Elektra

                Elektra                

Opéra en un acte de Richard Strauss

Streaming

Streaming

Disponible sur OperaVision à partir du
18 mars 2022 à 19h00 CET
jusqu’au
18 septembre 2022 à 12h00 CET

Aperçu

Orest! Orest! Orest! O lass deine Augen mich sehn! Traumbild, mir geschenktes Traumbild, schöner als alle Träume.

Extrait du livret de Hugo von Hofmannsthal

Infos et distribution

Œuvre

Mesures sanitaires

Infos et distribution

Opéra en un acte de Richard Strauss op.58
Livret de Hugo von Hofmannsthal d’après la tragédie homonyme de Sophocle
Créé à 1909 à Dresde
Dernière fois au Grand Théâtre de Genève en 2010

25, 29, 31 Janvier 2022 – 20h
2, 4 Février 2022 – 20h
6 Février 2022 – 15h

Chanté en allemand avec surtitres en français et anglais
Durée : approx. 1h40 sans entracte

DISTRIBUTION
Direction musicale Jonathan Nott
Mise en scène et scénographie Ulrich Rasche
Costumes Sara Schwartz et Romy Springsguth
Lumières Michael Bauer
Collaboration à la mise en scène Dennis Krauss
Chorégraphie Jonathan Heck, Yannik Stöbener, Justus Pfankuch
Dramaturgie Stephan Müller
Direction des chœurs Alan Woodbridge

Elektra Ingela Brimberg
Klytemnästra Tanja Ariane Baumgartner
Chrysothemis Sarah Jakubiak
Ägisth Michael Laurenz
Orest Karoly Szemeredy
Pfleger des Orest Michael Mofidian
Die Vertraute Elise Bédènes
Die Schleppträgerin Mayako Ito
Ein junger Diener Julien Henric
Ein alter Diener Dimitri Tikhonov
Die Aufseherin Marion Ammann
Fünf Mägde Marta Fontanals-Simmons, Ahlima Mhamdi, Céline Kot, Iulia Elena Surdu, Gwendoline Blondeel

Chœur du Grand Théâtre de Genève
Orchestre de la Suisse Romande

Avec les soutiens de
MADAME BRIGITTE LESCURE
GÉNÉREUX DONATEUR CONSEILLÉ PAR CARIGEST SA

Œuvre

Électre est la fille d’Agamemnon et de Clytemnestre, roi et reine de Mycènes. Pour venger le sacrifice de leur fille Iphigénie, la sœur d’Électre donc, la reine assassine le roi revenu victorieux de Troie, ainsi que son amante au passage. Le meurtre vengeur d’Agamemnon appelle la vengeance à son tour. Aussi facile que le meurtre du roi fût pour la reine et son amant, aussi difficile est pour Électre la mise à mort de sa mère. La vengeance semble bégayer dans la maison des Atrides. Oreste, frère d’Électre, qui a été banni et se morfond loin de sa patrie, est alors rappelé au pays et exécute à la place de sa sœur l’acte assassin. Car assassiner est une affaire d’homme. Rapace et manipulatrice, Électre attend donc tout au long de l’opéra que la vendetta soit accomplie par son frère. Les rouages de la vengeance sont mis en mouvement par un machiniste de théâtre furieux : Ulrich Rasche. Devenu un metteur en scène culte du théâtre germanophone par ses productions visuelles et rituelles hors du commun, voilà qu’il se prête pour la première fois à cette incursion à la fois dans le monde de l’opéra et dans les territoires francophones. Déjà en 2018, à Munich, il mettait en scène la pièce de théâtre de Hugo von Hofmannsthal, à l’origine de l’opéra, dans un palais mi-tour de prison mi-machine d’exécution. Ce géant de fer, du jamais vu sur une scène lyrique, verra ses rouages agrandis et affinés pour Genève. La scène bouge constamment, elle déplace les zones de désespoir et crée des pièges et des cellules mortelles. Dans ce monde de violence et de vengeance qui tourne fou, on ne peut échapper à la malédiction des Atrides. Quant à la musique de Strauss, son hypercomplexité se nourrit de plus de 50 motifs identifiables, aussi à l’oreille ; ils créent des références à des personnages, des intentions, des atmosphères et des affects. En plus de ceux-ci, s’alternent et se mélangent divers styles et langages musicaux qui rendent la partition de Strauss l’une des plus intenses qui soit. À cela s’ajoute un appareil d’orchestre énorme – plus de 100 musiciens sont nécessaires – et une tonalité extrêmement élargie qui porte les traces de la rupture musicale du début du XXe siècle. L’évolution nerveuse de l’écriture rappelle par moments les « tempêtes d’acier » de la Première Guerre mondiale encore à venir et les masses sonores submergent l’auditeur de la pièce tour à tour d’expressionnisme violent et de romantisme tardif frénétique. Ils composent le cosmos de violence qui prévaut dans cette histoire. Ce défi musical sera idéalement relevé par Jonathan Nott à la tête de son Orchestre de la Suisse Romande. Le triangle féminin dramatique sera porté par trois interprètes exceptionnelles du répertoire allemand : la célèbre Suédoise Ingela Brimberg, qui excelle dans les rôles wagnériens et straussiens, dans le rôle-titre. À ses côtés, l’Étasunienne Sara Jakubiak incarne sa sœur Chrysothémis et, en face, Tanja Ariane Baumgartner donne vie à la mère Clytemnestre. On attend avec impatience leurs duels vocaux vertigineux !

