Jenufa

Jenůfa

Opéra de Leoš Janáček

Léman Bleu

“Précipitez-vous ! Une des meilleures productions de l’année.”

Aperçu

Vieille femme : Moi ? Je ne sais rien du tout. Je me suis mise la bouche en l’air et j’ai commencé à chanter. Les enfants viennent comme l’eau.

Federico García Lorca, Yerma

Infos et distribution

Œuvre

Infos et distribution

Opéra de Leoš Janáček
Livret du compositeur d’après le drame Její Pastorkyňa de Gabriela Preissová
Créé à Brno en 1904
Coproduction avec le Deutsche Oper am Rhein
Dernière fois au Grand Théâtre de Genève en 2001

3, 5, 7, 9, 11, 13 mai 2022 – 20h

DISTRIBUTION
Direction musicale Tomáš Hanus
Mise en scène Tatjana Gürbaca
Scénographie Henrik Ahr
Costumes Silke Willrett
Collaborateur artistique aux costumes Carl-Christian Andresen
Lumières Stefan Bolliger
Dramaturgie Bettina Auer
Direction des Chœurs Alan Woodbridge

Jenůfa Corinne Winters
Laca Klemeň Daniel Brenna
Števa Buryja Ladislav Elgr
Kostelnička Buryjovka Evelyn Herlitzius
Grand-mère Buryjovka Carole Wilson
Stárek Michael Kraus
Maire Michael Mofidian
Jano Borbála Szuromi / Clara Guillon
Karolka Eugénie Joneau / Séraphine Cotrez

Chœur du Grand Théâtre de Genève
Orchestre de la Suisse Romande

Œuvre

Après L’Affaire Makropoulos la saison passée, une première au Grand Théâtre de cette pièce peu connue, on continue l’étude de la musique lyrique de Leoš Janáček avec son œuvre la plus reconnue, Jenůfa l’opéra qui le rendit célèbre à passé 50 ans dans le monde entier. Le compositeur tchèque fut même joué à New York en 1924, vingt ans après la création de l’œuvre à Brno, prouvant que dans la situation post-wagnérienne de ce début de siècle, le réalisme musical dont Janáček rêvait ne traduisait pas le provincialisme d’un nationaliste et folkloriste engagé mais bien qu’il était d’une tendance internationale. On peut parler aussi de réalisme au niveau du choix thématique : refusant de s’attaquer à une saga ou à un personnage historique ou mythique, Leoš Janáček choisit comme base pour son livret le roman de sa compatriote et contemporaine Gabriela Preissova et place ainsi au centre de son opéra un conflit entre valeurs morales et coutumières. Proche de la trilogie rurale de Federico García Lorca, Její Pastorkyňa (« Sa Belle-fille ») construit un triangle infernal entre ses trois héroïnes, trois femmes de générations différentes, de la plus vieille à la plus jeune et leur relation à la société, et à l’amour. De mensonge en mensonge, de non-dit en non-dit, le drame referme son étau fataliste sur les personnages que bientôt seuls le pardon et la rédemption pourraient encore peut-être sauver. Tatjana Gürbaca, notre troisième femme à la mise en scène déjà cette saison, et son équipe artistique s’y connaissent en ce qui concerne la rédemption à l’opéra après avoir gagné avec la mise en scène de Parsifal à l’Opéra des Flandres le prix de la meilleure production de l’année 2013 et remporté pour la metteuse en scène elle-même le titre de « Regisseurin des Jahres ». Son esthétique symbolique prend toute son ampleur dans les décors épurés de Henri Ahr où elle peut se développer dans un théâtre émotionnel d’orfèvre de la psyché des rapports humains. Le chef d’orchestre tchèque Tomáš Hanus, expert de Leoš Janáček sur toutes les scènes du monde, dirigera l’Orchestre de la Suisse Romande avec, dans les rôles de Jenůfa et de sa belle-mère respectivement, la soprano américaine Corinne Winters, idéale dans le rôle avec son physique fragile com-biné à sa voix puissante, et face à elle, Evelyn Herlitzius, l’héroïne wagnérienne par excellence. Frissons musicaux et dramatiques assurés.

