Orfeo

Orfeo

Orfeo

Favola in musica de Claudio Monteverdi

Aperçu d’Orfeo

Orfeo © Iván Fischer Opera Company / Judith Horváth

Orfeo © Iván Fischer Opera Company / Judith Horváth

Orfeo © Iván Fischer Opera Company / Judith Horváth

Orfeo © GTG / Matthieu Gafsou
Le Professeur – Mais dites-moi, cher monsieur, d’homme à homme, suis-je mort en votre présence?
Le Poète – Excusez-moi, professeur, j’ai une très mauvaise mémoire de l’avenir.

Jean Cocteau
Le Testament d’Orphée (1960)
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Œuvre
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Favola in musica de Claudio Monteverdi
Livret de Alessandro Striggio
Créé à Mantoue en 1607
Première version, complétée par Iván Fischer, créée à Budapest en 2019
Dernière fois au Grand Théâtre de Genève 2004-2005

Production de la Iván Fischer Opera Company coproduite par le Grand Théâtre de Genève, le Budapest Festival Orchestra, le Müpa Budapest et le Vicenza Opera Festival

28 & 29 octobre 2019 à 20h

Chanté en italien avec surtitres en français et anglais
Durée : approx. 1h50 sans entracte

 

Avec le soutien de

MADAME ALINE FORIEL-DESTEZET

 

Distribution

Direction musicale et mise en scène Iván Fischer
Costumes Anna Biagiotti
Chorégraphie Sigrid T’Hooft
Assistant à la mise en scène Hannah Gelesz
Direction des chœurs Soma Dinyés

Lumières Tamás Bányai
Scénographie
Andrea Tocchio
Video Vince Varga
Direction technique Róbert Zentai
Régisseur de scène Wendy Griffin-Reid

Euridice / La Musica Emőke Baráth
Orfeo Valerio Contaldo
Pastore / Speranza Michał Czerniawski
Pastore / Spirito Cyril Auvity
Pastore / Spirito Francisco Fernández-Rueda
Pastore / Plutone Peter Harvey
Ninfa / Proserpina / Baccante Núria Rial
Caronte / Spirito Antonio Abete
La Messagiera / Baccante Luciana Mancini

Chœur et danseurs de la Iván Fischer Opera Company
Budapest Festival Orchestra sur des instruments historiques

Œuvre

L’Orfeo, cette fable en musique considérée comme le premier opéra (conservé) et inauguré à la cour de Mantoue en 1607, s’invite 412 ans plus tard sur la scène du Grand Théâtre de Genève sous la baguette d’Iván Fischer et de son Budapest Festival Orchestra. Mais pourquoi revisiter cette pièce ancienne ? Pourquoi le grand chef hongrois décide-t-il de nous mener sur les chemins de l’antiquité revisitée ? Et revisitée par qui en somme ? D’abord par Claudio Monteverdi et Alessandro Striggio (qui écrivit le livret à l’époque) et puis par nous, par l’interprète et l’auditeur contemporain, car dans la tradition de Nikolaus Harnoncourt auprès duquel il a étudié à Vienne, Iván Fischer ne se mure pas derrière le rôle du chef d’orchestre mais prend plaisir à ouvrir et disséquer la partition. Ainsi, il en fait même une exigence: bien que loin des extrémismes, c’est la pratique musicale qu’il cherche à rouvrir au sens musical ou inversement.
Ce n’est pas la survie d’un répertoire répété sans cesse, sans interrogation ni réflexion, qui intéresse le chef renommé mais bien la redécouverte des œuvres, dans un esprit curieux des origines et en dialogue entre le chant et l’orchestre. Iván Fischer, lui, aimerait qu’on ne puisse plus que difficilement faire la distinction entre les jeux dramatique et musical. Il aurait la volonté d’abolir la fosse d’orchestre et de redonner sa place à la musique sur scène. Voilà pourquoi ce n’est certainement pas un hasard qui le pousse à choisir des œuvres et des compositeurs connus pour leur position clé dans le développement du langage et du genre de l’opéra : dans ce cas Monteverdi, à l’émergence du genre avec son «prima le parole e poi la musica».
Qui d’autre que le barde Orphée pourrait mieux incarner sa vision, celui pour qui le chemin même est musique ? On pourrait dire que le chemin vers le passé revisité c’est le regard en arrière de ce chef hors norme, le même qu’Orphée, qui ne peut s’empêcher de se retourner tout en sachant qu’il perdra Eurydice à jamais. Cependant, il y a aussi la pulsion de renouveau qui anime Iván Fischer, aussi compositeur, car il se propose de réécrire la fin perdue de l’opéra telle que Monteverdi et son librettiste l’envisageaient (et en témoigne la fin retrouvée du livret) avant qu’une version plus hollywoodienne et moins choquante ne fût favorisée: la version où les bacchantes dévorent Orphée en nous regardant d’un regard assoiffé, celle où la musique se sacrifiait dans un autodafé anthropophage pour transmettre dans la chair et le sang, l’esprit musical à l’humanité encore barbare.
À la fois un hommage aux classiques et une démarche iconoclaste, la pratique musicale de Fischer et de son orchestre s’intègre parfaitement dans la volonté du Grand Théâtre de ne pas abandonner les acquis du passé tout en développant une tradition de curiosité et de remise en question, héritée de l’humanisme. C’est à la fois le courage de rompre avec la tradition et de proposer quelque chose de nouveau avec les fragments du passé, d’oublier les statues de marbre et les enfers pendant un moment d’ivresse pour mieux les ressusciter par la suite.
Ce sera donc une version hybride, mise sur scène et en scène que Iván Fischer nous apportera, entouré par ses collègues des arts associés de la danse, de la scénographie, des costumes et même de la vidéo et servie par une distribution parfaite de jeunes voix baroques de première classe, telles Valerio Contaldo, Núria Rial ou encore Emőke Baráth.

La presse en parle

«À Genève, Ivan Fischer vient faire chanter «son» Orfeo»
Le Temps
«Sur les traces perdues de l’«Orfeo» de Monteverdi»
Tribune de Genève
Plage

Orfeo à
La Plage

Conférence de présentation
24 OCT 2019
Autour de l’Orfeo de Monteverdi
Foyer GTG
Intropéra
Intropéra
45min. avant la représentation
Foyer GTG
Agenda

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