Les Pêcheurs de perles

Les Pêcheurs de perles

Opéra de Georges Bizet

Tarifs:
Dès CHF 17.-
ven. 10 déc.20:00
dim. 12 déc.15:00
mer. 15 déc.20:00
ven. 17 déc.20:00
dim. 19 déc.20:00
mar. 21 déc.20:00
jeu. 23 déc.20:00
dim. 26 déc.20:00

Aperçu

Ces senteurs douteuses, ces vents tournants annonciateurs d’une agitation plus profonde, un incident futile m’en a fourni le premier indice et reste dans ma mémoire comme un présage.

Claude Lévi-Strauss, Chapitre IV : La quête du pouvoir, Tristes tropiques.

Infos et distribution

Œuvre

Mesures sanitaires

Infos et distribution

Opéra de Georges Bizet
Livret de Michel Carré et Eugène Cormon
Créé à Paris en 1863
Dernière fois au Grand Théâtre de Genève en 1950

Production du Theater an der Wien

10, 15, 17, 19, 21, 23, 26 Décembre 2021 – 20h
12 Décembre 2021 – 15h

Chanté en français avec surtitres en français et anglais
Durée : approx. 2h30 avec un entracte inclus

DISTRIBUTION
Direction musicale David Reiland
Mise en scène Lotte de Beer
Décors Marousha Levy
Costumes Jorine van Beek
Lumières Alex Brok
Vidéos Finn Ross
Direction des chœurs Alan Woodbridge

Leïla Kristina Mkhitaryan
Nadir Frédéric Antoun
Zurga Audun Iversen
Nourabad Michael Mofidian

Chœur du Grand Théâtre de Genève
Orchestre de la Suisse Romande

Avec le soutien de

Œuvre

Pendant la période du nouvel impérialisme de la seconde moitié du XIXe siècle, les lieux éloignés et les éléments musicaux ostensiblement étrangers faisaient fureur sur la scène de l’opéra. En 1863, Georges Bizet, 25 ans, est chargé par le directeur du Théâtre-Lyrique de Paris de composer une œuvre de ce type : son premier grand projet d’opéra après son prestigieux Prix de Rome. Il n’a cependant pas le droit de choisir son sujet ou son livret. Les librettistes aguerris Eugène Cormon et Michel Carré avaient déjà écrit Les Pêcheurs de Catane pour Aimé Maillart en 1860. Ils ont conservé son triangle amoureux comme intrigue pour le jeune Bizet, mais l’ont déplacé de la Sicile (pas assez dépaysante) au Mexique d’abord, puis à Ceylan, comble de l’exotique, en l’agrémentant de rituels païens et de séduisants « indigènes » – tous des chanteurs européens grimés en brun – exprimant les émotions grandiloquentes d’un mélodrame européen romantique. Sur la plage, les pêcheurs de perles attendent la vierge consacrée, qui doit apaiser la mer par ses prières afin qu’ils puissent vaquer à leurs occupations en toute sécurité. Zurga, leur nouveau chef, et son ami, le chasseur Nadir, sont un jour tombés amoureux de la même jeune femme, mais ont juré de ne pas la poursuivre au nom de leur amitié. Mais Nadir a secrètement rompu ce serment et s’est approché d’elle. Lorsque la vierge voilée apparaît, Nadir reconnaît immédiatement Leïla, celle qu’il aime. Difficile de présenter de nos jours ce type de livret sans doute pittoresque pour l’époque des empires coloniaux mais à plus d’un égard inacceptable pour la nôtre. La musique de Bizet donne cependant aux personnages unidimensionnels des Pêcheurs de perles une grande pertinence émotionnelle et de ce fait, l’œuvre vaut très certainement la peine qu’on y replonge à la recherche de ses miroitements et opalescences. C’est certainement l’avis de la jeune Néerlandaise Lotte de Beer qui signa cette production pour le Theater an der Wien de Vienne en 2014. L’étoile montante de la mise en scène joue de la déconstruction pour transformer les coïncidences et l’exotisme de pacotille et créer un univers dynamique sur scène : tout comme le Ceylan exotique du XIXe est devenu au XXIe le Sri Lanka, paradis de vacances tropicales et de séjours wellness, de Beer cherche un pendant contemporain et divertissant à la tendance à raconter des histoires dans des régions et des cultures éloignées. Elle le trouve dans les émissions-concours de la téléréalité où des candidat-e-s européen-ne-s se lancent dans un défi sur une île exotique sans savoir à quoi s’attendre. Du théâtre d’Ibsen, elle tire le concept de « mensonge vital », pour désigner les rebondissements invraisemblables de l’histoire de Leïla, Nadir et Zurga, aussi crédibles que les aléas préprogrammés d’une Loft Story ou d’une Île de la tentation. Le jeune chef belge David Reiland, passionné de la musique du Second Empire français, dirigera l’Orchestre de la Suisse Romande et un trio de solistes formé par la soprano russe Kristina Mkhitaryan, que l’on a pu apprécier dans Les Indes galantes, du ténor canadien Frédéric Antoun, grand spécialiste des rôles exigeants du répertoire français, complété par le puissant baryton norvégien Audun Iversen.