Préambule

Podcast

Podcast

Une proposition du Grand théâtre de Genève et de RTS culture
Conception et voix : Charles Sigel
Réalisation : Gerald Hiestand

Plage

Jenůfa à La Plage

Découvrez toutes les activités qui gravitent autour de la production.

Intropéra
45 minutes avant le spectacle
+

Vite, vite ! La cloche ne sonne pas encore mais 45 minutes avant le spectacle, on se rafraîchit la mémoire, on s’éveille au printemps de l’opéra : un petit avant-goût qui vous rapporte les clés de l’œuvre et vous guide à l’intérieur des mondes merveilleux, apocalyptiques, critiques ou hyperréalistes créés par les équipes artistiques pour chaque production. Vite, vite, le temps d’attraper un verre de bulles au pas- sage et vous voilà assis(e) sous le plafond scintillant des mille et un opéras !
 
45 minutes avant chaque représentation
Entrée libre avec le spectacle
Foyer du GTG

Apéropéra
Jeudi 28 avril à 18h30
+

Autour de Jenůfa
 
En prélude de la production de Jenůfa, le quatuor Voce, jeune ensemble en résidence à la Haute école de Musique de Genève où il a repris la classe de quatuor à cordes, nous propose les “Lettres intimes“ du compositeur Leoš Janáček. Ce deuxième quatuor est, comme le titre l’indique, intimement lié à son amour, platonique, pour Kamila Stösslova, et avec qui il échangea une correspondance de plus de mille lettres pendant les onze dernières années de sa vie.
 
Jeudi 28 avril 2022
Dès 18h30
Entrée CHF 25.– (premier drink compris)
Dans les foyers du GTG

Éclairage
Lundi 2 mai à 18h30
+

Jenůfa, les pouvoirs de la belle-mère, présenté par Pierre Michot
 
Fille séduite et abandonnée, enfant bâtard, infanticide : voilà de quoi faire un mélo aux effets faciles. L’opéra de Janáček est tout le contraire. Nous essayerons de comprendre comment sa musique s’y prend pour approfondir les situations, creuser les caractères, toucher à la vérité des âmes. Au centre de l’histoire, une question : trop d’amour peut-il conduire au drame ?
 
Lundi 2 mai 2022
À 18h30
Au Théâtre de l’Espérance

> plan d’accès
 
> PLUS D’INFO

En coulisse
Mercredi 11 mai
+

N’avez-vous jamais rêvé de guigner de l’autre côté du rideau juste après le spectacle ? De voir comment tout l’appareil fonctionne ? De passer subrepticement en coulisse et voir les femmes et les hommes de l’ombre s’affairer à remettre la scène en état ? Et qui sait, croiser une ou un artiste de la représentation que vous venez de vivre ?
 
À l’issue de la représentation du 11 mai, guidés par un des responsables techniques de la production, vous pourrez ainsi passer de l’autre côté et découvrir monts et merveilles. Profitez-en, vous pouvez poser toutes les questions qui vous passent par la tête. Et en plus c’est gratuit.
 
La visite des coulisses dure approximativement 20 minutes et démarre 15 minutes après le spectacle. Entrée libre avec le spectacle sur réservation préalable auprès de notre service billetterie par courriel [email protected].

On se renseigne

Dossiers avant-spectacle
21-22

Saison 21-22

Programmation
Retrouvez le programme complet de la nouvelle saison.
Titanic, un film de Pauline Julier
En réaction au slogan Faites l’amour,… Pauline Julier a produit Titanic, une vision fulgurante d’un monde en naufrage où le spectacle continue.
Faites l’amour
Présentation, interview d’artistes, explications… tout savoir et comprendre sur la nouvelle programmation du GTG.

