouvier, Jeroen Verbruggen, Andonis Foniadakis, Cindy Van Acker, pour n’en citer que quelques-unes. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2013.

© Gregory Batardon

Yumi Aizawa

Yumi Aizawa, née à Matsumoto, au Japon, a reçu sa première formation en ballet à l’Académie de ballet Hakucho au Japon, puis à l’École de ballet de Hambourg en Allemagne. Pendant ses années d’école, elle danse occasionnellement dans les productions du Ballet de Hambourg. Après l’obtention de son diplôme à l’âge de 17 ans, elle a commencé sa carrière au sein du Ballet de Dresde où elle a interprété de nombreuses pièces classiques et néoclassiques. Après deux ans au sein du Ballet de Dresde, elle rejoint ensuite le Ballet de l’Opéra national de Bordeaux. En 2009, elle est promue soliste, et en 2012, première soliste, interprétant quelques rôles principaux dans des pièces classiques ainsi que dans des pièces de différents chorégraphes, notamment I. Galili, J. Kylian, W. Forsythe, etc. Membre du Ballet du Grand Théâtre de Genève depuis 2014.

© Gregory Batardon

Sarah Gilford

Soprano

Louée pour sa voix cristalline, la soprano britannique Sarah Gilford a récemment été finaliste du Song Prize au BBC Cardiff Singer of the World 2021 et est une ancienne élève du prestigieux Opernstudio du Bayerische Staatsoper.

En 22-23 Sarah fait son retour au Bayerische Staatsoper dans le rôle de la Nièce 2 dans Peter Grimes. Elle débute également dans le rôle de Dalinda dans Ariodante avec Il Pomo d’Oro, en tant que soliste dans Elias de Mendelssohn avec le Berliner Philharmoniker ou encore dans le rôle de Sophie dans Werther au Royal Opera House Covent Garden, sous la direction d’Antonio Pappano. Elle se produit également un récital au Wigmore Hall avec Ewa Danilewska.

Sarah commencera la saison 23/24 au Klagenfurt Stadttheater en Woglinde dans le Götterdämmerung. Plus tard, elle retournera à Klagenfurt pour interpréter le solo de soprano dans Le Messie de Haendel au Konzerthaus Klagenfurt. Elle fera également ses débuts dans le rôle de la gouvernante dans la nouvelle production d’Isabelle Kettle du Turn of the Screw de Britten au Theatre Royal de Bath. Elle interprétera ensuite le solo de soprano dans la Neuvième Symphonie de Beethoven avec le Filarmonica Arturo Toscanini.

© Bria Kelly

Mélissa Petit

Soprano

Née à Saint-Raphaël, Mélissa Petit étudie le piano et le chant à l’École de musique de sa ville natale. En 2009, elle entre à l’Université Sofia Antipolis de Nice et remporte le second prix du Concours International « Musica Sacra di Roma » et le premier prix du Concours de Béziers. De 2010 à 2013, elle fait partie de l’Opéra Studio de Hambourg et se produit sur diverses scènes d’Allemagne et d’Autriche. En 2015, elle fait ses débuts à l’Opéra national de Paris (Giannetta dans L’Élixir d’amour). De 2015 à 2017, elle fait partie de la troupe de l’Opéra de Zurich. Elle est invitée au Festival de Bregenz 2017 (Micaela dans Carmen). Elle chante Juliette (Roméo et Juliette) au National Center for the Performing Arts de Pékin et au Deutsche Oper am Rhein de Düsseldorf, Johanna (Sweeney Todd) et Aricie (Hippolyte et Aricie) à Zurich et fait ses débuts dans les rôles de Gilda (Rigoletto) au Festival de Bregenz 2019 et Eurydice (Orphée et Eurydice) à l’Opéra Royal de Wallonie.

© Christophe Serrano

Valéry Faidherbe

Vidéaste

Réalisateur monteur, né en 1966. Après avoir étudié dans une école d’art (EPIAR Villa Arson – Nice) il étudie la réalisation dans une école de cinéma (INSAS-Bruxelles). Depuis, il a participé à de nombreux projets artistiques et audiovisuels avec des musées, des compagnies de théâtre et de danse, des orchestres et opéras, des photographes… Dans le plaisir des contraintes et de l’adéquation de formes et de contenus, il est aujourd’hui spécialisé dans la réalisation et le montage de formats non standards: narration multi-écrans, habillage scénographique, vidéo générative ou interactive, narration photographique ou encore cinéma expérimental.