Mesures sanitaires

Un dispositif d’accueil ajusté aux règles sanitaires pour votre confort et votre sécurité sera mis en place pour vous accueillir. Suivant les recommandations des autorités, le Certificat COVID accompagné d’une pièce d’identité sera demandé à l’entrée du bâtiment. Le port du masque est obligatoire.

Ouverture des portes 1 heure avant le début de la représentation. Nous vous recommandons de venir tôt pour éviter les files d’attente lors de votre entrée dans le bâtiment.

> plus d’info sur les mesures

Podcast

Podcast

Une proposition du Grand théâtre de Genève et de RTS culture
Conception et voix : Charles Sigel
Réalisation : Gerald Hiestand

Plage

Les Pêcheurs à La Plage

Découvrez toutes les activités qui gravitent autour de la production.

Atelier public
Samedi 4 décembre à 11h
+

La mezzo-soprano Leana Durney, avec la complicité de Fabrice Farina, vous invite à devenir candidat d’un jeu théâtral et musical interactif autour des Pêcheurs de Perles.
Sous la bannière de l’équipe Nadir, Zurga ou Leila, amenez vos méninges et votre facétie et laissez-vous embarquer dans l’aventure.
Pour tout public. Les enfants sont bienvenus à partir de 10 ans, accompagnés d’un adulte qui participe à l’atelier.
 
Samedi 4 décembre 2021
À 11h
Entrée CHF 15.–
CHF 10.– (jusqu’à 12 ans)
Bar de l’Amphithéâtre du GTG

 
> RÉSERVER

Éclairage
Mardi 7 décembre à 18h30
+

Au-delà du cliché : Les Pêcheurs de perles, conférence présentée par Charlotte Ginot-Slacik
L’exotisme fit son succès. Il interroge aujourd’hui. Comment écouter et comprendre Les Pêcheurs de perles de Bizet ?
Que reste-t-il de cette Ceylan fantasmée où Nadir, Leïla et Zurga s’aiment et se déchirent ?
D’un Orient fantasmé au XIXe siècle à la vision radicalement contemporaine proposée par Lotte de Beer, Charlotte Ginot-Slacik interroge les représentations de l’ « autre » et leur incarnation musicale.
 
> PLUS D’INFO

En coulisse
Mardi 21 décembre
+

N’avez-vous jamais rêvé de guigner de l’autre côté du rideau juste après le spectacle ? De voir comment tout l’appareil fonctionne ? De passer subrepticement en coulisse et voir les femmes et les hommes de l’ombre s’affairer à remettre la scène en état ? Et qui sait, croiser une ou un artiste de la représentation que vous venez de vivre ?
 