Mesures sanitaires

Un dispositif d’accueil ajusté aux règles sanitaires pour votre confort et votre sécurité sera mis en place pour vous accueillir. Suivant les directives des autorités, dès le lundi 20 décembre 2021, selon la règle dite des “2G” seules les personnes disposant d’un Certificat COVID attestant d’une vaccination ou d’une guérison auront accès à la salle. Le certificat accompagné d’une pièce d’identité sera demandé à l’entrée du bâtiment. Le port du masque est obligatoire.

Ouverture des portes 1 heure avant le début de la représentation. Nous vous recommandons de venir tôt pour éviter les files d’attente lors de votre entrée dans le bâtiment.

> plus d’info sur les mesures

Préambule

Podcast

Podcast

Une proposition du Grand théâtre de Genève et de RTS culture
Conception et voix : Charles Sigel
Réalisation : Gerald Hiestand

Plage

Elektra à La Plage

Découvrez toutes les activités qui gravitent autour de la production.

Intropéra
45 minutes avant le spectacle
+

Vite, vite ! La cloche ne sonne pas encore mais 45 minutes avant le spectacle, on se rafraîchit la mémoire, on s’éveille au printemps de l’opéra : un petit avant-goût qui vous rapporte les clés de l’œuvre et vous guide à l’intérieur des mondes merveilleux, apocalyptiques, critiques ou hyperréalistes créés par les équipes artistiques pour chaque production. Vite, vite, le temps d’attraper un verre de bulles au pas- sage et vous voilà assis(e) sous le plafond scintillant des mille et un opéras !
 
45 minutes avant chaque représentation
Entrée libre avec le spectacle
Grande salle du GTG

Apéropéra
Jeudi 20 janvier à 18h30
+

ENOCH ARDEN
 
“Une bande sonore sans film”, c’est ainsi que le musicologue John Pritchett décrit le monodrame Enoch Arden de Richard Strauss. Ce joyau oublié du compositeur date de 1897 et a été écrit pour la voix parlée et le piano. Une partie de piano de conception symphonique accompagne l’histoire de Lord Tennyson. L’histoire est celle d’un triangle amoureux qui se joue sur la côte rocheuse anglaise : deux amis, Enoch Arden et Philip Ray, sont tous deux amoureux d’Annie Lee ; quand Annie Lee choisit Enoch, Philip souffre en silence, mais quand Enoch ne revient pas d’un long voyage en mer, Philip prend sous son aile la famille sans père… Dans cette production qui nous vient toute fraiche de Belgique et qui revient sur le genre musical peu connu du monodrame, l’histoire est portée non seulement par une comédienne et un pianiste (Isabella Soupart et Guy Vandromme) mais aussi par le plasticien Koenraad Tinel et la vidéaste Maja Jantar. Cette nouvelle triangulation donne vie au long poème de Tennyson, où s’additionnent de manière irrésistible les sentiments d’amour et de sacrifice mais aussi le doute et la peur. Un spectacle intime et intense qui nous plonge dix ans avant l’écriture d’Elektra, dans les prémices de la pensée tragique de Strauss.
 