Les Arts Florissants

Ensemble musical

Fondés en 1979 par William Christie, Les Arts Florissants sont l’un des ensembles de musique baroque les plus reconnus au monde. Fidèle à l’interprétation sur instruments anciens, cette formation — qui tient son nom d’un petit opéra de Marc-Antoine Charpentier — a joué un rôle pionnier pour faire redécouvrir dans toute son actualité la musique européenne des XVIIe et XVIIIe siècles, représentée par Haendel, Charpentier, Monteverdi, Rameau, Bach ou Purcell. Aujourd’hui, c’est ainsi une centaine de concerts et de représentations que Les Arts Florissants proposent chaque année sur les plus grandes scènes françaises et internationales. Une riche programmation, portée par des musiciens exceptionnels venus du monde entier pour interpréter ce répertoire sous la direction de William Christie et de Paul Agnew, et faire vivre ce « style Arts Flo » reconnaissable entre mille.

© Julien Benhamou

Moritz Kallenberg

Ténor

Moritz Kallenberg fait ses débuts avec le chœur de garçons Capella Vocalis à Reutlingen. Il étudie ensuite à l’École de musique de Fribourg et au Conservatoire Luigi Cherubini de Florence. Sur la scène lyrique, il interprète notamment les rôles d’Ecclitico (Il mondo della luna) et du Marchand d’animaux (Le Chevalier à la rose) avec Sir Simon Rattle et le Berliner Philharmoniker à Baden-Baden et fait ses débuts à l’Opéra de Leipzig, au Stadttheater de Fribourg, et au Staatsoperette de Dresde. Il est nommé deux fois « Révélation de l’année » par le magazine Opernwelt pour ses débuts dans le rôle de Graf Hohenzollern (Der Prinz von Homburg), sous la direction de Cornelius Meister. En 2019, il intègre Le Jardin des Voix, l’académie pour jeunes chanteurs des Arts Florissants dirigée par William Christie et Paul Agnew. Sous leur direction, il chante Belfiore (La finta giardiniera) au festival « Dans les Jardins de William Christie » puis en tournée internationale.

© Matthias Baus

Krešimir Špicer

Ténor

Krešimir Špicer naît à Slavonski Brod, en Croatie. Après des études à Zagreb et Amsterdam, la carrière du ténor démarre au Festival d’Aix en Provence en 2000 avec une interprétation très remarquée d’Ulisse dans Il Ritorno d’Ulisse in Patria de Monteverdi sous la direction de William Christie. Le succès de cette production l’entraîne dans une tournée internationale (Lausanne, Bordeaux, Paris, Londres, New York et Vienne (Wiener Festwochen)). Il défend par ailleurs le répertoire classique et mozartien. En concert, Kresimir Spicer s’est aussi produit au Gewandhaus de Leipzig sous la direction de Herbert Blomstedt, au Concertgebouw Amsterdam sous la baguette de Christian Zacharias, à Rome sous celle de Yuri Temirkanov, à Rome et à Paris sous la baguette de Myung-Whun Chung, à Berlin sous celle de Kent Nagano, à Saint-Pétersbourg, Tallinn et Riga avec Philippe Herreweghe et à Strasbourg avec Carlo Rizzi.

Hugh Cutting

Contre-ténor

Hugh Cutting débute ses études au St John’s College de Cambridge avant d’intégrer le Royal College of Music où il fait partie du International Opera Studio. Il remporte la Tagore Gold Medal décernée par sa majesté le Prince de Galles lors de la remise de diplôme. En 2021 Hugh devient le premier contreténor à remporter le prix Kathleen Ferrier ainsi que le premier contreténor du programme BBC New Generation Artist (2022-2024). Il collabore régulièrement avec le pianiste George Ireland, le luthiste Danny Murphy et le compositeur Piers Connor Kennedy lors de récitals et de concerts. Il se produit également avec Les Arts Florissants sous la direction de William Christie dans les rôles de Polinesso (Ariodante) ou Arsace (Partenope). Récemment on a pu l’entendre au Wigmore Hall, au Ryedale Festival ainsi qu’au Thames Recital Series. Ses enregistrements incluent Royal Odes and Birthday Odes for Queen Mary de Purcell avec l’orchestre The King’s Consort et Lamento pour Signum Classics.

© Olivia Da Costa

Ana Vieira Leite

Soprano

Ana Vieira Leite est diplômée de la Haute école de musique de Genève et lauréate de l’Académie Le Jardin des Voix des Arts Florissants. Elle a remporté le premier prix du Concurso internacional Cidade de Almada, le premier prix du Prémio Helena Sá e Costa, le premier prix du Concours international de chant baroque de Froville et le premier prix du Concurso da Fundação Rotária Portuguesa. Elle s’est notamment produite au Grand Théâtre de Genève, à l’Opéra- Comique, au Festival de Lucerne, au Palau de les Arts Reina Sofía de Valence, au Teatro Real de Madrid, au Gran Teatre del Liceu de Barcelone, à l’Opéra Royal de Versailles et à la Philharmonie de Paris. Elle travaille avec William Christie et Les Arts Florissants et aussi avec les ensembles Cappella Mediterranea, Concerto 1700, Divino Sospiro et Los Elementos. Ana Vieira Leite est soutenue par la Fondation Gulbenkian (Portugal), la Fondation Mosetti (Suisse) et la Fondation GDA (Portugal).