À l’issue de la représentation du 21 décembre, guidés par un des responsables techniques de la production, vous pourrez ainsi passer de l’autre côté et découvrir monts et merveilles. Profitez-en, vous pouvez poser toutes les questions qui vous passent par la tête. Et en plus c’est gratuit.
 
La visite des coulisses dure approximativement 20 minutes et démarre 15 minutes après le spectacle. Entrée libre avec le spectacle sur réservation préalable auprès de notre service billetterie par courriel [email protected].

Intropéra
45 minutes avant le spectacle
+

Vite, vite ! La cloche ne sonne pas encore mais 45 minutes avant le spectacle, on se rafraîchit la mémoire, on s’éveille au printemps de l’opéra : un petit avant-goût qui vous rapporte les clés de l’œuvre et vous guide à l’intérieur des mondes merveilleux, apocalyptiques, critiques ou hyperréalistes créés par les équipes artistiques pour chaque production. Vite, vite, le temps d’attraper un verre de bulles au pas- sage et vous voilà assis(e) sous le plafond scintillant des mille et un opéras !
 
45 minutes avant chaque représentation
Entrée libre avec le spectacle
Au foyer du GTG

Late Night #1
Samedi 27 novembre 2021 à 22h
+

Avec les performances de Maya Rochat, Julie Semoroz, Emma Souharce, Baby Volcano, DESIR et Mara
 
Pour cette première Late Night de la saison, le Grand Théâtre s’associe au festival Les Créatives pour délivrer une programmation scénique et musicale décalée et surprenante. Une soirée 100% femmes pour 100 % de découverte et d’amusement haut en couleurs !
 
Artiste brillante de la scène helvétique, Maya Rochat métamorphosera le Grand Théâtre par ses installations colorées qui immergent le public dans une expérimentation sensorielle. Les artistes sonores Julie Semoroz et Emma Souharce présenteront leur live set actuel avec quelques inserts inédits pour l’occasion. Les deux artistes collaborent depuis 2018 avec le duo Effraction Vacances, un format de jeu improvisé en direct basé sur la musique pop des années 1990/2000 – différent à chaque fois – qui se présente comme une sculpture décomposée.Pour cette nouvelle forme, Semoroz et Souharce se concentrent sur les possibilités d’imbrication de différents moments en live, en jouant sur de larges plages dynamiques inspirées à la fois de la culture Instagram et de la musique drone.
En parallèle, Baby Volcano nous embarquera dans un live performatif entre douceur, chaleur et rage. Pour couronner le tout, deux dj sets nous feront danser jusqu’au bout de la nuit. First, La chanteuse / djette Mara volera notre coeur lors d’ une performance dancehall. Bouquet final, godsilah du collectif DESIR enflammera le dancefloor.
 
En partenariat avec le festival Les Créatives
 
Samedi 27 novembre 2021
De 22h30 à 2h
Ouverture des portes 22h
Billets de CHF 15.- à 25.–
Au GTG

Apéropéra
Jeudi 2 décembre dès 18h30
+

Partez à la découverte du répertoire traditionnel et surprenant du Sud de l’Inde et du Sri Lanka en compagnie de musiciens aux instruments magiques et exotiques.
 
Paul Grant, sitar ancien
Sébastien La Croix, dilruba
Santosh Kurbet, tabla
 
L’occasion de (re)découvrir un·e composit·eur·rice, une œuvre, une thématique sous un angle frais et contemporain loin de l’énumération des dates historiques.
 