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Clara Guillon

Soprano

Issue d’une famille de musiciens, Clara Guillon prend rapidement goût à la musique. Elle débute par le piano puis se tourne vers le chant. Elle obtient en juin 2016 son D.E.M de chant lyrique à l’unanimité au CRR de Paris dans la classe de Sophie Hervé. En 2016-2017, elle est lauréate de la Fabrique Lyrique sous la direction de François de Carpentries et Karine Van Hercke. Elle se perfectionne actuellement avec Cassandre Berthon et Ludovic Tézier. Elle a participé à de nombreuses master classes, dernièrement avec Stéphanie d’Oustrac. Elle est lauréate de plusieurs concours : le Prix Région au Concours International de Vivonne, le prix Jeune Espoir au Concours International du Théâtre de Bordeaux en Avril 2018 et le 1er Prix Femme catégorie Opéra au Concours International de Marmande en Août 2018.

Elle fait ses débuts sur scène dans les rôles mozartiens (Susanna, Despina, Zerlina, Ilia) au sein de compagnies comme Figaro Si Figaro Là et Lyric & Co mais aborde également Miles dans The Turn of the Screw, Vagaus dans Juditha Triumphans, Frasquita dans Carmen, Giannetta dans L’elisir d’amore, Blanche dans Dialogues des Carmélites, Bubikopf dans Der Kaiser von Atlantis en France.

Elle se produit régulièrement en concert en soliste : Requiem de Mozart, Petite Messe Solennelle de Rossini et dernièrement la Passion selon Saint-Jean de Bach sous la direction de Simon Proust. En 2018-2019, elle a participé à la création mondiale de Mer Noire (E. Sprogis) en interprétant le rôle de Sophia. Elle intègre l’Opéra Studio de l’Opéra national du Rhin pour les saisons 2019/2020 et 2020/2021, où elle interprète Lamie (Marlène Baleine) dans la nouvelle production et création mondiale de ce théâtre, Oberto / Alcina, Oyouki (Madame Chrysanthème, Messager).

Elle chante également le rôle de Susanna (Les Noces, Variations) en mars 2020 sous la direction de Quentin Hindley à Lille, Rosina (Le Barbier de Séville) à Marmande, Giannetta dans L’Elixir d’amour : beau comme un camion ! spectacle itinérant des Chorégies d’Orange.

Spectacles annulés pendant la crise covid : Frasquita (Carmen) à Toulon, Le Marchand de sable et le marchand de Rosée (Gretel et Hansel) à l’Opéra national du Rhin.

Parmi ses projets pour la saison 2021/22 : La chauve-souris, la chouette et une pastourelle (L’Enfant et les Sortilèges) avec le Philharmonique de Radio France à la Philharmonie de Paris, Ygraine (Ariane et Barbe-Bleue de Dukas) à Nancy, Jano (Jenůfa) à Rouen, Il Genio et Auralba (Le Amazzoni nell’isole Fortunate de Carlo Pallavicino) avec Les Talens Lyriques à Postdam.

© Capucine de Chocqueuse

Séraphine Cotrez

Mezzo-soprano

Après des études d’Arts Appliqués, Séraphine Cotrez s’oriente vers la musique et étudie le chant lyrique. Dotée d’une voix de mezzo-soprano ample et expressive, elle se forme d’abord à Paris auprès du baryton Yann Toussaint, puis au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon (classe de Françoise Pollet), dont elle sort diplômée d’un Master de chant lyrique en 2019.

Au cours de son cursus elle étudie également à l’Universität der Künst de Berlin dans la classe de Julie Kaufmann et de Peter Maus, avec qui elle affine sa connaissance du répertoire allemand. Elle approfondit son approche de la mélodie française à l’Académie d’Orford au Canada, avec Rosemary Landry et Francis Perron, ainsi qu’à l’Académie Poulenc de Tours auprès de François Le Roux, Christian Ivaldi, Jeff Cohen et Nicolas Kruger. Désireuse de parfaire sa maîtrise du répertoire français, elle suit la classe de François Le Roux en Certificat spécialisé d’art vocal français à L’École Normale Supérieure de Musique Alfred Cortot à Paris