© Pinto Photography

Ana Maria Labin

Soprano

Née en Roumanie, Ana Maria Labin a grandi en Suisse. Pendant ses études elle est lauréate du Concours Ernst Haefliger et fait ses débuts à la Scala de Milan dans La Veuve joyeuse de Léhar dans le rôle de Valencienne. Soprano mozartienne, elle compte parmi ses différents rôles : la Contessa dans Le nozze di Figaro, Donna Anna dans Don Giovanni et en 2017 Fiordiligi dans Cosi fan tutte à Drottningholm et à Versailles, sous la direction de Marc Minkowski et dans la mise en scène d’ Ivan Alexandre. Passionnée par le répertoire baroque, elle s’est notamment produite dans le rôle d’Armida dans la mise en scène de Robert Carsen de Rinaldo de Händel à Glyndebourne on Tour sous la direction de Laurence Cummings ainsi qu’en tant que Manto dans Niobe de Steffani avec Thomas Hengelbrock au Festival de Schwetzingen. En concert, ses engagements l’ont amenée au Festival Eisenstadt, où elle est apparue dans Die Jahreszeiten de Haydn avec Adam Fischer et le Haydn Philharmonie.

© Clemens Tiefenthaler

Lea Desandre

Mezzo-soprano

D’origine franco-italienne, Lea Desandre étudie à Venise auprès de Sara Mingardo et intègre le Jardin des Voix de William Christie en 2015. Elle est la révélation lyrique des Victoires de la musique classique en 2017 et nommée dans la catégorie artiste lyrique en 2021. Ses 12 années de danse classique viennent compléter sa formation. En 2021, Lea Desandre rencontre un grand succès dans sa prise de rôle de Cherubino (Le nozze di Figaro) au Festival d’Aix-en-Provence. Rôle repris depuis à l’Opéra de Paris, à l’Opéra de Zurich, au Liceu de Barcelon et à l’Opéra de Lausanne. Plus récemment, elle chante Cherubino (Le nozze di Figaro) lors des Salzburger Festspiele, Stéphano (Roméo et Juliette) à l’Opéra de Paris, Dido (Dido & Aeneas) au Teatros del Canal ou encore Annio (La clemenza di Tito) en tournée européenne. Son premier récital enregistré, Amazone (élu Gramophone Editor’s Choice 2021) a été enregistré en exclusivité pour Erato Warner avec l’Ensemble Jupiter, dirigé par Thomas Dunford, et Cecilia Bartoli, Véronique Gens et William Christie en invités.

© Julien Benhamou

Olivier Simola

Vidéaste

Olivier Simola a plusieurs créations à son actif à titre de danseur, de réalisateur et de metteur en scène. Danseur formé au Conservatoire National de Région de Grenoble puis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, il a travaillé auprès de nombreux chorégraphes et metteurs en scène (Andy de Groat, Philippe Saire, Jean-François Duroure, Christophe Salengro et Joël Borges). Comptant parmi les piliers de la compagnie DCA qu’il rejoint en 1995 pour Decodex, il a collaboré comme danseur et vidéaste aux spectacles Marguerite, à la Cérémonie du 50ème anniversaire du Festival de Cannes, Shazam ! Iris et Iris et Sombreo. Comme vidéaste, il a développé un regard inventif au plus près des univers singuliers de Philippe Decouflé. Il a notamment travaillé aux côtés de Benjamin Millepied, Michael Baryshnikov, le chanteur Raphaël et le Cirque du Soleil.

Jean-Pascal Pracht

Éclairagiste

Créateur lumières indépendant, avec plus de 250 créations à son actif, Jean-Pascal Pracht débute dans les années 1980 aux côtés de Joël Hourbeigt dans un spectacle musical mis en scène par Gilbert Tiberghien et avec des décors de Jean Haas. Au théâtre, il travaille avec Jean-Louis Thamin à Bordeaux, Brigitte Jacques, Jean- Claude Berrutti, Yves Beaunesne à Paris pour Dommage qu’elle soit une putain, Toni Cafiero et José Manuel Castanheira à la Biennale de Venise pour Goldoni Terminus. Au Théâtre de La Criée avec Jean- Louis Benoît pour La Nuit des rois de William Shakespeare. Il collabore aussi avec Alain Françon pour Le Mot et la Chose. Il travaille aussi pour la Danse à l’Opéra de Bordeaux, il réalise ainsi les lumières de nombreux ballets parmi lesquels Danses concertantes de Ted Brandsen. Avec Charles Jude, il crée les lumières de La Belle au bois dormant de Tchaïkovski et Le Prince de bois de Béla Bartók et signe également les lumières d’Aida de Verdi à l’Opéra de Nantes. Il met aussi en lumière plusieurs expositions dans des galeries à Paris et à Bordeaux dont celle du sculpteur africain Ousman Sow.