Jeudi 2 décembre 2021
Dès 18h30
Entrée CHF 25.– (premier drink compris)
Dans les foyers du GTG

Avant

On se renseigne

Les Pêcheurs de perles
21-22

Saison 21-22

Programmation
Retrouvez le programme complet de la nouvelle saison.
Titanic, un film de Pauline Julier
En réaction au slogan Faites l’amour,… Pauline Julier a produit Titanic, une vision fulgurante d’un monde en naufrage où le spectacle continue.
Faites l’amour
Présentation, interview d’artistes, explications… tout savoir et comprendre sur la nouvelle programmation du GTG.
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Crédit photos Les Pêcheurs de perles
© GTG / Magali Dougados

Audun Iversen

Baryton

Après ses études à l’Académie de musique d’Oslo, le baryton norvégien Audun Iversen poursuit sa formation à l’Académie d’Opéra de Copenhague et à la Hochschule für Musik und Theater de Leipzig, et interprète durant cette période le rôle de Schaunard (La Bohème) et Vicomte Cascada (Die lustige Witwe) au Théâtre royal danois de Copenhague. Vainqueur de nombreux concours, Audun Iversen reçoit notamment le premier prix au Concours international de musique Reine Sonja d’Oslo en 2007, le Danish Reumert Talent Award de 2009, ainsi que le prix d’opéra d’Aalborg en 2010. Véritable star internationale, il incarne récemment le rôle de Figaro (Il barbiere di Siviglia) à San Francisco et au Deutsche Oper de Berlin, du Conte Almaviva (Le nozze di Figaro) à Copenhague et Glyndebourne, Eugène Onéguine (rôle-titre) à Lille, au Bolchoï et à l’English National Opera. Le baryton norvégien fait sa première apparition sur la scène genevoise dans le rôle de Zurga.

© Tonje Eliasson

Frédéric Antoun

Ténor

Après ses études au prestigieux Curtis Institute of Music de Philadelphie, le jeune ténor québécois Frédéric Antoun se produit avec succès sur les plus grandes scènes lyriques du monde. Il a incarné notamment Belmonte (Die Entführung aus dem Serail) et Ferrando (Così fan tutte) à l’Opéra de Paris, Tonio (La Fille du régiment) au Covent Garden, à l’Opéra de Lausanne et à l’Opéra de Toulon, et Laërce (Hamlet) au Theater an der Wien. Son vaste répertoire, qui inclut aussi le concert, s’étend de Rameau à Stravinsky, avec un attrait certain pour l’opéra français, Mozart et le bel canto. En Suisse, il a chanté Nadir à l’Opernhaus Zürich avant de l’interpréter cette saison sur la scène genevoise. Cette année, Frédéric Antoun fait également ses débuts au Wiener Saatsoper dans le rôle d’Alfredo (La traviata), qu’il interprètera de plus au Royal Opera Covent Garden.

© Helen Tansey

Kristina Mkhitaryan © Diana Guledani

Kristina Mkhitaryan

Soprano

Talent issu de la pépinière du Bolchoï, Kristina Mkhitaryan cumule rapidement les distinctions, les prix et les engagements prestigieux : au Royal Opera House comme Micaëla (Carmen), Violetta (La traviata) au Bayerische Staatsoper, puis à Glyndebourne, au Deutsche Oper Berlin et à l’opéra de Zurich, ainsi que Lauretta (Gianni Schicchi) au Metropolitan Opera de New York. À l’aise avec Vivaldi et Haendel, elle approfondit sa maîtrise baroque avec Cavalli, chantant dans Eliogabalo (Eritrea), Il Giasone (Isifile), notamment à Genève. Avec ce rôle sur mesure de Bizet, elle revient au Grand Théâtre l’ayant quitté avec son brillant personnage d’Hébé dans la production des Indes galantes de la saison 2019-20. Cette saison marque en outre ses débuts au Liceu de Barcelone dans La traviata et avec le Philharmonique de Berlin, sous la direction de Kirill Petrenko dans Francesca da Rimini de Rachmaninoff.