Artistes
Isabella Soupart – actrice, Guy Vandromme – piano, Koenraad Tinel – artiste visuel, Maja Jantar – vidéo, Ellie Bryce – régisseuse technique
 
Conception et production – Act 2
 
Coproduction Muziektheater Transparant, Festival Zindering et Festival Talklang – Süd-Tirol
 

 
Jeudi 20 janvier 2022
Dès 18h30
Entrée CHF 25.– (premier drink compris)
Dans les foyers du GTG

 
 
Mesures sanitaires
Suivant les directives des autorités, dès le lundi 20 décembre 2021, selon la règle dite des “2G” seules les personnes disposant d’un Certificat COVID attestant d’une vaccination ou d’une guérison auront accès à la salle. Le certificat accompagné d’une pièce d’identité sera demandé à l’entrée du bâtiment. Le port du masque est obligatoire.

Atelier public
Samedi 22 janvier à 11h
+

Atelier scénographie autour d’Elektra
Pour la mise en scène d’Elektra présentée au Grand Théâtre en janvier 2022, le metteur en scène Ulrich Rasche a imaginé un dispositif monumental et impressionnant. Et vous, si vous deviez créer un décor pour cet opéra de Richard Strauss, qu’y mettriez-vous ? Mettez-vous dans la peau d’un créateur ou d’une créatrice de décor, et, accompagnés par la scénographe professionnelle Valeria Pacchiani, créez la maquette de votre Elektra rêvée.
 
Samedi 22 janvier 2022
De 11h à 12h30
Foyer du GTG
Entrée CHF 15.–
Atelier ouvert à toutes et à tous à partir de 12 ans
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Mesures sanitaires
Suivant les directives des autorités, dès le lundi 20 décembre 2021, selon la règle dite des “2G” seules les personnes disposant d’un Certificat COVID attestant d’une vaccination ou d’une guérison auront accès à la salle. Le certificat accompagné d’une pièce d’identité sera demandé à l’entrée du bâtiment. Le port du masque est obligatoire.

Éclairage
Lundi 24 janvier à 18h30
+

Elektra, ou comment tuer les cauchemars, conférence présentée par Christian Merlin
 
“Connais-tu un remède contre les rêves ?” C’est ce que demande Clytemnestre à sa fille Electre, dans l’adaptation de la tragédie grecque par Strauss et Hofmannsthal, composée à l’époque de la psychanalyse naissante. La réponse risque d’être violente dans cet opéra dont le texte et la musique fouillent l’inconscient sans ménagement.
 
Lundi 24 janvier 2022
À 18h30
Au Théâtre de l’Espérance

> plan d’accès
 
> PLUS D’INFO

En coulisse
Samedi 29 janvier
+

N’avez-vous jamais rêvé de guigner de l’autre côté du rideau juste après le spectacle ? De voir comment tout l’appareil fonctionne ? De passer subrepticement en coulisse et voir les femmes et les hommes de l’ombre s’affairer à remettre la scène en état ? Et qui sait, croiser une ou un artiste de la représentation que vous venez de vivre ?
 
À l’issue de la représentation du 29 janvier, guidés par un des responsables techniques de la production, vous pourrez ainsi passer de l’autre côté et découvrir monts et merveilles. Profitez-en, vous pouvez poser toutes les questions qui vous passent par la tête. Et en plus c’est gratuit.
 
La visite des coulisses dure approximativement 20 minutes et démarre 15 minutes après le spectacle. Entrée libre avec le spectacle sur réservation préalable auprès de notre service billetterie par courriel [email protected].

Late Night #2
Samedi 12 février 2022
+

EXTRAVAGANZA #2 – ACE GALA BALL
GTG x Antigel
 
Le Voguing, Antigel l’a gravé dans son ADN. En lui offrant l’un des plus beaux écrins genevois, le Festival contribue à écrire l’histoire de la Ballroom en Suisse, célébrant ses révoltes, ses conquêtes et ses innovations admirables.
 
Le Voguing, c’est la quête de la beauté et de l’épate, de la sophistication poussée à ses limites et d’innovations stylistiques fabuleuses. Née au cours des années 1970 dans les clubs new-yorkais fréquentés par la communauté LGBTQ+ latino et africaine-américaine, cette culture exigeante, farouchement underground, connait un élan formidable en Europe depuis la dernière décennie. À Genève, Antigel lui offre une vitrine de prestige. Aux côtés de Murmaid Asiah 0007, le festival réuni pour la première fois des «major houses» (groupes sociaux structurés comme des familles de substitution) parmi les plus célèbres et des exclus européennes lors d’une compétition où toutes les identités se célèbrent entre danse, mode et performance.
 