Michel Dussarat

Costumier

Acteur depuis les années 70 et passionné par les costumes depuis son enfance, il a joué dans quelques pièces de théâtre comme Le Boucher, La Star et l’Orpheline, I comme Icare, Rends-moi la clé !, L’année prochaine si tout va bien, Le Quart d’heure américain, Les voleurs de la nuit, Trois places pour le 26, Les Enfants du naufrageur, Les menteurs, puis plus récemment Mariages ! en 2003 et Une nuit en 2011. Depuis tout petit il passe du temps avec sa sœur qui confectionne des robes de couture et des chapeaux hirondelles. Par la suite, il se fait une place dans la chorale des Gais Pinsons où il se révèle et découvre une passion pour la scène.

Nicolas Briançon

Metteur en scène

Né le 29 juillet 1962 à Chambéry, Nicolas Briançon est un acteur et metteur en scène français. Il est également connu pour avoir été le directeur artistique du Festival d’Anjou de 2004 à 2020, succédant ainsi aux acteurs Francis Perrin et Jean-Claude Brialy, ainsi que du Festival de Bonaguil, de 1997à 2007. S’il officie au cinéma et au théâtre en tant que comédien, c’est aussi en tant que metteur en scène que le talent de Nicolas Briançon s’est révélé. Adoubé par la critique, il reçoit un accueil chaleureusement unanime pour ses mises en scène du Menteur de Corneille, de Jacques et son maître de Milan Kundera ou encore du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. Nicolas Briançon a mis en scène une multitude de pièces de théâtre, des plus classiques au théâtre de boulevard. Il mène en parallèle une carrière d’acteur en collaborant avec de grands réalisateurs, tels que Maiwen, Cédric Klapisch, Cedric Kahn ou de Michel Blanc. Les téléspectateurs peuvent également découvrir son jeu dans les séries télévisées Maison close, Engrenages ou encore Julia pour HBO.

© MN photography

William Christie

Codirecteur musical, fondateur des Arts Florissants

Claveciniste, chef d’orchestre, musicologue et enseignant, William Christie est l’artisan de l’une des plus remarquables aventures musicales de ces quarante dernières années. Natif de Buffalo installé en France, sa carrière prend un tournant décisif en 1979 lorsqu’il fonde Les Arts Florissants. À la tête de cet ensemble instrumental et vocal, il assume un rôle de pionnier dans la redécouverte de la musique baroque, en révélant à un très large public le répertoire français des XVIIe et XVIIIe siècles, jusqu’alors largement négligé́ ou oublié. En renouvelant radicalement l’interprétation de ce répertoire, il sait imposer, au concert et sur la scène lyrique, une griffe très personnelle comme musicien et comme homme de théâtre dans des productions majeures. Sa discographie compte plus d’une centaine d’enregistrements, notamment dans la collection « Les Arts Florissants » chez harmonia mundi où est dernièrement paru L’Allegro, il Penseroso ed il Moderato (Handel).
William Christie a également révélé plusieurs générations de chanteurs et d’instrumentistes. Soucieux de transmettre son expérience aux jeunes artistes, il crée en 2002 Le Jardin des Voix, l’académie pour jeunes chanteurs des Arts Florissants, et enseigne dans le cadre d’une résidence à la Juilliard School de New York.
Passionné d’art des jardins, il donne naissance en 2012 au Festival Dans les Jardins de William Christie, qui se tient chaque été dans sa propriété́ à Thiré, en Vendée. Les jardins qu’il y a conçus sont inscrits à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques et bénéficient du label “Jardin remarquable”. En 2018, il donne tout son patrimoine à la Fondation William Christie – Les Arts Florissants, dont le siège est à Thiré.
Au cours de la saison 2023-24, il dirigera trois nouvelles productions lyriques : Ariodante (Handel) à la Philharmonie de Paris et au Grand Théâtre de Genève, The Fairy Queen (Purcell) en tournée internationale et Médée (Charpentier) à l’Opéra national de Paris.