On l’a déjà entendu dans les rôles d’Oenone (Hippolyte et Aricie de Rameau) à l’Opéra Comique aux côtés de l’ensemble Pygmalion dirigé par Raphaël Pichon, de Clorinda (Il Combattimento di Tancredi e Clorinda de Monteverdi), Venus (Il ballo delle ingrate de Monteverdi), Dardano (Amadigi de Haendel) avec Les Paladins dirigés par Jérôme Correas, dans la Messe en Ut mineur de Mozart avec l’Orchestre de Cannes Provence- Alpes-Côte d’Azur (direction Nicolas Krüger), la Messe en Ut de Beethoven avec l’Orchestre de Massy (direction Constantin Rouits), ou encore Les Vêpres de Rachmaninov à la Philharmonie de Paris.

Parmi ses projets pour la saison 2021/2022 : Mercedes (Carmen) à l’Opéra national du Rhin, Annina (La Traviata) à l’Opéra de Limoges, Karolka (Jenůfa) à l’Opéra de Rouen et Clotilda (Norma) avec l’Orchestre Philharmonique du Maroc.

© Nicolas Rinaldo

Borbála Szuromi

Soprano

Déjà titulaire d’un diplôme du Vienna Konservatorium et d’un master en violon de la HEM, Borbála vient de terminer ses études de chant dans cette même institution et s’est récemment produite dans la création d’OperaLab. Elle a été soliste dans Grand Pianola Music de John Adams avec l’Orchestre de Chambre de Genève, Einstein on the Beach au GTG et a également interprété plusieurs rôles dans des opéras baroque.

Eugénie Joneau

Mezzo-soprano

Eugénie Joneau intègre en 2019 l’Opéra Studio de l’Opéra national du Rhin où elle participe aux productions de Rusalka et de L’Heure. En 2020/21, elle y chante dans Hänsel et Gretel, Mort à Venise et Madama Butterfly. Elle remporte le 1er Prix Révélations du Concours Raymond Duffaut à Avignon, avant d’être sacrée Révélation Artiste Lyrique des Victoires de la Musique.

Carole Wilson

Mezzo-soprano

Les engagements de la mezzo-soprano Carole Wilson pour la saison 21/22 comprennent son retour à l’Opéra national de Paris dans le rôle de Susanna Khovanshchina, de la nourrice dans Ariane et Barbe-Bleue pour l’Opéra national de Lorraine et Annina dans Der Rosenkavalier pour le Staatsoper Stuttgart. Dans les saisons à venir, Carole fera ses débuts au Staatsoper Hamburg et à l’Opéra national du Rhin et elle retournera au Staatsoper Stuttgart, à La Monnaie, au Teatro Real de Madrid et à Covent Garden. Pendant la pandémie de Covid-19, Carole a fait ses débuts dans le rôle de Mrs Grose dans la nouvelle production de The Turn of the Screw d’Andrea Breth pour La Monnaie. Parmi ses engagements récents, citons les rôles d’Aksinya dans Lady Macbeth of Mtsensk au Bayerische Staatsoper et au Teatro San Carlo de Naples, de la Sorcière dans Hänsel und Gretel pour l’Opéra national de Lorraine

Ladislav Elgr

Ténor

Après ses études à l’Académie tchèque des arts de la scène, Ladislav Elgr intègre l’opéra studio du Staatstheater de Nuremberg et du Staatsoper de Hambourg. Pendant deux saisons, il rejoint ensuite la troupe du Volksoper de Vienne, où il interprète de nombreux rôles, dont Tamino (Die Zauberflöte), Lorenzo (Fra Diavolo), Alfred (Die Fledermaus) et Lysander (A Midsummer Night’s Dream). Il chante également sur les plus grandes scènes européennes : Glyndebourne, Venise, Paris, Vienne, Dresde, Berlin, Cologne, Copenhague, etc. Particulièrement apprécié dans les œuvres de Janáček, Dvořák et Chostakovitch, Ladislav Elgr brille également dans des rôles tels que Don José (Carmen), Erik (Der fliegende Holländer) et Matteo (Arabella).

