La Cenerentola

La Cenerentola

Dramma giocoso de Gioacchino Rossini
Prix:
Dès CHF 17.-
lun 14 sept 19:30
mer 16 sept 19:30
ven 18 sept 19:30
dim 20 sept 15:00
mar 22 sept 19:30
jeu 24 sept 19:30
sam 26 sept 19:30
Une autre que Cendrillon les aurait coëffées de travers ; mais elle estoit bonne, et elle les coëffa parfaitement bien.

Charles Perrault
« Cendrillon »
Histoires ou Contes du temps passé (1697)
Infos et distribution
Œuvre
Infos et distribution
Cendrillon

Dramma giocoso de Gioacchino Rossini
Livret de Jacopo Ferretti d’après le conte de Charles Perrault Créé à Rome en 1817
Dernière fois au Grand Théâtre de Genève 2007-2008

En coproduction avec De Nationale Opera Amsterdam et le Santa Fe Opera

Chanté en italien avec surtitres en français et anglais

 

DISTRIBUTION
Direction musicale Antonino Fogliani
Mise en scène et costumes Laurent Pelly
Scénographie Chantal Thomas
Lumières Duane Schuler
Direction des chœurs Alan Woodbridge

Angelina Anna Goryachova
Don Ramiro Edgardo Rocha
Dandini Simone Del Savio
Don Magnifico Carlo Lepore
Clorinda Marie Lys
Tisbe Elena Guseva
Alidoro Simone Alberghini

Orchestre de la Suisse Romande
Chœur du Grand Théâtre de Genève

 

Avec le soutien de :

Œuvre

La Cenerentola fut composée, comme presque tous les grands succès de Gioacchino Rossini, en un temps record et n’était pas l’effet d’une ambition particulière. Il fallait un sujet, quelqu’un a dit « Cendrillon » et Rossini, qui tombait de sommeil, manifesta son accord avant de s’endormir tout à fait. On pourrait dire que cette Cenerentola a été conçue dans un rêve. Rossini n’hésite cependant pas à exiger de Jacopo Ferretti, son librettiste, qu’il introduise un certain réalisme dans le célèbre conte de Charles Perrault, à la place des éléments magiques et féériques. Point de carrosse-citrouille, donc. Cendrillon, brimée par le personnage falot de son beau-père Don Magnifico — et non plus une méchante marâtre — sera aidée par un sage philosophe, Alidoro — et non plus une marraine-fée. Et la pantoufle de vair disparaît au profit d’un bracelet identificateur.
L’opéra de Rossini se détache du conte de fées de Perrault en devenant donc un récit réaliste et moral, destiné à prouver que la bonté finit par triompher de toutes les épreuves. Le metteur en scène français Laurent Pelly, qui se lance pour la troisième fois de sa carrière dans une partition rossinienne, tient pourtant à rendre sa part de magie légitime à cette Cendrillon. Il le fera en imposant au quotidien assez banal de la maison de Don Magnifico, dès l’apparition du prince Don Ramiro dans leurs vies, une part de folie onirique où les ambitions inavouables de chaque personnage viennent déformer les apparences de leur univers.
C’est dans la musique de Rossini, farfelue, décoiffante, rêveuse, que Laurent Pelly trouve la folie de l’œuvre. Celui qui a régalé le public genevois de tant de productions impayables et inoubliables comme Viva la Mamma! ou La Grande-Duchesse de Gérolstein, trouve dans le personnage solitaire et marginalisé d’Angelina, la nuance mélancolique qui définit le véritable burlesque. Pour Laurent Pelly, cette Cendrillon est certes un peu naïve mais c’est ainsi qu’elle s’oppose à la mesquinerie qui l’entoure par la fermeté de son bon cœur. S’il est un cas où le théâtre est porteur d’un espoir d’aller à l’encontre de ce qui nous tire vers le bas, de la méchanceté décomplexée des places réelles et virtuelles de notre temps, s’il en est une qui nous apprend tout simplement à être bons, c’est bien Angelina, notre Cenerentola.
Le chef d’orchestre Antonino Fogliani conduira l’Orchestre de la Suisse Romande à travers les délirants ensembles et les coloratures casse-cou de ce dramma giocoso. Avec une Anna Goryachova comme protagoniste, une virtuose du bel canto, confirmée maintes fois au Rossini Opera Festival di Pesaro, le Bayreuth des rossiniens.

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