© Oscar Ortega

Giulia Bolcato

Soprano

La soprano Giulia Bolcato a déjà interprété de nombreux rôles principaux, notamment Euridice dans L’Orfeo ou Belinda dans Dido & Aeneas. Elle a également joué des rôles tels que Fanny dans La cambiale di matrimonio, Sofia dans Il signor Bruschino, Ninetta dans La Gazza ladra et Elvira dans L’italiana in Algeri de Rossini. Elle a fait ses débuts dans le rôle de la Reine de la nuit à l’Opéra royal de Suède, puis elle chante Gilda dans Rigoletto au Teatro Regio de Parme, Serpina dans La serva padrona et de Lucy dans Le Téléphone de Menotti au Teatro Pergolesi de Jesi. Elle a également chanté Dinah dans Trouble in Tahiti de Bernstein et Oscar dans Un ballo in maschera de Verdi. Elle se produira cet été dans le rôle de Gabriel dans La Création de Haydn au Festival de Salzbourg. Membre du Jeune Ensemble du Grand Théâtre, elle se produira la saison prochaine dans les rôles de La voix du Ciel dans Don Carlos et de Marianne dans Le Chevalier à la rose.

William Meinert

Basse

William Meinert a remporté le premier prix du concours Shreveport Opera Mary Jacobs Smith Singer of the Year 2022 et de la Houston Grand Opera Eleanor McCollum Competition 2019, et est finaliste de la Loren L. Zachary National Vocal Competition 2022. Il est récemment diplômé du programme Cafritz Young Artist du Washington National Opera, où il a interprété Sarastro dans Die Zauberflöte et le Secret Police Agent dans The Consul. Il a chanté le Commendatore dans Don Giovanni (Baltimore Concert Opera), Commentator dans Scalia/ Ginsburg de Derrick Wang (Opera North), Vodník dans Rusalka (Madison Opera) et le Duc dans Roméo et Juliette de Gounod (Pensacola Opera). En tant qu’artiste en résidence du Santa Fe Opera, il a interprété Hjarne et Corbin lors de la première mondiale de The Thirteenth Child de Poul Ruders en 2019. Il s’est produit dans la 9e Symphonie de Beethoven avec la Baltimore Choral Arts Society, les Vêpres de Monteverdi (de 1610) avec les American Bach Solistes et le Messiah de Händel avec le Washington Bach Consort. Au GTG, membre du Jeune Ensemble, il était le Grand Prêtre du Baal dans Nabucco sur la saison 22/23.

Omar Mancini

Ténor

En octobre 2018, il a fait ses débuts en tant que ténor solo dans la Petite Messe solennelle de Rossini dans le cadre du 150ème anniversaire de la mort du compositeur. En septembre 2019, Omar Mancini a fait ses débuts au Capri Opera Festival avec le rôle de Rinuccio de Gianni Schicchi. En 2021, il obtient son diplôme de musique vocale de chambre du Conservatorio Giuseppe Verdi de Milan avec mention cum laude. En novembre 2021, il est sélectionné pour la Bottega Donizetti à l’Opéra Donizetti où il chante dans le spectacle C’erano una volta due bergamaschi…. En décembre 2021, il interprète le Gardien dans Acquaprofonda de Giovanni Sollima au Teatro Sociale de Côme. En janvier 2022, il est Horatio / La Voix imaginaire de Lélio dans Lélio ou le Retour à la vie de Berlioz au Teatro Regio de Turin. Il a aussi chanté Il Conte Bandiera dans La scuola de’ gelosi de Salieri au Teatro Regio de Turin en mai 2022 et au Festival della Valle d’Itria en juillet 2022. Omar Mancini est membre du Jeune Ensemble du Grand Théâtre.

Szymon Brzóska

Compositeur

Le travail du créateur musical polonais explore la synergie entre musique, mouvement et image. Son langage musical, entre l’avant-garde contemporaine et la tonalité élargie avec une touche de minimalisme, est néanmoins profondément ancré dans la tradition classique. Sa musique crée un monde de couleurs diverses, d’atmosphères spécifiques, d’émotions intimes et personnelles et de conditions spirituelles. Compositeur chevronné de musique pour la danse, il a travaillé avec des chorégraphes comme Sidi Larbi Cherkaoui, David Dawson, Maria Pages et Vladimir Malakhov ; des orchestres renommés (Staatskapelle Dresden, Het Balletorkest) et des compagnies de danse réputées (Het Nationale Ballet, Semperoper Ballett, Cedar Lake Company, Eastman). Ses compositions ont été jouées au Sadler’s Wells Theatre, à l’opéra de Sydney, au Lincoln Centre et au BAM à New York, au Semperoper de Dresde ainsi qu’au Festival d’Avignon.