© Diana Guledani

Finn Ross

Vidéaste

Le designer vidéo écossais Finn Ross est diplômé de la Central School of Speech and Drama de Londres. Récompensé par deux Oliver Awards (2013, 2014), un Tony Award (2015) et plusieurs autres prix, il collabore fréquemment avec les plus prestigieuses maisons d’opéra, dont l’English National Opera, Metropolitan Opera, le Theater an der Wien, le Scottish Opera, La Scala, l’Opéra de Lyon, le Festival de Glyndebourne, ou encore le Festival de Bregenz. Son travail pour Benvenuto Cellini, Eugène Onéguine, Die Zauberflöte, La damnation de Faust et Don Giovanni est largement apprécié, tant par la critique que par le public. Aussi actif sur les scènes de théâtre et de comédie musicale, il crée des designs vidéo novateurs pour les théâtres de Broadway et de West End. En 2015, il fonde le Studio FRAY en partenariat avec Adam Young, qui fait figure de précurseur dans le domaine du design vidéo pour les arts de la scène.

Alex Brok

Éclairagiste

Après ses études à l’Académie des Beaux-Arts d’Amsterdam, Alex Brok s’installe en Californie. Il enseigne la création des lumières à l’Université de Stanford et participe à de nombreuses productions du département théâtral de l’université. Il travaille ensuite à l’Opéra de San Francisco, puis il revient en Europe où il collabore avec les plus grands metteurs en scène, chorégraphes et scénographes, notamment avec Lotte de Beer, pour des productions telles que Le nozze di Figaro, L’elisir d’amore, Die Zauberflöte, L’incoronazione di Poppea, A midsummer night’s dream, Les mamelles de Tirésias, Le dialogue des Carmélites, Gianni Schicchi, Dido and Aeneas, et bien d’autres encore. Alex Brok a illuminé en particulier les scènes d’Amsterdam, Moscou, Karlsruhe, Osnabrück, Munich, Cologne, Leipzig, Essen, Barcelone, Zurich, Stuttgart et Düsseldorf. Sa production de Così fan tutte mise en scène par Floris Visser au Théâtre Bolchoï a été nommée à cinq reprises aux Golden Masks.

Jorine van Beek

Costumière

Diplômée de l’Académie des Beaux-Arts de Maastricht et de la Wimbledon School of Arts de Londres, Jorine van Beek est une designer de costumes d’envergure internationale. Son travail englobe les mondes de la danse, du théâtre, du cinéma, des arts plastiques et de l’opéra. Elle crée notamment des costumes pour le Bayerische Staatsoper, l’Oper Leipzig, le Theater an der Wien, l’Israeli Opera, le Staatsoper de Hanovre et l’Opéra de Paris. En 2006, elle obtient sa première reconnaissance internationale avec le prix Edmund Hustinx pour les Beaux-Arts. En 2017, elle est nominée aux Goldene Schikaneder pour ses costumes réalisés pour Les Pêcheurs de perles. Depuis plusieurs années, elle collabore régulièrement avec la metteuse en scène néerlandaise Lotte de Beer. Les costumes de Jorine van Beek sont réputés pour leur raffinement et leur adaptation parfaite à l’esprit des pièces mises en scène.

Marousha Levy

Décoratrice

Marousha Levy vit à Amsterdam, où elle a étudié la pédagogie de l’art et les médias audiovisuels à l’Académie des Beaux-Arts. Elle se dirige par la suite vers la mise en scène, qu’elle étudie à l’Académie des Beaux-Arts de Maastricht et à la Wimbledon School of Arts de Londres. Après ses premières expériences cinématographiques et au théâtre, elle assiste Marc Warning et devient crée les décors des productions de Jan Versweyveld depuis 2005. Par la suite, elle conçoit les décors et les costumes pour de nombreux metteurs en scène aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, de même qu’en Autriche. Depuis 2005, elle collabore étroitement avec Nina Gühlstorff et en 2009 et 2015 elle bénéficie d’une bourse du Fonds BKVB. En dehors du théâtre et de l’opéra, Marousha Levy est aussi directrice artistique de diverses productions de films d’animation.

