Le Couronnement de Poppée

Le Couronnement de Poppée

Opéra de Claudio Monteverdi

Tarifs:
Dès CHF 17.-
jeu. 30 sept.19:30
ven. 1 oct.19:30

Aperçu

Fortune & Vertu
– Il n’est pas de cœur humain ou divin qui puisse prétendre combattre Amour.

Extrait du Prologue du Couronnement de Poppée

Infos et distribution

Œuvre

Mesures sanitaires

Infos et distribution

Opéra de Claudio Monteverdi
Livret de Giovanni Francesco Busenello d’après Tacite
Créé à Venise en 1642
Dernière fois au Grand Théâtre de Genève en 2006

30 septembre 2021 – 19h30
1 octobre 2021 – 19h30
Chanté en italien avec surtitres en français et anglais
Durée : approx. 2h avec un entracte inclus

DISTRIBUTION
Direction musicale et mise en scène Iván Fischer
Co-mise en scène Marco Gandini
Scénographie Andrea Tocchio
Costumes Anna Biagiotti
Lumières Tamás Bányai
Régie Wendy Griffin Reid
Assistante Hannah Gelesz

Nerone Valer Sabadus
Poppea Jeanine De Bique
Ottone Reginald Mobley
Drusilla Núria Rial
Ottavia / Virtu Luciana Mancini
Arnalta / Nutrice Stuart Patterson
Seneca Gianluca Buratto
Soldato 1 / Lucano / Famigliare 1 / Console Thomas Walker
Soldato 2 / Liberto / Famigliare 2 / Console Francisco Fernández-Rueda
Famigliare 3 / Littore / Tribune Peter Harvey
Fortuna / Damigella Silvia Frigato
Valetto / Amor Jakob Geppert – Choirakademie Dortmund

Budapest Festival Orchestra

Avec le soutien de
MADAME ALINE FORIEL-DESTEZET

Œuvre

Après leur passage très remarqué avec L’Orfeo en 2019, Iván Fischer et son formidable orchestre nous reviennent avec Monteverdi. Le prologue de son premier opéra – le premier opéra – est une grande déclamation donnée par la Musique. L’incoronazione di Poppea, créé trente-six ans après en 1643, n’était sans doute pas le deuxième opéra de Claudio Monteverdi mais les aléas de l’archivage ont fait qu’il est le deuxième à nous être parvenu. Et pour l’occasion, son prologue met en scène trois personnages : Vertu, Fortune et Amour. Pendant que celles-là se chamaillent, celui-ci se prépare à emporter la partie. Pour les quatre siècles à venir, puisque sans les histoires d’Amour que nous faisons, l’opéra n’aurait pas vraiment de raison d’être.
Et pour l’entrée en scène de l’Amour à l’opéra, Monteverdi le sort de la mythologie et le précipite dans l’histoire humaine, là où ses ravages sont connus et appréciés. Giovanni Busenello choisit la plus célèbre courtisane de la Rome impériale, Poppaea Sabina (dont le portrait imaginaire en drapé impudique fait la gloire des collections du Musée d’art et d’histoire de Genève) comme sujet pour le livret qu’il proposa à Monteverdi. Il puisa dans Suétone, Tacite et Dion Cassius pour condenser en une seule journée d’action la période de sept années (de 58 à 65 après J.-C.) qui marqua l’ascension fulgurante de la roturière Poppée dans la faveur de l’empereur Néron, le divorce de ce dernier d’avec Claudia Octavia, la fille de son prédécesseur Claude, et la disgrâce tout aussi rapide de Poppée, dont l’impérial époux – tyran, poète, bisexuel et malade mental – se lassa si vite et si bien qu’il la tua en sautant à pieds joints sur son ventre de femme enceinte. Même si cette scène abjecte ne figure pas en conclusion du Couronnement de Poppée, le public vénitien ou napolitain chic du milieu du XVIIe connaissait suffisamment bien son histoire ancienne pour savoir que derrière les entrelacs amoureux de « Pur ti miro » se profilait quelque chose de vilain. Iván Fischer, qui aime ouvrir et disséquer les partitions pour mieux les redécouvrir dans un esprit curieux des origines des jeux dramatique et musical, pense que Monteverdi devait avoir lu Sigmund Freud, pour ainsi mettre Éros au premier plan de l’opéra qu’il portera en tournée avec son Budapest Festival Orchestra, à l’automne 2021. Entre conflits de classes et échos au mouvement Black Lives Matter, le chef d’orchestre s’immisce sur la scène le temps d’une mise en jeu, en espace et en question.
Dans le rôle-titre de cette partition génialement immorale et érotique, la soprano trinidadienne Jeanine De Bique incarne pour Fischer une jeune femme moderne, qui doit la douceur de sa peau à des bains fréquents de lait d’ânesse et la douceur de son âme à sa solidarité avec les minorités opprimées. Iván Fischer rappelle que, selon Flavius Josèphe, Poppée protégeait les juifs de Rome de la persécution. Ses origines ethniques et sociales, son monde intellectuel, tout la sépare de Néron. Sénèque, interprété par le déjà bien introduit Gianluca Buratto (Les Indes galantes), se vide de son sang et l’envoûtante Núria Rial en Drusilla tombe de piège en mensonge. L’Amour met le monde à l’envers pendant que Freud hoche la tête.