© Hugo Fernandez Escamilla

Daniel Brenna

Ténor

Daniel Brenna a étudié la musicologie à l’Université de Boston, où il a obtenu, outre un master, son diplôme d’opéra. Ses premiers engagements l’ont conduit au festival de Tanglewood, où il s’est produit sous la direction de Seiji Ozawa et Daniel Harding. Le ténor héroïque a commencé sa carrière en 2011 à l’Opéra de Zurich dans le rôle d’Aron dans Moses und Aron. En 2012, il a fait des débuts très remarqués au Festival de Salzbourg dans le rôle de Desportes dans Die Soldaten de Bernd Alois Zimmermann et a ensuite chanté ce rôle à la Bayerische Staatsoper de Munich ainsi qu’à La Scala de Milan. Il chante, entre autres, le rôle d’Alwa dans Lulu et du Tambourmajor dans Wozzeck. Daniel Brenna compte parmi les interprètes de Siegfried les plus demandés au niveau international. Il a interprété ce rôle avec succès dans le Ring à l’Opéra de San Francisco, au Theater an der Wien.

Evelyn Herlitzius

Soprano

Evelyn Herlitzius est une des meilleures sopranos dramatiques de la scène contemporaine. Elle excelle dans le répertoire wagnérien comme Kundry (Parsifal), Ortrud (Lohengrin), Brünnhilde (Der Ring), Elisabeth et Vénus (Tannhäuser), Isolde (Tristan und Isolde), qu’elle interprète régulièrement du Festival de Bayreuth au Met. Elle incarne notamment Marie (Wozzeck) et Katerina Ismaïlova (Lady Macbeth de Mtsensk) à Zurich, Goneril (Lear) et Die Färberin (Die Frau ohne Schatten) au Festival de Salzbourg, ainsi que Die Amme (Die Frau ohne Schatten) sous la direction de Valery Gergiev au Festival de Verbier en 2019. Elle a chanté Kostelnička Buryjovka (Jenůfa) au DNO en 2018 avant de reprendre le rôle en 2021 à la Deutsche Oper Berlin et puis pour le public genevois. Evelyn Herlitzius est distinguée par le titre de Kammersängerin et a reçu le Christel-Goltz-Prize (1999) et le Deutscher Theaterpreis Faust (2006).

Corinne Winters

Soprano

Appréciée pour ses qualités vocales et pour la finesse de son interprétation, la soprano américaine Corinne Winters brille dans des rôles tels que Desdémone (Otello), Tatiana (Eugène Onéguine), Fiordiligi (Così fan tutte), Mélisande (Pelléas et Mélisande), Mimi (La Bohème) et le rôle-titre de Káta Kabanová, qu’elle interprète notamment sur les scènes de l’ENO, Santa Fe, Seattle, Zurich et Covent Garden. Particulièrement acclamée pour sa Violetta, elle l’incarne sur les scènes du monde entier, de Covent Garden à Bâle, Melbourne et Hong Kong. Nominée pour les International Opera Awards, elle a reçu plusieurs distinctions prestigieuses, dont les prix des Marcello Giordani Foundation, Licia Albanese Puccini Foundation, Gerda Lissner Foundation et les Metropolitan Opera National Council Auditions.

Bettina Auer

Dramaturge

Outre des engagements en tant que dramaturge musicale ou dramaturge en chef à Berne, Darmstadt, Bâle et au Komische Oper Berlin, Bettina Auer a été invitée au Festival de Salzbourg, à l’Opéra de Zurich, au Deutsche Oper Berlin, au Burgtheater, au Festival de Lucerne et au Schauspiel de Cologne. Depuis 2012, elle travaille en tant que dramaturge indépendante, notamment aux opéras d’Amsterdam, Oslo, Hambourg, Munich et Anvers, au Teatro Arriaga Bilbao, au Nationaltheater Oslo, au Residenztheater München, au Staatsoper de Vienne ainsi qu’à l’Opéra National de Paris. Elle travaille en étroite collaboration avec Calixto Bieito et Tatjana Gürbaca et a été la partenaire de Karin Beier, Claus Guth, Barrie Kosky, Hans Neuenfels, Nicolas Stemann et Michael Thalheimer. Elle est chargée de cours dans les deux conservatoires de Berlin.