Renato Dolcini

Baryton

Né à Milan en 1985, Renato Dolcini étudie le chant à Pavie avec Vincenzo Manno et intègre l’Académie vocale de Gstaad (2009 – 2010), où il se spécialise auprès de Cecilia Bartoli. En 2015, il participe au Jardin des Voix de William Christie et se produit en tournée internationale avec Les Arts Florissants. Renato Dolcini se produit régulièrement avec des ensembles baroques tels La Risonanza, Ghislieri choir and consort ou L’Europa Galante. On a pu entendre Renato Dolcini dans Così fan tutte à l’Opéra de Tel Aviv, Actéon de Marc-Antoine Charpentier, ou encore Santa Teodosia d’Alessandro Scarlatti. Plus récemment, il incarné Peneo (dans Dafne de Antonio Caldara) à la Fenice de Venise, Alidoro (La Cenerentola de Gioacchino Rossini) et s’est produit au Monteverdi Tuscany Festival (dirigé par John Eliot Gardiner). Il a enregistré Extravaganza d’Amore ! avec l’Ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon) récompensé par un Diapason d’Or et le « Choc » de Classica.

© DR

Ena Pongrac

Mezzo-soprano

La mezzo-soprano croate, Ena Pongrac a été formée aux Universités des Arts de Graz et de Berlin et elle approfondit sa formation auprès notamment de Christa Ludwig, Gundula Janowitz, Brigitte Fassbaender ou encore Anne Sofie von Otter. En 2016, elle fait ses débuts en Zerlina (Don Giovanni) au Jyväskylän Ooppera en Finlande, où elle est retournée en Mercedes (Carmen) la saison suivante. En 2017/18, elle incarne Hänsel (Hänsel und Gretel) au Junge Oper Schloss Weikersheim. Les rôles contemporains font aussi partie de son répertoire, comme Madame Lapérouse dans Melusine d’Aribert Reimann et Lana dans Exit Paradise d’Arash Safaian. Au cours de la saison 2018/19, Ena Pongrac a été membre de l’Opernstudio OperAvenir au Theater Basel où elle interprète, entre autres, Alisa dans Lucia di Lammermoor, Trommler dans Der Kaiser von Atlantis, Dinah dans Trouble in Tahiti et Kate Pinkerton dans Madama Butterfly, puis la saison suivante des rôles dans Andersens Erzählungen et Schellen-Ursli. En 2020/21, elle est membre de l’ensemble du Theater Basel. Au Grand Théâtre, membre du Jeune Ensemble, elle s’est produite sur la saison 22/23 dans Maria Stuarda (Anna Kennedy) Parsifal (Une fille fleur et 2ème Écuyer) et Nabucco (Fenena).

© DR

Chœur du Grand Théâtre de Genève

Fondé également en 1962, le Chœur du Grand Théâtre de Genève se compose de plus de quarante chanteuses et chanteurs professionnel­le­s de toutes nationalités, auxquels s’ajoutent, selon les besoins de la programmation, des choristes complémentaires. Ils participent chaque saison aux productions lyriques du Grand Théâtre.

© Nicolas Schopfer

Orchestre de la Suisse Romande

Depuis sa création en 1918, l’Orchestre de la Suisse Romande – d’Ernest Ansermet, son fondateur, à Jonathan Nott, en poste depuis cinq ans – a pu compter sur pas loin de 700 musiciens pour établir sa réputation. Il est aujourd’hui composé de 112 musiciens permanents, représentés par 16 nationalités différentes. L’OSR joue chaque année plus de 80 concerts, dont une vingtaine à l’étranger. Il assure les concerts d’abonnement à Genève et Lausanne, les concerts symphoniques de la Ville de Genève, le concert annuel à l’occasion de la journée de l’ONU, ainsi que les représentations lyriques au Grand Théâtre de Genève. Sa réputation s’est bâtie au fil des ans grâce à ses enregistrements historiques et à son interprétation des répertoires français et russes du XXe siècle. L’OSR a également su se renouveler lors de la crise sanitaire en allant à la rencontre du public, que ce soit en déambulant dans sa roulotte ou face à un unique spectateur dans des lieux insolites ou en streaming.

Formation de réputation mondiale, sous la baguette de son chef fondateur, puis de ses directeurs musicaux successifs (Paul Klecki 1967-1970, Wolfgang Sawallisch 1970-1980, Horst Stein 1980-1985, Armin Jordan 1985-1997, Fabio Luisi 1997-2002, Pinchas Steinberg 2002-2005, Marek Janowski 2005- 2012, Neeme Järvi 2012-2015), de son principal chef invité Kazuki Yamada (2012-2017) et du chef britannique Jonathan Nott, l’Orchestre de la Suisse Romande a toujours contribué activement à l’histoire de la musique avec la découverte ou le soutien de compositeurs contemporains. L’OSR a notamment participé à la création des œuvres d’Igor Stravinski, Darius Milhaud, Arthur Honegger, Frank Martin, André-François Marescotti, Benjamin Britten, Witold Lutosławski, Heinz Holliger, William Blank, Peter Eötvös, James MacMillan, Pascal Dusapin ou encore Michael Jarrell. C’est d’ailleurs toujours une de ses missions importantes : soutenir la création symphonique, et particulièrement suisse.