Mesures sanitaires

Un dispositif d’accueil ajusté aux règles sanitaires pour votre confort et votre sécurité sera mis en place pour vous accueillir. Suivant les recommandations des autorités et de l’Union des Théâtres Suisses, le Certificat COVID sera demandé à l’entrée du bâtiment et le masque sera obligatoire afin d’accentuer le sentiment de sécurité à l’intérieur du théâtre.

Ouverture des portes 1 heure avant le début de la représentation. Nous vous recommandons de venir tôt pour éviter les files d’attente lors de votre entrée dans le bâtiment.

Le Grand Théâtre proposera de nombreuses entrées afin de fluidifier l’arrivée du public. Rendez-vous comme d’habitude à l’entrée principale où notre service d’accueil saura vous aiguiller.
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Plage

Poppée à La Plage

Éclairage 28.9.2021
Sabine Poppée ou les séductions du voile, présenté par Teresa Chevrolet
Les « papas » de Poppée, présenté par Giulia Riili
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Intropéra 45 minutes avant chaque représentation
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Crédits photos
L’incoronazione di Poppea © Müpa Budapest/Bálint Hirling

© GTG / Matilde Fassò

Alan Woodbridge

Directeur des chœurs du Grand Théâtre depuis 2014, le travail d’Alan Woodbridge est empreint par la vigueur, l’exigence et l’intense musicalité de son approche. Chanteur de formation, organiste et pianiste, étudiant à Trinity Cambridge et au Royal College of Music de Londres, il travaille entre autres à Londres, Amsterdam, Tokyo, Dresde, Paris ou San Francisco. Il a été chef de chœur à l’Opéra de Lyon pendant 18 saisons, participant aux productions et enregistrements avec des équipes de renommée internationale. Citons la Trilogie Pouchkin avec Kirill Petrenko et Peter Stein. Il a reçu un Grammy pour l’enregistrement de Doktor Faust de Busoni. Alan Woodbridge est Chevalier des arts et des lettres.

© Akos Stiller

Budapest Festival Orchestra

Fondé en 1983 par Iván Fischer et Zoltán Kocsis, le Budapest Festival Orchestra compte parmi les dix premières phalanges musicales du monde. De fréquentes tournées mondiales les ont emmenés au Carnegie Hall et au Lincoln Center de New York, au Musikverein de Vienne et au Royal Albert Hall de Londres, ainsi qu’aux festivals d’Édimbourg et de Salzbourg. Cumulant les prix de la critique – avec une nomination aux Grammy Awards 2013 et un Diapason d’Or, respectivement pour les enregistrements de la Symphonie no 1 et de la Symphonie no 5 de Mahler –, le Budapest Festival Orchestra participe aussi à des projets de proximité comme les Cocoa Concerts qui accueillent les publics autistes et le festival Bridging Europe à Müpa Budapest. L’ensemble baroque du Budapest Festival Orchestra joue régulièrement sur des instruments historiques.

Silvia Frigato

Soprano

Silvia Frigato fait ses études de chant à Adria, Modène, Sienne en Italie, et Sofia en Bulgarie. Par la suite, elle se spécialise dans le répertoire vocal des XVIIe et XVIIIe siècles à Ambronay et Milan, avec Roberta Invernizzi, Sara Mingardo, Marina De Liso et Lorenzo Ghielmi. Lauréate du IVe Concours International de chant baroque « Francesco Provenzale » de Naples (2007), ainsi que du IVe Concours de musique ancienne « Fatima Terzo » de Vicence (2010), elle poursuit une intense carrière entre à l’opéra et en concert, qui la mène sur les scènes les plus importantes d’Italie, comme à l’étranger, sous la direction de grands artistes tels que Rinaldo Alessandrini, Fabio Biondi, Ottavio Dantone, John Eliot Gardiner, Philippe Herreweghe et Stefano Montanari. Silvia Frigato se distingue particulièrement dans les œuvres de Bononcini, Caccini, Haendel, Pergolesi, Mozart, ainsi que Monteverdi, dont elle interprète avec brio le rôle d’Amore (Le couronnement de Poppée) au Teatro alla Scala de Milan.