Coproduction Antigel
En partenariat avec HEAD – Haute École d’Art et de Design
 
Samedi 12 février 2022
De 21h à 2h
Ouverture des portes 21h
Au GTG
Réservations auprès du Festival Antigel
 
> PLUS D’INFO

Avant

On se renseigne

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Dossiers avant-spectacle
21-22

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Titanic, un film de Pauline Julier
En réaction au slogan Faites l’amour,… Pauline Julier a produit Titanic, une vision fulgurante d’un monde en naufrage où le spectacle continue.
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Crédits photos
Elektra © GTG / Carole Parodi

Károly Szemerédy

Baryton-basse

Le baryton-basse hongrois Károly Szemerédy est né à Budapest et s’est formé à l’opéra national de Hongrie. Après des participations réussies à plusieurs concours, il a remporté le titre de « Voix de l’Année » lors du concours Operalia de Plácido Domingo, En 2007, il fait ses débuts au Teatro Real à Madrid, où il chante des rôles tels que Levitsky (Boris Godounov) Sciarrone (Tosca), Pfleger des Orest (Elektra), Don Basilio (Il barbiere di Siviglia), Starek (Jenůfa) et Schmidt (Andrea Chénier). Il s’est en outre produit à l’Opéra de Lyon, au Teatr Wielki à Varsovie et au Bayerische Staatsoper à Munich. À l’Opera Vlaanderen il a chanté Orest (Elektra) et Dr Kolenatý (L’Affaire Makropoulos), qu’il interprète aussi sur la scène du Grand Théâtre de Genève. Au cours de la saison 2019/20, en plus de ses débuts à la Semaine Mozart de Salzbourg, il interprète les rôles de Mustafa (L’Italiana in Algeri) au Festival de Grenade et Rocco (Fidelio) en tournée européenne.

© Pál Nánási

Michael Laurenz

Ténor

Après avoir étudié la trompette dans sa jeunesse, le ténor allemand Michael Laurenz intègre le studio d’opéra de l’Opernhaus Zürich de 2008 à 2010, avant d’en rejoindre l’ensemble à partir de la saison 2010/11. À ce poste, il incarne de nombreux rôles dans des opéras de Mozart, Verdi, Strauss, Chostakovitch, Wagner, Zimmermann ou Weill. Michael Laurenz est aussi engagé aux Festspielen de Bregenz, à l’Opéra de Paris, au Bayerische Staatsoper de Munich, au Staatsoper de Berlin, à Amsterdam, à La Scala ou encore au Teatro San Carlo de Naples. Au cours de sa carrière, il interprète plusieurs rôles importants, dont Brighella (Ariadne auf Naxos), Pedrillo (Die Entführung aus dem Serail), Andres (Wozzeck), Äghisth (Elektra) et Albert Gregor (L’Affaire Makropoulos). Également invité au Festival de Glyndebourne, Michael Laurenz fait désormais partie de l’Ensemble du Wiener Staatsoper depuis la saison 2018/19.

Sara Jakubiak

Soprano

D’origine polonaise et allemande, la soprano américaine Sara Jakubiak a étudié la musique au Cleveland Institute of Music et à l’Université Yale. Appréciée autant pour ses qualités vocales qu’artistiques, elle fait ses débuts européens sur la scène de l’ENO dans le rôle de Marie dans Wozzeck en 2013. Depuis, elle s’est distinguée dans le rôle-titre d’Ariadne auf Naxos, comme Lina dans Stiffelio, Tatyana dans Eugène Onéguine, Elsa dans Lohengrin et Marietta/ Marie dans Die tote Stadt de Korngold, qu’elle interprète à Francfort et à Hambourg, de même qu’à Berlin la saison passée. En 2018, son interprétation d’Heliane dans la reprise de l’œuvre rare de Korngold Das Wunder der Heliane, mise en scène par Christof Loy au Deutsche Oper Berlin reçoit une vaste reconnaissance internationale. Son répertoire en constant développement comprend aussi Sieglinde (Die Walküre), le rôle-titre de Salome ou l’Impératrice dans Die Frau ohne Schatten.