Lancé en 2019, le programme d’artiste en résidence, avec notamment le compositeur Yann Robin, puis le pianiste Francesco Piemontesi et le violoniste Frank Peter Zimmermann permet à l’Orchestre de nouer de riches relations artistiques et de réaliser de dynamiques échanges. Daniel Harding a été nommé chef en résidence en 2021-22 pour deux saisons. La création d’un nouveau poste de chef.fe assistant.e auprès de Jonathan Nott pour la saison 2022-23 permettra sa lauréate, Ana María Patiño- Osorio, de préparer le programme de concerts, d’enregistrements, d’opéras et de tournées, et d’acquérir une expérience précieuse dans la gestion d’un orchestre.

Collaborant étroitement avec la Radio Télévision Suisse dès son origine, l’Orchestre de la Suisse Romande est très tôt diffusé sur les ondes radiophoniques, donc capté par des millions de personnes à travers le monde. Grâce à un partenariat avec Decca (plus de 100 disques), qui donne naissance à des enregistrements légendaires, l’OSR confirme sa présence sur la scène musicale mondiale. Il a enregistré avec une dizaine de labels internationaux des disques qui ont reçu de nombreuses distinctions. Actuellement en partenariat avec Pentatone, l’OSR enregistre deux à trois albums par saison dont les deux derniers avec Jonathan Nott.

Les tournées internationales de l’OSR le conduisent dans les salles prestigieuses d’Europe (Berlin, Londres, Vienne, Salzbourg, Paris, Amsterdam, Moscou, Saint-Pétersbourg, Madrid) et d’Asie (Tokyo, Séoul, Beijing, Shanghai, Bombay), ainsi que dans les grandes villes des continents américains (Boston, New York, San Francisco, Washington, São Paulo, Buenos Aires ou Montevideo). Pour la prochaine saison, l’OSR partira deux fois en tournée à l’étranger : avec des concerts notamment en Hongrie (Budapest), en République Tchèque (Brno), en Allemagne (Brême, Düsseldorf, Cologne, Münich), en Belgique (Anvers) ou encore en France (Lille).
L’OSR est l’hôte de nombreux festivals, citons, depuis 2000, le Budapest Spring Festival, les Chorégies d’Orange, le Festival de Música de Canarias, le Festival de Pâques, le Lucerne Festival, Les Nuits Romantiques à Aix-les-Bains, le Festival de Radio France et Montpellier, le Gstaad Menuhin Festival, le Septembre Musical de Montreux, le Festival International de Santander, les Robeco Zomerconcerten à Amsterdam, le Grafenegg Festival en Autriche et les BBC Proms de Londres. L’OSR a également créé son propre festival : depuis 2020 il se produit à Genève-Plage, aux bords du Lac Léman avec des artistes comme Yoav Levanon, Marzena Diakun ou encore Francesco Piemontesi.

L’une des missions de l’OSR est de promouvoir la musique symphonique auprès des jeunes d’aujourd’hui qui deviendront le public de demain et d’offrir une large palette d’activités. Celles-ci comprennent notamment les parcours pédagogiques qui préparent les enfants à venir aux concerts avec divers ateliers proposés en amont, les Concerts pour petites oreilles avec possibilité d’essayer des instruments, les Concerts en famille au Victoria Hall, les concerts scolaires et répétitions ouvertes aux classes en collaboration avec le département de l’instruction publique (DIP) de l’État de Genève. L’Orchestre réalisera comme chaque année une tournée en Suisse romande afin de permettre aux écoliers de tous les cantons romands de l’écouter.

L’Orchestre de la Suisse Romande est soutenu par la Ville de Genève, la République et canton de Genève, le canton de Vaud, la Radio Télévision Suisse, les associations genevoise et vaudoise des Amis de l’OSR et de nombreux sponsors et mécènes.

© Niels Ackermann

Alan Woodbridge

Directeur des chœurs du Grand Théâtre depuis 2014, le travail d’Alan Woodbridge est empreint par la vigueur, l’exigence et l’intense musicalité de son approche. Chanteur de formation, organiste et pianiste, étudiant à Trinity Cambridge et au Royal College of Music de Londres, il travaille entre autres à Londres, Amsterdam, Tokyo, Dresde, Paris ou San Francisco. Il a été chef de chœur à l’Opéra de Lyon pendant 18 saisons, participant aux productions et enregistrements avec des équipes de renommée internationale. Citons la Trilogie Pouchkin avec Kirill Petrenko et Peter Stein. Il a reçu un Grammy pour l’enregistrement de Doktor Faust de Busoni. Alan Woodbridge est Chevalier des arts et des lettres.