Mirella Hagen

Soprano

Mirella Hagen a étudié le chant à l’Académie de musique de Karlsruhe et de Stuttgart. Durant ses études, elle remporte plusieurs bourses prestigieuses, dont celles de la fondation Yehudi Menuhin ou de la société Richard Wagner de Stuttgart. À la suite de ses études, elle est engagée à l’opéra studio du Staatsoper de Stuttgart. Elle interprète notamment les rôles de Ännchhen (Der Freischütz) à Stuttgart, Gretel (Hänsel und Gretel) à Regensburg, Anna (Nabucco) et Papagena (Die Zauberflöte) à l’Opera Vlaanderen. Depuis 2013, la soprano allemande se distingue dans les rôles wagnériens au Bayreuther Festspiele, comme à Genève, où elle a fait son apparition en Oiseau de la Forêt (Siegfried) lors de la saison 2018/19. En sus de ses activités dans le monde de l’opéra, Mirella Hagen se produit tant en concert qu’en récital, aux côtés de la pianiste Kerstin Mörk.

Francisco Fernández-Rueda

Francisco Fernández-Rueda

Ténor

Régulièrement invité par de grands chefs tels que Sir John Eliot Gardiner, Fabio Luisi, Iván Fischer, William Christie, Jordi Savall, Fabio Biondi, Leonardo García-Alarcón ou Raphaël Pichon, Francisco Fernández-Rueda s’est produit sur de nombreuses scènes à l’international. Après ses débuts en Télémaque (Ritorno d’Ulisse in patria) au Festival d’Aix, il brille en Platée à l’Opéra-Comique et au Theater an der Wien. Particulièrement apprécié dans le rôle de Jason (Médée) à Genève, il se distingue également dans les opéras de Mozart, Haydn ou Donizetti, de même qu’en concert avec des œuvres de Bach, Haendel, Beethoven et Orff. Avant d’entreprendre sa formation en chant à Barcelone, Francisco Fernández-Rueda étudie la clarinette et le français à l’Université de Séville. Primé au Concours Mirabent i Magrans de Sitges, il est finaliste de concours prestigieux comme le Toti dal Monte de Trévise ou la Mozart International Competition de Grenade.

Thomas Walker

Ténor

Après des études de tuba à la Royal Scottish Academy of Music, Thomas Walker entreprend des études de chant au Royal College of Music de Londres. Très demandé à l’opéra comme pour les concerts, son répertoire se compose d’une solide base baroque, sans pour autant délaisser le style classique, le bel canto ou la musique moderne. Au cours de sa carrière, il s’est produit sur de prestigieuses scènes européennes, comme le Komische Oper et le Staatsoper de Berlin, l’Opéra National de Paris ou le Stuttgart Oper. À l’opéra, Thomas Walker incarne les rôles-titres de Zoroastre et Platée, Adam (Il primo omicidio), Admeto (Alceste) et le Conte Almaviva (Il barbiere di Siviglia). Il se distingue aussi en tant que soliste dans le War Requiem et Les Illuminations de Britten, de même que Pulcinella de Stravinsky. Ayant joué sous la baguette de chefs tels que Sir Andrew Davis, René Jacobs, Paul McCreesh, Daniel Reuss, Ottavio Dantone et Jeffrey Tate, Thomas Walker présente par ailleurs une riche discographie.

Peter Harvey

Peter Harvey

Baryton

Diplômé de la Guildhall School of Music de Londres, le baryton anglais Peter Harvey, spécialiste de l’époque baroque, a plus d’une centaine d’enregistrements à son actif, pour la plupart des œuvres de Purcell, J.S. Bach et Haendel, sous la direction de John Eliot Gardiner, Philippe Herreweghe et Paul McCreesh. Pour le Gabrieli Consort de ce dernier, il chante Adam dans leur enregistrement de Die Schöpfung de Haydn, album primé d’un Grammy du meilleur enregistrement choral en 2008. Il chante également avec le Freiburger Barockorchester, Tafelmusik Toronto, l’Ensemble Pygmalion et l’Orchestre symphonique de Montréal. En 2008, il fonde le Magdalena Consort, qui se concentre sur la musique de Monteverdi à Bach, avec lequel il se produit en Espagne, en Allemagne et au Royaume-Uni. Plus récemment, Peter Harvey ajoute à son répertoire les rôles du Sprecher (Die Zauberflöte) avec le Budapest Festival Orchestra et de Papageno (Die Zauberflöte) au Carmel Bach Festival et fait en outre son apparition dans The Fairy Queen à l’Opéra Royal du Danemark.