Stefan Bolliger

Éclairagiste

Né à Zurich, Stefan Bolliger commence sa carrière en tant que technicien de lumières indépendant, avant d’être engagé au Théâtre Thalia de Hambourg en 1995. Dans la même institution, il prend ensuite le poste d’inspecteur des lumières suppléant jusqu’en 2006, puis celui de directeur de la division des lumières au Staatstheater de Stuttgart de 2006 à 2010, où il s’occupe de l’illumination d’innombrables productions, notamment aux côtés d’Andreas Kriegenburg. En tant que designer de lumières, Stefan Bolliger présente son travail en particulier au Bayerische Staatsoper de Munich, au Semperoper de Dresde, au Deutsche Oper de Berlin, au New National Theatre de Tokyo, au Norske Opera d’Oslo et aux Festspielen de Salzbourg, de même qu’au Theater an der Wien. Enfin, depuis 2019, il enseigne la conception et la technologie d’éclairage, ainsi que la théorie des couleurs à l’Université Mozarteum de Salzbourg.

Silke Willrett

Costumière

Silke Willrett travaille depuis 2001 en tant que scénographe et costumière indépendante. Elle a étudié la scénographie et les costumes auprès de Jürgen Rose et a obtenu son diplôme en histoire de l’art à l’Akademie der Bildenden Künste de Stuttgart. Ses engagements l’ont conduite entre autres au Staatsoper de Berlin, à l’Opéra de Cologne, à l’Aalto Theater d’Essen, à l’Opéra de Francfort et de Zurich, au Vlaamse Opera, au Théâtre de la Monnaie, au Nederlandse Opera et au Festival de Salzbourg. Parmi ses principaux partenaires figurent Tatjana Gürbaca, Christof Nel, Andrea Breth, Hendrik Müller, Jörg Behr et Jan Essinger. Die Deutsche Bühne et Opernwelt l’ont nominée à plusieurs reprises comme meilleure scénographe et costumière.

Henrik Ahr

Scénographe

Henrik Ahr a étudié l’architecture à Leipzig et y entame dès 2000 une carrière de scénographe indépendant. Il développe de nombreux projets avec Michael Thalheimer, dont Herr Puntila und sein Knecht Matti de Bertolt Brecht au Théâtre Thalia de Hambourg, ainsi que Rigoletto à l’Opéra de Bâle, qui lui permettent par la suite de créer des œuvres sur les scènes de Hambourg, Anvers et Düsseldorf. Récemment, il réalise la scénographie pour Satyagraha de Philip Glass, dans une mise en scène de Sidi Larbi Cherkaoui au Komische Oper de Berlin, et réitère sa collaboration fructueuse avec Michael Thalheimer, ainsi que Tatjana Gürbaca, respectivement dans des productions de Verdi (Macbeth) et Janáček (Katia Kabanova). Henrik Ahr est par ailleurs professeur à l’Université Mozarteum de Salzbourg depuis 2010.

Tatjana Gürbaca

Metteuse en scène

La Berlinoise Tatjana Gürbaca fait ses débuts avec la mise en scène de Turandot à l’opéra de Graz. Depuis, elle déploie sa vision créatrice originale dans des œuvres lyriques couvrant toutes les époques : de Purcell, Haendel, Hasse, Kraus et Haydn à Hartmann, Dallapiccola, Ligeti, Reimann et Sciarrino. Parmi ses grands succès : Così fan tutte à Lucerne (2004), Don Giovanni à Brême (2019), Fidelio, en version semi-scénique, dirigée par Claudio Abbado, au Festival de Lucerne (2010) et Parsifal au Vlaamse Opera (2013). Cette dernière production lui a valu la récompense internationale de metteur en scène de l’année par le magazine Opernwelt. Elle est l’invitée régulière de l’opéra de Zurich, où elle a présenté récemment Rigoletto, Aida, Die Zauberflöte, La finta giardiniera, et un Werther particulièrement acclamé.