© GTG / Matilde Fassò

Damien Jalet

Chorégraphe

Le chorégraphe et danseur indépendant franco-belge circule de grandes collaborations à l’international en projets plus personnels. Ses œuvres, souvent collaboratives, témoignent du pouvoir de la danse à se réinventer en permanence dans le dialogue avec d’autres disciplines telles les arts plastiques, la musique, le cinéma et la mode. Il a travaillé pour les ballets C de la B, Sasha Waltz, Chunky Move, Eastman, NYDC, Hessisches Staatsballett, le Ballet de l’Opéra national de Paris, etc. Pour la scène, il a notamment créé : Babel(words) (2013) ; Boléro (2013); Inked (2013) ; Les Médusés (2013) ; YAMA (2014) ; Gravity Fatigue (2015) ; VESSEL (2015) ; Thr(o)ugh (2016) ; SKID (2017) ; Pelléas et Mélisande (2018) ; Omphalos (2018). À l’écran, il collabore avec le réalisateur Gilles Delmas pour créer The Ferryman en 2016, avec la participation de Marina Abramović et Ryūichi Sakamoto, film présenté lors de la Biennale de Venise en 2017. En 2018, il signe la chorégraphie du remake Suspiria de Luca Guadagnino. L’année suivante il chorégraphie le film Anima de Paul Thomas Anderson avec Thom Yorke qui en a également composé la musique ; l’œuvre est nominée aux Grammy Awards en tant que « Meilleur film musical ». Dernièrement, il crée Brise-Lames (2020) pour le Ballet de l’Opéra national de Paris avec le plasticien JR, le pianiste Koki Nakano et le danseur Aimilios Arapoglou ; en collaboration avec l’artiste Kohei Nawa avec qui il avait créé VESSEL, il signe le film Mist pour le NDT1 puis crée Planet[wanderer] à Chaillot — Théâtre national de la Danse (2021); il crée Kites (2022) pour la GöteborgsOperans Danskompani. Il a par ailleurs collaboré sur certaines séquences de la tournée théâtrale 2019-2020 de Madonna, Madame X et officie en tant que chorégraphe et creative advisor sur sa tournée évènement 2023/2024 The Celebration Tour. En 2023, il signe la chorégraphie du film Emilia Perez, première comédie musicale de Jacques Audiard (sortie attendue en 2024). Damien Jalet est nommé officier de l’ordre des Arts et des Lettres par le gouvernement français en 2022.

© Joel Saget

Sidi Larbi Cherkaoui

Chorégraphe

Le directeur du Ballet du Grand Théâtre de Genève est d’abord apparu au firmament de la danse comme un interprète d’une souplesse saisissante et, immédiatement après, comme un chorégraphe prolifique capable de créer des mondes où le mouvement, la musique et l’architecture s’entremêlent sans heurt. Tout en étant directeur artistique d’Eastman, sa compagnie de danse contemporaine fondée en 2010, Cherkaoui a également dirigé le Ballet des Flandres entre 2015 et 2022. Depuis ses premières pièces créées aux ballets C de la B — Rien de Rien (2000), Foi (2003) et Tempus Fugit (2004), chacune de ses œuvres fait événement : Loin (2005) pour le Grand Théâtre de Genève, Sutra pour Sadler’s Wells (2007), Boléro (2013) pour le Ballet de l’Opéra de Paris, avec le chorégraphe Damien Jalet et l’artiste performeuse Marina Abramović, L’Oiseau de feu (2015) pour le Ballet de Stuttgart, Medusa (2019) pour le Royal Ballet de Londres, et Laid in Earth (2021) pour l’English National Ballet ont été le résultat de rencontres mémorables avec des compagnies de ballet à travers l’Europe. Cherkaoui a réalisé Fall (2015), Exhibition (2016) et Requiem (2017) pour le Ballet royal de Flandre et a découvert le monde de l’opéra lorsqu’il a été invité à chorégraphier Der Ring des Nibelungen (2010-2013), mis en scène par Guy Cassiers à La Scala de Milan. En tant que metteur en scène d’opéra, il a dirigé Les Indes galantes de Jean-Philippe Rameau (2016), Alceste de Christoph Willibald Gluck (2019) et Hanjo de Toshio Hosokawa (2023), Satyagraha de Philip Glass (2017) et Pelléas et Mélisande de Claude Debussy (2018) avec Damien Jalet et Marina Abramović. Depuis le milieu des années 2010, il a chorégraphié clips musicaux et performances pour Beyoncé, dont le medley Lemonade pour les Grammy 2017. La même année, il fait ses débuts à Broadway en tant que chorégraphe de la comédie musicale Jagged Little Pill d’Alanis Morissette. Il a également chorégraphié la reprise en 2022 de l’opéra-rock Starmania de Michel Berger et Luc Plamondon.

© Jeroen Hanselaer