Gianluca Buratto

Gianluca Buratto

Basse

Le vaste répertoire de Gianluca Buratto passe du baroque à Mozart (Die Zauberflöte à Liège) et Donizetti (Maria Stuarda à Trieste et au Maggio Musicale de Florence). Il participe à la première reconstitution moderne des Disgrazie d’amore de Cesti à Pise, ainsi qu’à la création mondiale de La Leggenda de Solbiati sous la direction de Gianandrea Noseda à Turin. Il chante Macbeth à la Scala, à Ravenne et à Chicago sous la baguette de Riccardo Muti, Tosca et La Bohème avec Riccardo Chailly. Sous sa direction, il se produit aussi dans Attila de Verdi, en ouverture de la saison 2018/19 de La Scala. À Genève, il joue le rôle d’Ali dans Les Indes galantes, sous la direction de Leonardo García Alarcón. Enfin, Gianluca Buratto est lauréat du premier prix du concours Ferruccio Tagliavini en 2006 et du prix Rotary pour musique vocale de chambre à Milan en 2008.

Stuart Patterson

Ténor

Après des études à Glasgow, Londres, Paris et Florence. Dans les années 1980, Stuart Patterson intègre le Groupe Vocal de France, spécialisé en musique contemporaine a capella, qui collabore avec des compositeurs tels que Dusapin, Berio, Eötvös, Xenakis ou Ligeti. Par la suite, il sera membre de la troupe du Teatro Verdi de Pise de 1989 à 1996. Depuis lors, il se spécialise dans des rôles de ténor de caractère, qu’il interprète dans les plus prestigieuses maisons d’opéra, à Berlin, Lisbonne, Mexico City et Bregenz. Ces dernières années, il se produit notamment à Aix-en-Provence (Le Nez), Lübeck (Siegfried), Genève (A Midsummer Night’s Dream et Andréa Chénier), Lausanne (La Vie Parisienne,) et au Royal Opera House de Londres (Werther et Carmen). Plus récemment, il joue Bardolfo (Falstaff) à Budapest, sous la direction d’Iván Fischer. Stuart Patterson enseigne à la Haute école de musique de Neuchâtel depuis 2012. Il donne de nombreux stages, classes de maître et il est directeur artistique du Festival lyrique de Montperreux (France) qu’il crée en 2008.

Luciana Mancini

Luciana Mancini

Mezzo-soprano

Luciana Mancini s’est formée au Conservatoire Royal de La Haye en chant classique et en interprétation historique. À la fin de son cursus, elle se spécialise dans le répertoire baroque italien. Parmi ses plus récentes prestations, la mezzo-soprano chilienne et suédoise a interprété le rôle-titre du Serse de Haendel au Theater Bonn, les Folk Songs de Berio et le Messiah de Haendel avec le Melbourne Symphony Orchestra, Galatée dans Aci, Galatea e Polifemo au Händel-Festspiele de Halle et Proserpine dans la mise en scène de L’Orfeo par Sasha Waltz avec le Freiburger Barockorchester et Pablo Heras-Casado au Staatsoper de Berlin. On l’a également entendue au Festival de Drottningholm et au Teatro Real de Madrid en compagnie de Vincent Dumestre et Raphaël Pichon. Au Grand Théâtre de Genève, Luciana Mancini fait ses débuts en 2019, dans les rôles de la Messagère et de la Bacchante (L’Orfeo).