Tanja Ariane Baumgartner

Mezzo-soprano

D’origine allemande, Tanja Ariane Baumgartner figure parmi les plus grandes mezzo-sopranos actuelles. Membre de l’ensemble de l’Opéra de Francfort depuis 2009, elle apparaît à de nombreuses reprises dans des opéras tels que Carmen, Giulio Cesare, Don Carlo, Die Frau ohne Schatten, Rusalka, Werther et Daphne. Baumgartner est aussi une specialiste du répertoire wagnérien, et incarne entre autres les rôles de Fricka (Der Ring des Nibelungen), Kundry (Parsifal), Ortrud (Lohengrin) et Brangäne (Tristan und Isolde). Tanja Ariane Baumgartner s’est produite dans les principales maisons d’opéra, dont le Wiener Staatsoper, le Royal Opera House Covent Garden, la Deutsche Oper Berlin, le Teatro Municipal de Santiago, le Lyric Opera of Chicago, l’Opera Vlaanderen, l’Opernhaus Zürich, le Komische Oper Berlin ou le Staatsoper Hamburg. Récemment, elle interprète Klytämnestra (Elektra) au Festival de Salzbourg.

© T+T Fotografie

Ingela Brimberg

Soprano

Célébrée pour sa versatilité vocale et dramatique, la soprano suédoise Ingela Brimberg incarne avec grand succès les rôles wagnériens de Brünnhilde, Elsa et Senta dans Der fliegende Holländer à Vienne, Bruxelles, Hambourg, Berlin et Madrid. Elle brille aussi dans Elektra et Salome de Strauss et déploie ses talents dans les rôles-titres de Tosca, Aida, Jenůfa, Katja Kabanova et Manon Lescaut. Elle s’est produite en concert dans Elektra au Festival de Verbier et dans le rôle de Senta en grande tournée européenne sous la baguette de Marc Minkowski, enregistrée chez Naïve. Au cours de la saison 2019/20, elle a chanté sa première Isolde dans une nouvelle production de Tristan und Isolde à l’Oper Köln. Elle débute enfin cette saison sur la scène genevoise, premièrement en Elektra, puis en Turandot.

© Malin Arnesson

Stephan Müller

Dramaturge

Stephan Müller est né à est Oberbuchsiten en Suisse. Il est metteur en scène d’opéra et de théâtre. Il débute sa carrière en tant qu’assistant au Théâtre de Bâle en 1972, mais quelques années plus tard, il décide de poursuivre ses études en théâtre et en danse à New York. De 1980 à 1988, Stephan Müller travaille sur les scènes internationales en tant que régisseur indépendant, avant de réintégrer le Théâtre de Bâle. Il a par la suite codirigé le Theater am Neumakt à Zurich, a été metteur en scène et dramaturge au Burgtheater à Vienne et a travaillé ailleurs en Europe, aux États-Unis et en Chine. En 2013, il reçoit le prix Dorothea-Neff pour sa mise en scène, au Volkstheater de Vienne, d’Anna Karenina, adaptée du roman de Tolstoï par Armin Petra. Actuellement, il est conseiller artistique du Grand Théâtre de Genève et professeur émérite de la Zürcher Hochschule der Künste, section Performing Arts.