Tomáš Hanus

Directeur musical

Après des débuts triomphants avec Rusalka au Wiener Staatsoper, Tomáš Hanus, directeur musical du Welsh National Opera depuis la saison 2016/17, se produit sur les plus grandes scènes européennes. Il dirige notamment Eugène Onéguine à Vienne, L’Affaire Makropoulos, dont il a produit une édition critique publiée chez Bärenreiter, à l’Opéra de Paris (2007) et au Bayerische Staatsoper (2014), où il dirige Jenůfa en 2009. Directeur musical du Théâtre National de Brno-Janáček-Theater de 2007 à 2009, il y dirige au cours du Festival Janáček 2017 De la maison des morts dans la mise en scène de David Pountney créée pour le WNO et est distingué à cette occasion par la Leoš Janáček Memorial Medal en signe de reconnaissance pour sa contribution à la promotion de la musique du compositeur tchèque.

© Petra Hajsk

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Michael Mofidian

Baryton-basse

Né et élevé à Glasgow, Michael Mofidian a étudié à l’Université de Cambridge et à la Royal Academy of Music avant de rejoindre le Jette Parker Young Artist Program au Royal Opera House de Covent Garden. Malgré de nombreuses annulations, 2020 a vu ses débuts à l’Opéra écossais dans le rôle de Don Alfonso dans Così fan tutte. Il a fait ses premiers rôles au Festival de Glyndebourne en tant que Docteur dans Pelléas et Mélisande et Commissaire impérial dans Madame Butterfly au Festival 2018, où il était Jerwood Young Artist. Parmi les autres rôles à l’opéra, citons Leporello (Don Giovanni) pour le British Youth Opera, Immigration Officer (Flight), The Protector (Written on Skin) (scènes) et le rôle-titre dans Noyes Fludde. Ses futures représentations d’opéra incluent ses débuts à l’Opéra de Dijon dans le rôle d’Angelotti (Tosca), un retour au Royal Opera House Covent Garden en tant qu’invité dans le rôle de Masetto (Don Giovanni) et un rôle au Festival de Glyndebourne 2023.

© Benjamin Ealovega

Alan Woodbridge

Directeur des chœurs du Grand Théâtre depuis 2014, le travail d’Alan Woodbridge est empreint par la vigueur, l’exigence et l’intense musicalité de son approche. Chanteur de formation, organiste et pianiste, étudiant à Trinity Cambridge et au Royal College of Music de Londres, il travaille entre autres à Londres, Amsterdam, Tokyo, Dresde, Paris ou San Francisco. Il a été chef de chœur à l’Opéra de Lyon pendant 18 saisons, participant aux productions et enregistrements avec des équipes de renommée internationale. Citons la Trilogie Pouchkin avec Kirill Petrenko et Peter Stein. Il a reçu un Grammy pour l’enregistrement de Doktor Faust de Busoni. Alan Woodbridge est Chevalier des arts et des lettres.

© GTG / Matilde Fassò

Michael Kraus

Baryton

Le baryton viennois démarre sa carrière à Aachen et Ulm, ainsi qu’au Volksoper de Vienne. Il joue des rôles mozartiens dont Papageno dans Die Zauberflöte et Leporello dans Don Giovanni. Il s’est produit dans de nombreux théâtres renommés tels que La Scala de Milan, le Wiener Staatsoper, les opéras de Berlin, Hambourg et Munich, le Komische Oper de Berlin et le Liceu à Barcelone. Il a progressivement étoffé son répertoire avec des rôles dramatiques tels que le Conte di Luna (Il trovatore), Don Carlo (La forza del destino), ou Faninal (Der Rosenkavalier). Michael Kraus apprécie également le répertoire moderne et contemporain : il a chanté Stolzius (Die Soldaten) et le rôle-titre de Don Quijote en Barcelona de José Luis Turina lors de sa création mondiale au Liceu. Plus récemment, il incarné Jaroslav Prus dans L’Affaire Makropoulos au Grand Théâtre de Genève.