Núria Rial

Núria Rial

Soprano

Native de Catalogne, la soprano Núria Rial étudie le piano et le chant, avant de se spécialiser en chant à la Musik-Akademie de Bâle avec Kurt Widmer. Boursière en 2003 de la Fondation Helvetia Patria Jeunesse, elle s’est produite depuis sur de nombreuses scènes et festivals européens, avec des chefs tels Neville Marriner, Thomas Hengelbrock, John Eliot Gardiner et René Jacobs, avec qui elle enregistre les Nozze di Figaro. Au cours de sa carrière, elle incarne notamment l’Eritea de l’Eliogabalo de Cavalli à La Monnaie et Eurydice de L’Orfeo au Staatsoper de Berlin et au Grand Théâtre de Genève. Loin de se limiter à la musique baroque, en 2012, elle interprète en particulier le rôle de Nuria dans l’opéra contemporain Ainadamar de Golijov au Teatro Real de Madrid. Au sein de sa vaste discographie, ses enregistrements de Haendel, Haydn et Telemann ont été particulièrement acclamés par la critique.

Reginald Mobley

Contre-ténor

Particulièrement remarqué pour sa « diction cristalline et sa sonorité pure et uniforme », le contre-ténor Reginald Mobley est un soliste reconnu dans le répertoire baroque, classique et moderne. Aux Etats-Unis, il est l’invité régulier de nombreux ensembles et il se produit aussi au Royaume-Uni, où il participe aux tournées du Monteverdi Choir et des English Baroque Soloists depuis plus de cinq ans. Il donne aussi des concerts avec le Royal Scottish National Orchestra et l’Academy of Ancient Music et fera ses débuts avec le City of Birmingham Symphony Orchestra en juin 2022. Reginald est également invité en Pologne, en Autriche, en France et en Allemagne. Ses enregistrements ont été largement salués par la critique : A Lad’s Love, avec le ténor Brian Giebler, a ainsi été nominé pour les Grammy Awards. Reginald Mobley a participé aux enregistrements du Monteverdi Choir sous la direction de Sir John Eliot, et en 2021, il s’engage avec l’ensemble Agave Baroque pour un programme de compositeurs afro-américains : American Originals.

© Marco Borggreve

Jeanine De Bique

Soprano

La jeune soprano trinidadienne Jeanine De Bique fait ses débuts acclamés comme Annio dans la nouvelle production de La Clemenza di Tito de Peter Sellars, dirigée par Teodor Currentzis au Festival de Salzbourg en 2017. Depuis, elle chante les rôles de Susanna (Le nozze di Figaro) au San Francisco Opera, Rodelinda dans l’œuvre éponyme d’Haendel, dirigée par Emmanuelle Haïm à l’Opéra de Lille, et Donna Anna (Don Giovanni) à l’Opéra National du Rhin. Parmi ses rôles récents : Cleopatra (Giulio Cesare) au Théâtre de Saint-Gall et La Folie (Platée de Rameau) dans la production de Robert Carsen au Theater an der Wien, sous la direction de William Christie. Distinguée par de nombreuses récompenses internationales, elle a été nommée Youth Ambassador for Peace par la Commission nationale de l’UNESCO.

Valer Sabadus

Contre-ténor

Avec sa voix androgyne, claire comme le cristal, Valer Sabadus se classe déjà parmi les meilleurs contre-ténors du monde. L’artiste allemand, d’origine roumaine, s’est fait connaître du public international en 2012 pour sa remarquable interprétation de Semira dans l’opéra de Leonardo Vinci Artaserse aux opéras de Nancy, Lausanne et Cologne, au Theater an der Wien, au Théâtre des Champs-Élysées, à l’Opéra Royal de Versailles et au Concertgebouw d’Amsterdam. La même année, il s’est vu attribuer le prix de la Critique allemande du disque pour son CD « Hasse Reloaded ». Depuis, il enchaîne les succès en incarnant Menelao (Elena de Cavalli), ainsi que les rôles-titres de Serse et Theseo. Il a également remporté un franc succès en 2015 dans le rôle de l’empereur Néron (Le couronnement de Poppée) au Theater an der Wien. Artiste à la discographie éclectique, allant des premiers opéras baroques à des œuvres contemporaines, Valer Sabadus a en outre brillé sur la scène du Grand Théâtre de Genève dans le rôle-titre de Il Giasone (2017).

Tamás Bányai
© Judit Horvath

Tamás Bányai

Éclairagiste

Né à Budapest, Tamás Bányai est l’un des concepteurs d’éclairage les plus réputés de Hongrie. Il a commencé sa carrière en 1981 dans le légendaire théâtre régional de Kaposvár et travailla par la suite avec des grands noms de la scène dramatique de son pays comme Tamás Ascher, Viktor Bodó et Árpád Schilling. On a pu admirer ses concepts lumière au Festival de Salzbourg, aux Volkstheater et Burgtheater de Vienne, au Piccolo Teatro de Milan et à l’opéra de Lyon. Actuellement, Tamás Bányai est le concepteur de lumières permanent du Budapest Festival Orchestra et du Vicenza Opera Festival. Lauréat de plusieurs prix internationaux, il a également reçu son titre de maîtrise ès lumières pour son concept d’éclairage des stations de la ligne 4 du métro de Budapest. Depuis 2002, il enseigne l’éclairage de scène à l’Université des arts visuels et l’Académie de Théâtre et de Cinéma de Hongrie.