© T+T Fotografie / Toni Suter + Tanja Dorendorf

Romy Springsguth

Costumière

Romy Springsguth travaille en tant que scénographe et costumière indépendante pour des productions internationales de théâtre, de musique, de danse et de cinéma. Elle est née à Karl-Marx-Stadt (Chemnitz) et a étudié les costumes et la scénographie à la Kunsthochschule Berlin Weissensee avec les professeurs Peter Schubert et Roland Schimmelpfennig.
Au cours des dernières saisons, elle a créé des décors, des espaces et des costumes pour des mises en scène de Richard Maxwell/ NewYork City Players (Theater Basel / Abrons Art Center NewYork / TFANA NewYork), Bernhard Mikeska, Ludger Engels, Tina Pfurr, Phil Hayes, Ramin Gray, Matthias Kaschig (Der goldenen Drache, invité aux Autorentheatertage au DeutschesTheater Berlin), Julia Lwowski – Musiktheaterkollektiv Hauen & Stechen, entre autres au Schauspiel Frankfurt, Residenztheater München, Ballhaus Ost Berlin, Staatsschauspiel Dresden, Staatsoper Stuttgart, Sophiensäle Berlin, Dampfzentrale Bern, Abrons Art Center NewYork / TFANA NewYork, Theater Basel. Elle travaille en étroite collaboration avec Annalena Fröhlich et Ulrich Rasche (entre autres Das grosse Heft – Staatsschauspiel Dresden – invité aux BerlinerTheatertreffen 2019, Sieben gegenTheben – Schauspiel Frankfurt, Elektra et Das Erdbeben in Chili – Residenztheater München). Romy Springsguth travaille aussi régulièrement dans diverses collaborations artistiques de la scène cinématographique et théâtrale suisse (entre autres VORORT,  Joshua Monten, Cynthia Gonzales, Fröhlich / Gao, Kämpf / Urweider / Schwabenland, Muhammed Kaltuk) et est membre permanent de la compagnie de danse et de performance de Rothfils / Annalena Fröhlich, basée en Suisse et à Bruxelles.

Sara Schwartz

Costumière

Née à Essen, Sara Schwartz a étudié la conception de costumes à la Hochschule der Künste de Berlin. Elle a ensuite été assistante costumière pendant deux ans au Münchner Kammerspiele. Depuis 2005, Sara Schwartz travaille en tant que costumière indépendante pour le théâtre et l’opéra. Elle travaille régulièrement avec Ulrich Rasche, Marco Štorman et Felicitas Brucker au Münchner Kammerspiel, aux Wiener Festwochen, au Schauspiel Frankfurt, au Schauspiel Stuttgart, au Theater Basel, au Theater Bremen, au Maxim Gorki Theater Berlin, au Schauspiel Hannover, au Schauspielhaus de Zurich ainsi qu’au Staatsoper Stuttgart. Elle a également conçu des costumes pour le réalisateur Ulrich Seidl et, depuis 2012, pour l’artiste plasticienne Mariechen Danz.

Ulrich Rasche

Metteur en scène

Ulrich Rasche s’est fait un nom en tant que metteur en scène avec des projets choraux à la forme rigoureuse. Après des études d’histoire de l’art, Rasche a fait ses premières expériences théâtrales avec Jürgen Kruse à Bochum et avec Edith Clever, Dieter Sturm et Robert Wilson à la Schaubühne de Berlin. Il a également bénéficié d’une bourse au Watermill Center près de Southampton (États-Unis). Il a notamment mis en scène le projet choral Kirchenlieder (2005), Salome (2009) et 30 September (2011) au Staatstheater Stuttgart, This Is Not a Love Song aux Wiener Festwochen (2007) et Die Entführung aus dem Serail aux Sophiensælen Berlin (2010). Plus récemment, sa production de Woyzeck, réalisée pour le Théâtre de Bâle, a été invitée aux Theatertreffen de Berlin, et sa production Die Perser (coproduction du Schauspielhaus de Francfort et des Salzburger Festspiele) a reçu le prix Nestroy de la « meilleure performance dans les pays germanophones » en 2018. Ulrich Rasche est décrit par la NZZ comme « le successeur légitime du théâtre choral qu’Einar Schleef représentait jusqu’à sa mort en 2001 ».

 

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Michael Mofidian

Baryton-basse

Né et élevé à Glasgow, Michael Mofidian a étudié à l’Université de Cambridge et à la Royal Academy of Music avant de rejoindre le Jette Parker Young Artist Program au Royal Opera House de Covent Garden. Malgré de nombreuses annulations, 2020 a vu ses débuts à l’Opéra écossais dans le rôle de Don Alfonso dans Così fan tutte. Il a fait ses premiers rôles au Festival de Glyndebourne en tant que Docteur dans Pelléas et Mélisande et Commissaire impérial dans Madame Butterfly au Festival 2018, où il était Jerwood Young Artist. Parmi les autres rôles à l’opéra, citons Leporello (Don Giovanni) pour le British Youth Opera, Immigration Officer (Flight), The Protector (Written on Skin) (scènes) et le rôle-titre dans Noyes Fludde. Ses futures représentations d’opéra incluent ses débuts à l’Opéra de Dijon dans le rôle d’Angelotti (Tosca), un retour au Royal Opera House Covent Garden en tant qu’invité dans le rôle de Masetto (Don Giovanni) et un rôle au Festival de Glyndebourne 2023.