Lotte de Beer

Metteuse en scène

Récompensée dès ses débuts par le prix Ton Lutz pour sa mise en scène de Häuptling Abendwind oder Das gräuliche Festmahl au Compagnietheater d’Amsterdam, Lotte de Beer s’établit très vite comme une artiste montante du paysage de l’opéra européen. Parmi ses mises en scène saluées par le public et la critique figurent notamment Hänsel & Gretel au Dutch National Opera, Rusalka à Essen, La bohème et La traviata au Theater an der Wien, Così fan tutte au Theater Braunschweig. Sa production d’Eugène Onéguine à Bielefeld est particulièrement remarquée et en 2015 elle reçoit un International Opera Award dans la catégorie Newcomer. Avec sa compagnie Nieuw Nederland’s Operafront Lotte de Beer a pour ambition d’amener l’art lyrique à la rencontre des nouvelles générations et ainsi d’œuvrer pour son avenir. Elle sera directrice du Volksoper Wien à partir de la saison 22/23.

© Cornelie Tollens

David Reiland

Chef d’orchestre

Formé pendant trois ans en tant qu’assistant de l’Orchestra of the Age of Enlightenment auprès de Sir Simon Rattle et Sir Roger Norrington, David Reiland dirige actuellement l’Orchestre national de Metz et la Sinfonietta de Lausanne. Grand mozartien, il fait notamment ses débuts avec Mitridate à Paris. En 2017, il se produit pour la première fois en Allemagne à l’Opéra de Leipzig et à Düsseldorf, où il reçoit le titre honorifique de « Schumanngast » l’année suivante. À Metz, il propose une nouvelle approche de programmation, qui intensifie le contact avec le public et augmente le rayonnement artistique de son orchestre. Son important soutien aux jeunes artistes se manifeste également dans ses différentes classes de maître internationales. David Reiland, qui fait ses débuts au Grand Théâtre de Genève, s’engage par ailleurs à la redécouverte de compositeurs oubliés et des œuvres « rares » du répertoire romantique français, et s’ouvre aussi aux œuvres modernes et contemporaines.

© Jean-Baptiste Millot

Michael Mofidian

Baryton-basse

Originaire de Glasgow, Michael Mofidian étudie à l’Université de Cambridge et à la Royal Academy of Music avant de rejoindre le Jette Parker Young Artist Programme au Royal Opera House de 2018 à 2020, où il joue sous la baguette de chefs renommés, tels que Sir Antonio Pappano, Edward Gardner ou Julia Jones. Vainqueur du « Prix Pavarotti » en 2017 et du Prix du Royal Over-Seas League l’année suivante, il fait ses débuts au Festival de Glyndebourne dans le rôle du Docteur (Pelléas et Mélisande). Doués dans tous les genres, il jouit d’un répertoire extrêmement varié, qui couvre l’opéra italien (La forza del Destino, Tosca) et allemand (Così fan tutte, Don Giovanni), comme le russe (La Dame de Pique). Michael Mofidian produit aussi régulièrement en concert dans les Requiem de Fauré, Mozart et Verdi ou le Stabat Mater de Dvořák, ainsi qu’en récital avec Keval Shah. En août 2021, il incarne le rôle de Cesare Angelotti (Tosca) aux côtés de Anna Netrebko au Festival de Salzbourg. Cette saison, Michael Mofidian intègre le Jeune Ensemble du Grand Théâtre de Genève.

© Benjamin Ealovega

Ma Newsletter

Alan Woodbridge

Directeur des chœurs du Grand Théâtre depuis 2014, le travail d’Alan Woodbridge est empreint par la vigueur, l’exigence et l’intense musicalité de son approche. Chanteur de formation, organiste et pianiste, étudiant à Trinity Cambridge et au Royal College of Music de Londres, il travaille entre autres à Londres, Amsterdam, Tokyo, Dresde, Paris ou San Francisco. Il a été chef de chœur à l’Opéra de Lyon pendant 18 saisons, participant aux productions et enregistrements avec des équipes de renommée internationale. Citons la Trilogie Pouchkin avec Kirill Petrenko et Peter Stein. Il a reçu un Grammy pour l’enregistrement de Doktor Faust de Busoni. Alan Woodbridge est Chevalier des arts et des lettres.

© GTG / Matilde Fassò