Anna Biagiotti

Costumière

Pendant ses études de scénographie à l’Académie des Beaux-Arts de Brera à Milan, Anna Biagiotti a travaillé comme assistante costumière à La Scala, ce qui lui a permis de côtoyer des grands de la scène comme Giorgio Strehler et Franco Zeffirelli. Sa carrière l’a amenée à collaborer avec des maisons de théâtre et d’opéra célèbres, comme le Piccolo Teatro de Milan, le Teatro Regio de Parme, La Monnaie de Bruxelles et le Metropolitan Opera de New York. En 1989, elle est engagée par le Teatro dell’Opera de Rome et en devient la directrice du département des costumes en 1994, dont elle dirige également les Archives, qui comptent plus de soixante-mille pièces, portées par les plus grands artistes lyriques du monde. En 2008, Anna Biagiotti est récompensée par le Prix « Cinearti – La chioma di Berenice » pour ses costumes dans la production de Tosca de Zeffirelli et en 2010, elle reçoit le « Premio Bucchi » comme meilleure costumière de ballet.

Andrea Tocchio

Scénographe

Ingénieur et designer diplômé de l’Université « La Sapienza » de Rome, Andrea Tocchio commence à travailler pour le théâtre en 1992, après avoir achevé des études à l’Académie des Arts dramatiques de Rome. Il devient par la suite assistant technique de Sergio Rossi, Italo Grassi, Vincenzo Raponi, Carlo Centolavigna, et directeur technique du Teatro Valle Occupato à Rome. Scénographe et concepteur lumières sur plus de 90 productions dans le monde entier, il a collaboré avec des grands noms du monde théâtral et lyrique, tels Pierluigi Pizzu, Hugo De Ana, Giuliano Montaldo, Robert Wolson, Gigi Proietti, Dante Ferretti, Claudio Abbado et Gianluca Schiavoni. En 2019, il décore la scène du Grand Théâtre pour la nouvelle production de L’Orfeo de Monteverdi, dirigée par Iván Fischer.

Marco Gandini

Metteur en scène

Suite à ses études en Langues et Littératures étrangères à l’Université « La Sapienza » de Rome, Marco Gandini devient assistant-metteur en scène au Teatro dell’Opera de Rome de 1990 à 1991. L’année suivante il débute une collaboration au théâtre comme au cinéma avec Franco Zeffirelli, qui perdure jusqu’à présent. En 1997, Marco Gandini réalise sa première mise en scène avec Gianni Schicchi au Filarmonico de Verone, qu’il présente en tournée au Japon et dans plusieurs théâtres lyriques italiens. Spécialisé dans les œuvres « rares » du répertoire lyrique italien et très actif sur les scènes de la péninsule, ses mises en scène apparaissent également à l’étranger, notamment à Garsington, Wexford, Tel Aviv, Tokyo, Salzbourg, Seoul, Bucarest et Beijing. Marco Gandini est en outre professeur de « Technique d’expression » à l’Académie de perfectionnement pour chanteurs lyriques du Teatro alla Scala.

Iván Fischer
© Stiller Akos

Iván Fischer

Chef d’orchestre

Référence dans le répertoire baroque, le Hongrois Iván Fischer a fait ses armes au Salzburger Mozarteum aux côtés de Nikolaus Harnoncourt. À ses côtés, il s’est forgé une solide réputation pour son travail de direction baroque. Iván Fischer est également un grand amateur du répertoire hongrois (Liszt, Bartók et Kodály, fondateur du Budapesti Fesztiválzenekar) et mozartien. Habitué des orchestres européens – il a été directeur musical de l’Orchestre national de Lyon de 2000 à 2003 – Iván Fischer fréquente également les formations américaines, comme le Los Angeles Philharmonic, Cincinnati Symphony Orchestra et le National Symphony Orchestra de Washington. Il revient au Grand Théâtre de Genève avec le dernier opéra de Monteverdi suite à son passage avec L’Orfeo du même compositeur il y a déjà deux saisons.