© Benjamin Ealovega

Alan Woodbridge

Directeur des chœurs du Grand Théâtre depuis 2014, le travail d’Alan Woodbridge est empreint par la vigueur, l’exigence et l’intense musicalité de son approche. Chanteur de formation, organiste et pianiste, étudiant à Trinity Cambridge et au Royal College of Music de Londres, il travaille entre autres à Londres, Amsterdam, Tokyo, Dresde, Paris ou San Francisco. Il a été chef de chœur à l’Opéra de Lyon pendant 18 saisons, participant aux productions et enregistrements avec des équipes de renommée internationale. Citons la Trilogie Pouchkin avec Kirill Petrenko et Peter Stein. Il a reçu un Grammy pour l’enregistrement de Doktor Faust de Busoni. Alan Woodbridge est Chevalier des arts et des lettres.

© GTG / Matilde Fassò

Michael Bauer

Éclairagiste

Né à Munich, Michael Bauer a rejoint le Bayerische Staatsoper de Munich en tant qu’assistant en 1980, avant d’y devenir chef éclairagiste, poste qu’il occupe depuis 1998. Dans cette maison d’opéra, il collabore en particulier avec David Alden, Calixto Bieito, Luc Bondy, David Bösch et Roland Schwab, et participe à de nombreuses productions, qui incluent des opéras tels que Die Zauberflöte, L’elisir d’amore, Norma, Guillame Tell, Tristan und Isolde, Nabucco, Tosca, Boris Godounov, etc. En dehors de Munich, il illumine les scènes de l’Opéra de Paris, du Staatsoper de Berlin, du Theater an der Wien, du Semperoper de Dresde, La Fenice, La Scala, le Grand Théâtre de Genève, le Théâtre Mariinsky de St-Pétersbourg et bien d’autres. Récompensé en 1999 par le prix du théâtre bavarois pour les lumières de Pnima à la biennale de Munich, il enseigne également la création de lumières à la Hochschule für Musik de sa ville natale depuis 1993.

Jonathan Nott

Direction musicale

Nommé à la tête de l’OSR en 2017, Jonathan Nott étudie le chant à l’Université de Cambridge, la flûte au Royal Northern College of Music de Manchester et la direction d’orchestre à Londres. En 1989, il commence sa carrière aux opéras de Francfort et de Wiesbaden, où il dirig e les œuvres majeures du répertoire, dont le cycle complet du Ring de Wagner. Avec le Symphonique de Bamberg, qu’il dirige de 2000 à 2016, il instaure le principe d’artistes en résidence, se produit lors de multiples tournées internationales.
Il initie et préside en outre la Gustav Mahler Conducting Competition qui fait notamment découvrir Gustavo Dudamel et Lahav Shani. Par ailleurs, il occupe le poste de directeur musical à l’Orchestre symphonique de Tokyo depuis 2014. L’inspiration qu’il éveille auprès des jeunes artistes est concrétisée entre autres par son engagement fidèle et sur le long terme avec la Junge Deutsche Philharmonie et le Gustav Mahler Jugendorchester.

Julien Henric

Ténor

Révélation lyrique 2018 de l’ADAMI et 2e Prix 2019 des Symphonies d’automne de Mâcon, Julien Henric est membre du Jeune Ensemble du Grand Théâtre de Genève depuis la saison 2020/21. Après des études d’ingénierie, il est diplômé du CRR de Lyon puis admins en 2017 au CNSMD de Lyon, dont il sort diplômé en 2020. Lauréat de trois prix au Concours Raymond Duffaut d’Avignon en 2018, il débute sur scène cette même année, dans les rôles de Pâris (La Belle Hélène) à l’Opra de Dijon et d’Alfredo (La Traviata) au Festival Lyrique en Lyonnais. Il est aussi Polidoro (Il Flaminio) au TNP de Villeurbanne et Tamino (Die Zauberflöte) en 2019. Passionné par le lied allemand, il s’est produit dans les Dichterliebe de Schumann et le Winterreise de Schubert. L’année passée, Julien Henric s’est particulièrement distingué dans le rôle de Janek Prus (L’Affaire Makropoulos) au Grand Théâtre de Genève.

© Florent Drillon